Fritz Ntoné Ntoné : Aucun concessionnaire n’a le droit d’attribution de place
Le Délégué du gouvernement auprès de la Cud explique la politique de gestion des marchés de Douala.
Comment on est-on arrivé à avoir un " régisseur " dans un marché qui est pourtant en concession?
Que ce soit à l’interne ou à l’externe, ce terme est souvent mal utilisé. Un régisseur dans un marché, comme le marché central, le marché Mboppi, est quelqu’un qui a été nommé par la Communauté urbaine de Douala et qui agit pour le compte de la recette municipale. Par le mode de recouvrement en régie. Défini ainsi, les marchés qui ont des concessions n’ont pas de régisseur. Dans le cas d’espèce, c’est mieux de parler de percepteur qui le fait pour le compte du concessionnaire dans le cadre normal de la concession. Parce qu’il y a eu une sorte de confusion là-dessus. Le deuxième point de confusion, c’était le droit de place parce que nous avons lu quelque part que suivant la réglementation, chaque client devait payer 350.000 francs Cfa. Il n’y a aucune réglementation là-dessus. Les problèmes qui nous préoccupent sont dans le cadre d’un protocole d’accord qui n’est même pas encore signé.
A quel niveau sont donc intervenues les autorités administratives ?
Dans ce dossier bien précis, de près ou de loin, il n’y a eu aucune instruction d’une autorité locale dans un sens ou dans un autre. Je voulais dans le cadre de la problématique de la gestion des marchés préciser aussi que l’attribution d’une boutique dans un marché, surtout les marchés publics, c’est-à-dire ceux qui ont été construits par l’Etat à travers la Communauté urbaine, est du ressort exclusif de la Communauté urbaine. Aucun concessionnaire n’a le droit d’attribuer la place ou de faire quoique ce soit. Avoir une concession ne leur confère pas toutes ces prérogatives. Nous voyons donc que sur le terrain, dans tous les marchés, quand un concessionnaire a de l’espace, quand il y a une boutique qui se libère, on ne se réfère plus au délégué du gouvernement. Le concessionnaire se met à faire des attributions et c’est dans ce genre de conditions qu’il y a des attributions. Nous avons des marchés comme Logpom ou les commerçants mènent une guerre contre le concessionnaire. Quand il y a un concessionnaire, son rôle est d’assurer un mode de recouvrement pour le compte de la Communauté urbaine et non pour donner des places.
Quels rapports entretient M Yaouba avec la Cud ?
M. Yaouba n’a aucun rapport avec la Communauté urbaine de Douala. Je vous ai dit qu’il est percepteur dans le cadre d’une concession. C’est le concessionnaire qui a des rapports avec la Communauté urbaine de Douala. Et je n’ai dit nulle part que nous avons interpellé le concessionnaire. Ce dossier n’a pas été abordé pour le moment.
Propos recueillis par Lazare Kolyang

