Non classé

Des hauts cadres du Mindaf à la barre

La Cellule de lutte contre la corruption du ministère des Domaines et des affaires foncières a tenu sa deuxième session hier à Yaoundé.

Assis dans un coin au rez-de-chaussée de l’immeuble ministériel n°2 à Yaoundé, un monsieur, la quarantaine environ, mange tranquillement des beignets. Il est plus de 12 heures. Parfois, son regard fouille la salle à la recherche d’on ne sait trop quoi. Godefroy Roger Mani fait partie des usagers venus témoigner des abus dont ils ont été victimes au ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf). C’est à la faveur de la 2e session des travaux de la Cellule de lutte contre la corruption de ce ministère. «On m’a appelé hier [mercredi 23 juillet 2008, Ndlr] pour venir témoigner après une plainte déposée ici contre le délégué départemental du Mindaf dans le Nyong et So’o ». Dans sa plainte intitulée : « Plainte pour intimidations et tentatives d’arnaque », Godefroy Mani reproche au représentant du Mindaf dans le Nyong et So’o, de retenir ses dossiers relatifs au paiement des indemnisations de M. Amougou Pierre (il en est l’héritier) pour destruction des cultures lors des travaux de construction de la route Mbalmayo- Ebolowa en 1991.
Selon le plaignant, le dossier (il concerne une dizaine de personnes pour un montant global de 5.360.760Fcfa) a été transmis au délégué département le 26 mai 2008. Depuis cette date, « dès que je me pointe à son bureau, il répond à peine à mon salut, me regarde avec dédain et mépris. Pour me lancer qu’il a faim et pour finir me fixe moult rendez-vous qu’il ne respecte jamais […] j’ai compris à travers son attitude qu’il veut que je lui donne quelque chose mais je m’y refuse car c’est encourager ces pratiques tant décriées ». Godefroy est convaincu que s’il a été appelé à témoigner au cours de cette session, « c’est que ma plainte a certainement retrouvé beaucoup d’autres qui le concerne ». Sa part dans cet argent clame-t-il, lui aurait permis d’obtenir un crédit bancaire pour lancer un projet d’envergure.
A l’instar du délégué départemental du Nyong et So’o, 15 personnels de ce département ministériel ont comparu hier devant la cellule présidée par Emmanuel Ndjere, Inspecteur général. On leur reproche : le faux en écritures publiques, l’escroquerie, l’extorsion de fonds, la confection des procès verbaux irréguliers, l’insertion, l’adjonction irrégulière des noms dans les titres fonciers, l’abus de pouvoir, les détournements de deniers publics… Comparée à la dernière session du 24 avril 2008 observe un agent du Mindaf, celle-ci à la particularité d’accueillir de nombreux hauts responsables au banc des accusés. Sans mentionner de nom, il cite un sous directeur du Mindaf. Après audition au cas par cas, la cellule fera des propositions de sanctions au ministre Pascal Anong Adibimé. Certains des fonctionnaires épinglés lors de la 1ère session, ont été renvoyés à leur administration d’origine, d’autres contraints au remboursement des sommes extorquées à leurs victimes, ou limogés. 

Par Nadège Christelle BOWA

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Des hauts cadres du Mindaf à la barre

La Cellule de lutte contre la corruption du ministère des Domaines et des affaires foncières a tenu sa deuxième session hier à Yaoundé.

Assis dans un coin au rez-de-chaussée de l’immeuble ministériel n°2 à Yaoundé, un monsieur, la quarantaine environ, mange tranquillement des beignets. Il est plus de 12 heures. Parfois, son regard fouille la salle à la recherche d’on ne sait trop quoi. Godefroy Roger Mani fait partie des usagers venus témoigner des abus dont ils ont été victimes au ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf). C’est à la faveur de la 2e session des travaux de la Cellule de lutte contre la corruption de ce ministère. «On m’a appelé hier [mercredi 23 juillet 2008, Ndlr] pour venir témoigner après une plainte déposée ici contre le délégué départemental du Mindaf dans le Nyong et So’o ». Dans sa plainte intitulée : « Plainte pour intimidations et tentatives d’arnaque », Godefroy Mani reproche au représentant du Mindaf dans le Nyong et So’o, de retenir ses dossiers relatifs au paiement des indemnisations de M. Amougou Pierre (il en est l’héritier) pour destruction des cultures lors des travaux de construction de la route Mbalmayo- Ebolowa en 1991.
Selon le plaignant, le dossier (il concerne une dizaine de personnes pour un montant global de 5.360.760Fcfa) a été transmis au délégué département le 26 mai 2008. Depuis cette date, « dès que je me pointe à son bureau, il répond à peine à mon salut, me regarde avec dédain et mépris. Pour me lancer qu’il a faim et pour finir me fixe moult rendez-vous qu’il ne respecte jamais […] j’ai compris à travers son attitude qu’il veut que je lui donne quelque chose mais je m’y refuse car c’est encourager ces pratiques tant décriées ». Godefroy est convaincu que s’il a été appelé à témoigner au cours de cette session, « c’est que ma plainte a certainement retrouvé beaucoup d’autres qui le concerne ». Sa part dans cet argent clame-t-il, lui aurait permis d’obtenir un crédit bancaire pour lancer un projet d’envergure.
A l’instar du délégué départemental du Nyong et So’o, 15 personnels de ce département ministériel ont comparu hier devant la cellule présidée par Emmanuel Ndjere, Inspecteur général. On leur reproche : le faux en écritures publiques, l’escroquerie, l’extorsion de fonds, la confection des procès verbaux irréguliers, l’insertion, l’adjonction irrégulière des noms dans les titres fonciers, l’abus de pouvoir, les détournements de deniers publics… Comparée à la dernière session du 24 avril 2008 observe un agent du Mindaf, celle-ci à la particularité d’accueillir de nombreux hauts responsables au banc des accusés. Sans mentionner de nom, il cite un sous directeur du Mindaf. Après audition au cas par cas, la cellule fera des propositions de sanctions au ministre Pascal Anong Adibimé. Certains des fonctionnaires épinglés lors de la 1ère session, ont été renvoyés à leur administration d’origine, d’autres contraints au remboursement des sommes extorquées à leurs victimes, ou limogés. 

Par Nadège Christelle BOWA

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Des hauts cadres du Mindaf à la barre

La Cellule de lutte contre la corruption du ministère des Domaines et des affaires foncières a tenu sa deuxième session hier à Yaoundé.

Assis dans un coin au rez-de-chaussée de l’immeuble ministériel n°2 à Yaoundé, un monsieur, la quarantaine environ, mange tranquillement des beignets. Il est plus de 12 heures. Parfois, son regard fouille la salle à la recherche d’on ne sait trop quoi. Godefroy Roger Mani fait partie des usagers venus témoigner des abus dont ils ont été victimes au ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf). C’est à la faveur de la 2e session des travaux de la Cellule de lutte contre la corruption de ce ministère. «On m’a appelé hier [mercredi 23 juillet 2008, Ndlr] pour venir témoigner après une plainte déposée ici contre le délégué départemental du Mindaf dans le Nyong et So’o ». Dans sa plainte intitulée : « Plainte pour intimidations et tentatives d’arnaque », Godefroy Mani reproche au représentant du Mindaf dans le Nyong et So’o, de retenir ses dossiers relatifs au paiement des indemnisations de M. Amougou Pierre (il en est l’héritier) pour destruction des cultures lors des travaux de construction de la route Mbalmayo- Ebolowa en 1991.
Selon le plaignant, le dossier (il concerne une dizaine de personnes pour un montant global de 5.360.760Fcfa) a été transmis au délégué département le 26 mai 2008. Depuis cette date, « dès que je me pointe à son bureau, il répond à peine à mon salut, me regarde avec dédain et mépris. Pour me lancer qu’il a faim et pour finir me fixe moult rendez-vous qu’il ne respecte jamais […] j’ai compris à travers son attitude qu’il veut que je lui donne quelque chose mais je m’y refuse car c’est encourager ces pratiques tant décriées ». Godefroy est convaincu que s’il a été appelé à témoigner au cours de cette session, « c’est que ma plainte a certainement retrouvé beaucoup d’autres qui le concerne ». Sa part dans cet argent clame-t-il, lui aurait permis d’obtenir un crédit bancaire pour lancer un projet d’envergure.
A l’instar du délégué départemental du Nyong et So’o, 15 personnels de ce département ministériel ont comparu hier devant la cellule présidée par Emmanuel Ndjere, Inspecteur général. On leur reproche : le faux en écritures publiques, l’escroquerie, l’extorsion de fonds, la confection des procès verbaux irréguliers, l’insertion, l’adjonction irrégulière des noms dans les titres fonciers, l’abus de pouvoir, les détournements de deniers publics… Comparée à la dernière session du 24 avril 2008 observe un agent du Mindaf, celle-ci à la particularité d’accueillir de nombreux hauts responsables au banc des accusés. Sans mentionner de nom, il cite un sous directeur du Mindaf. Après audition au cas par cas, la cellule fera des propositions de sanctions au ministre Pascal Anong Adibimé. Certains des fonctionnaires épinglés lors de la 1ère session, ont été renvoyés à leur administration d’origine, d’autres contraints au remboursement des sommes extorquées à leurs victimes, ou limogés. 

Par Nadège Christelle BOWA

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Des hauts cadres du Mindaf à la barre

La Cellule de lutte contre la corruption du ministère des Domaines et des affaires foncières a tenu sa deuxième session hier à Yaoundé.

Assis dans un coin au rez-de-chaussée de l’immeuble ministériel n°2 à Yaoundé, un monsieur, la quarantaine environ, mange tranquillement des beignets. Il est plus de 12 heures. Parfois, son regard fouille la salle à la recherche d’on ne sait trop quoi. Godefroy Roger Mani fait partie des usagers venus témoigner des abus dont ils ont été victimes au ministère des Domaines et des affaires foncières (Mindaf). C’est à la faveur de la 2e session des travaux de la Cellule de lutte contre la corruption de ce ministère. «On m’a appelé hier [mercredi 23 juillet 2008, Ndlr] pour venir témoigner après une plainte déposée ici contre le délégué départemental du Mindaf dans le Nyong et So’o ». Dans sa plainte intitulée : « Plainte pour intimidations et tentatives d’arnaque », Godefroy Mani reproche au représentant du Mindaf dans le Nyong et So’o, de retenir ses dossiers relatifs au paiement des indemnisations de M. Amougou Pierre (il en est l’héritier) pour destruction des cultures lors des travaux de construction de la route Mbalmayo- Ebolowa en 1991.
Selon le plaignant, le dossier (il concerne une dizaine de personnes pour un montant global de 5.360.760Fcfa) a été transmis au délégué département le 26 mai 2008. Depuis cette date, « dès que je me pointe à son bureau, il répond à peine à mon salut, me regarde avec dédain et mépris. Pour me lancer qu’il a faim et pour finir me fixe moult rendez-vous qu’il ne respecte jamais […] j’ai compris à travers son attitude qu’il veut que je lui donne quelque chose mais je m’y refuse car c’est encourager ces pratiques tant décriées ». Godefroy est convaincu que s’il a été appelé à témoigner au cours de cette session, « c’est que ma plainte a certainement retrouvé beaucoup d’autres qui le concerne ». Sa part dans cet argent clame-t-il, lui aurait permis d’obtenir un crédit bancaire pour lancer un projet d’envergure.
A l’instar du délégué départemental du Nyong et So’o, 15 personnels de ce département ministériel ont comparu hier devant la cellule présidée par Emmanuel Ndjere, Inspecteur général. On leur reproche : le faux en écritures publiques, l’escroquerie, l’extorsion de fonds, la confection des procès verbaux irréguliers, l’insertion, l’adjonction irrégulière des noms dans les titres fonciers, l’abus de pouvoir, les détournements de deniers publics… Comparée à la dernière session du 24 avril 2008 observe un agent du Mindaf, celle-ci à la particularité d’accueillir de nombreux hauts responsables au banc des accusés. Sans mentionner de nom, il cite un sous directeur du Mindaf. Après audition au cas par cas, la cellule fera des propositions de sanctions au ministre Pascal Anong Adibimé. Certains des fonctionnaires épinglés lors de la 1ère session, ont été renvoyés à leur administration d’origine, d’autres contraints au remboursement des sommes extorquées à leurs victimes, ou limogés. 

Par Nadège Christelle BOWA

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Festivals : Les gains confinés au rôle de figurant

La rentabilité de ces rencontres culturelles n’est pas toujours garantie nonobstant la notoriété.
Dorine Ekwè –




La survie d’un festival doit-elle exclusivement dépendre des financements annuels que ses organisateurs reçoivent ? Doit-il être considéré comme un " engloutisseur " de budgets ou doit-il contribuer à l’épanouissement et à la promotion de la culture locale ou régionale, sans pour autant avoir des retombées économiques ou générer des profits ?
Sur ces différentes questions posées hier dans le cadre d’un atelier sur les "fonctions culturelles et économiques des festivals" organisé en marge du forum sur les premières assises camerounaises des entreprises et industries culturelles dans l’espace francophone, les différents organisateurs de festivals présents dans la salle n’ont pas toujours accordé leurs violons. Alors que Jules Fabrice Taguiawa, le directeur de l’association Afrik’Aktion et du festival Gabao hip-hop à Libreville (Gabon) explique le fonctionnement de son festival, il marque cependant un arrêt pour préciser les fonctions essentielles du festival qu’il dirige : "Notre festival a pour but, au plan culturel, d’offrir des opportunités aux artistes et d’initier le public à la consommation des biens et produits culturels. De même, nous mettons en marche des flux financiers générés par notre festival en même temps que nous créons des emplois, bien qu’ils soient saisonniers."

Seulement, estime Patricia Mouné, directrice du festival de cinéma Ecrans noirs, "avant toute chose, pour qu’un festival s’inscrive dans la durée, il est important que l’organisation s’entoure de personnes qualifiées et compétentes ". Car, d’après elle en effet, " le problème des festivals en Afrique centrale est celui de la gestion ". Ensuite, précise-t-elle, " il ne s’agit pas seulement d’avoir de la foi. Avant de lancer le projet, il faut pouvoir le mettre sur papier, y réfléchir et s’assurer qu’il est viable ou pas." Yves Bourguignon, le directeur du Centre culturel français de Yaoundé abonde dans ce sens lorsqu’il affirme que l’organisation d’un festival "s’appuie d’abord sur la réalité de l’environnement dans lequel il est organisé. Il faut également que les organisateurs intègrent le fait qu’il n’y a pas que la capitale qui peut accueillir ce type d’évènements. Il faut penser à les décentraliser."

Gestion
Passé ce cap, la plupart des festivals rencontrent des problèmes au niveau de la gestion de leurs fonds. Jean Michel Kasbarian, conseiller culturel à l’ambassade de France au Cameroun pense que les festivals doivent pouvoir générer des revenus, avoir de l’argent dans leurs caisses et bénéficier ainsi d’une certaine autonomie. C’est d’ailleurs à ce niveau que le bât blesse dans la vie des festivals organisés en Afrique et au Cameroun en particulier.
Selon la loi camerounaise en effet, avoir un festival demande d’abord de se regrouper en association dans la mesure où ce ne sont pas des personnes physiques qu’on finance, mais les associations. D’où l’appel de Elisabeth Ngo Bassok, directrice du Fiadems, un festival oeuvrant dans la promotion des marionnettes, à la professionnalisation du milieu. D’après cette jeune dame dont le festival œuvre dans la promotion du théâtre de marionnettes, cette professionnalisation passe par une meilleure programmation des spectacles qui, de son avis, est " chaotique. Il faut que l’on puisse s’organiser de façon à ce que même si une compagnie étrangère n’arrive plus pour une raison ou pour une autre, on puisse se réajuster sans que cela n’altère la programmation du festival."

Malheureusement, la tendance dans le milieu veut qu’on se retrouve face à une association qui n’a pour membre que son créateur. En dehors du promoteur, elles n’ont pas d’autres membres. Ce qui fait transparaître la question des véritables intentions des promoteurs des festivals qui, pour certains se lancent dans ce créneau plus pour se faire de l’argent que par amour de la discipline qu’il a choisie. De même dans la plupart des cas, et contrairement aux recommandations internationales en la matière, la majeur partie des promoteurs ne vivent que sur l’argent généré par les subventions octroyées à l’association organisatrice dudit festival. Ce qui déteint grandement sur la qualité de l’évènement organisé.

Rentabilité
De fait, ce manque d’organisation laisse penser que les festivals et associations ne font rien, s’asseyent et attendent les financements qui leur viendront des différents organismes. Or, il faut que les associations intègrent qu’elles doivent évoluer autant en investissements qu’en notoriété. D’où la problématique autour de la rentabilité des festivals. Alors que d’aucuns affirment que les festivals doivent pouvoir générer des bénéfices, d’autres pensent plutôt le contraire. C’est le cas de Vincent Mambachaka de l’Espace Linga Teré en République centrafricaine pour qui les festivals participent essentiellement à " la promotion et à la diffusion de la culture. Il n’a pas de vocation commerciale."
Un avis que plusieurs organisateurs de festivals partagent. Ils estiment en effet que "les produits proposés par des organisateurs de festivals sont culturels et pour cette raison, il est hors de question que l’on impose au public de payer des entrées. " Sinon, la mission première de ce type d’évènements qui est de promouvoir la culture locale sera totalement galvaudée.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.