La fin de la Crtv ?
Dans le campus universitaire de Ngoa Ekelé ce mardi 29 Août 2006, quatre cadres de la Crtv auxquels se sont joints quelques enseignants commentent passionnément la création, la veille, du comité de réhabilitation de la Crtv.
Par Xavier Messè – En filigrane, le brûlot adressé le 04 Août par un collectif des journalistes apparaît comme le prétexte indiqué ayant servi la mise sur pied du comité de réhabilitation de l’office.
L’un des quatre journalistes, qui n’est pas démenti par ses confères, affirme sous le regard attentif du petit cercle : "Nous n’avons rien contre la personne de Amadou Vamoulké qui est d’ailleurs une personne ouverte et accessible. Nous lui reprochons d’avoir confié les tâches les plus sensibles de la Crtv à son adjoint, Francis Weté, qui n’est qu’un habile manipulateur et un intrigant de premier ordre".
Comme pour compléter les propos du premier intervenant, l’autre journaliste enchaîne : "Francis Weté peut avoir la confiance du Directeur Général, c’est son droit. Mais Vamoulké devrait pouvoir s’interroger sur l’intégrité morale de quelqu’un qui a été dessaisi de tous les cours qu’il dispensait à l’Esstic ; dont le départ a été l’objet d’une fête au Mincom où il travaillait avant sa nomination à la Crtv; et dont on peut compter les amis sur les doigts d’une main à la Crtv où il a atterri… Il n’aura tendu que des peaux de banane sous les pieds du Directeur Général, sans que ce dernier s’en rende compte".
Le reste de la conversation sera parsemée des faits visibles qu’il est difficile de rejeter au sujet de ce qui apparaît de plus en plus comme une duplicité de Francis Weté.
La réhabilitation de la Crtv avait été initiée en 1989 du temps de Gervais Mendo Zé. Son opérationnalité buttait sur la personnalité du Directeur Général d’alors, qui n’en voulait pas. Amadou Vamoulké l’aurait même souhaitée dès son arrivée à Mballa II, il y a peu plus d’un an. La réhabilitation permettrait de rééquiper l’office, de négocier le dégraissage de ses effectifs et, en fin de compte probablement, de revenir à la formule ancienne : une direction générale de la radio et celle de la télévision.
Feicom : les préalables des licenciements
Personne se serait tenté de taxer Edmond de Rothschild de gauchisme. Ce juif d’origine est le symbole du capitalisme mondial avec ses tentacules dans la haute finance, le négoce et l’industrie viticole dans beaucoup de pays. Il y a une trentaine d’années, Edmond de Rothschild disait qu’une société bien gérée, c’était des salariés contents, des clients contents, des comptes équilibrés.
Si cette approche était encore valable il y a quelques années, la gestion capitaliste que le FMI et la Banque mondiale imposent à la planète entière la modifie. Aujourd’hui, bien gérer signifie licencier continuellement et rendre surliquides les comptes de l’entreprise. Celui qui se préoccupe des sentiments du personnel ou des avantages sociaux passerait pour un has been. Les entreprises publiques, qui n’ont pas la mission de faire du bénéfice, subissent la loi de Bretton Wood : elles licencient pour être performantes et réhabilitées.
Aujourd’hui, le Feicom qui emploie 766 personnes va mettre dans quelques semaines 300 employés dehors. Des prétextes divers seront évoqués pour justifier ces départs massifs. Lorsque les entreprises perdent de l’argent ou n’en gagnent pas, le premier réflexe des dirigeants est de compresser. C’est une règle universelle. Le règlement des droits de ceux qui partent, les mesures d’accompagnent qui s’imposent ne sont pas toujours respectés au Cameroun. Philippe Akoa, le patron provisoire du Feicom a promis 20 mois de salaires aux partants. Pourvu qu’il les paie au moment de la séparation. Ce serait un cas unique.
Les plus grandes catastrophes naturelles
Si on considère le mythique et biblique déluge qui aurait eu lieu en Mésopotamie entre l’Euphrate et le Tigre comme une grande catastrophe naturelle, les chercheurs de tous horizons ont recensé 19 autres catastrophes naturelles qui ont quelque fois modifié la face du monde. En voici quelques unes.
L’Atlantide, tout aussi mythique que le déluge ; l’éruption du volcan de Santorin vers 1630 avant Jésus Christ. En novembre 1248, une montagne en Savoie entre le France et la Suisse s’effondra et causa 1000 morts. Les chroniqueurs y virent une malédiction divine. En février 1960, un tremblement de terre fit 15.000 morts à Agadir en Algérie.
La catastrophe la plus meurtrière est le Tsunami en décembre 2004 qui fit 300.000 morts. On l’a surnommée "la catastrophe de la mondialisation" en raison de l’assistance dont elle bénéficia.
En Août 1986, les villages Sumbum Chah, Fang situés autour du Lac Nyos, perdirent 1500 personnes au Cameroun, suite aux fuites de gaz du fond du lac.
Quotidienmutations


l’Association privée des producteurs et télévisions d’Afrique a tenu son assemblée générale constitutive mardi dernier à Cologne en Allemagne.