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Le Cameroun hors norme


Les entraves à la normalisation au Cameroun sont nombreuses ; les avancées sont timides.

De retour à la maison dimanche 07 septembre 2008, Christelle B. a acheté du pain dans une boulangerie de la place. Mais, grande est sa désolation une fois arrivée à la maison, de se rendre compte que ce pain a “ un goût âcre ”. La ménagère est déçue par la qualité de ce produit. Connaît-elle la norme en matière de poids ? Quand elle apprend que le pain consommateur devrait peser 210 grammes, Christelle affirme : “ Ce pain est trop léger ”. Rose D. quant à elle affirme : “ Il y a trop de faux produits au marché ; je ne sais pas distinguer le vrai du faux ”. Ainsi, certains produits de fabrication locale et d’importation sont de qualité douteuse et de quantité approximative dans cet amalgame. Le consommateur, malheureusement, ne connaît pas toujours la norme requise pour certains produits.
Pour sensibiliser les acteurs gouvernementaux à la normalisation internationale et donner un aperçu des enjeux économiques au niveau national, régional et international, l’Organisation internationale de la normalisation (Iso) organise un séminaire à Yaoundé. Les participants, réunis à Yaoundé depuis hier, lundi 8 septembre 2008, réfléchissent sur le thème : “ la normalisation : outil de développement économique et d’intégration dans le commerce international ”. Qu’en est-il de la normalisation au Cameroun ? Badel Ndanga Ndinga, le ministre de l’Industrie, des mines et du développement technologique, affirme que le Cameroun a réalisé des avancées sur le plan légal et réglementaire. Mais “ les activités de normalisation au Cameroun se trouvent encore confrontées à de nombreuses difficultés ”, déplore le ministre de l’Industrie…Ces obstacles sont : la faiblesse des capacités techniques des opérateurs économiques, la faible compétitivité des industries nationales…Parlant de la stratégie camerounaise de normalisation Badel Ndanga Ndinga affirme que tous les acteurs en sont concernés : entreprises, pouvoirs publics, collectivités locales décentralisées, associations de consommateurs…Alan Bryden, le secrétaire général de l’Iso pense que le Cameroun devrait s’arrimer à la normalisation qui, dans un contexte de mondialisation est incontournable en matière de commerce international. Car, selon le ministère de l’Industrie, “ le village planétaire s’accompagne, pour ses citoyens, d’un large éventail de droits et d’obligations : droits à la sûreté, à la sécurité, à la santé et à l’accès à l’information ; obligations de protéger l’environnement et de respecter la sécurité, la propriété et la vie privée d’autrui ”. Les participants à ce séminaire viennent de seize pays d’Afrique. Ce séminaire qui a débuté lundi 8 septembre 2008, s’achève ce, mercredi 10 septembre. 

Par Christian LANG

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Les entraves à la normalisation au Cameroun sont nombreuses ; les avancées sont timides.

De retour à la maison dimanche 07 septembre 2008, Christelle B. a acheté du pain dans une boulangerie de la place. Mais, grande est sa désolation une fois arrivée à la maison, de se rendre compte que ce pain a “ un goût âcre ”. La ménagère est déçue par la qualité de ce produit. Connaît-elle la norme en matière de poids ? Quand elle apprend que le pain consommateur devrait peser 210 grammes, Christelle affirme : “ Ce pain est trop léger ”. Rose D. quant à elle affirme : “ Il y a trop de faux produits au marché ; je ne sais pas distinguer le vrai du faux ”. Ainsi, certains produits de fabrication locale et d’importation sont de qualité douteuse et de quantité approximative dans cet amalgame. Le consommateur, malheureusement, ne connaît pas toujours la norme requise pour certains produits.
Pour sensibiliser les acteurs gouvernementaux à la normalisation internationale et donner un aperçu des enjeux économiques au niveau national, régional et international, l’Organisation internationale de la normalisation (Iso) organise un séminaire à Yaoundé. Les participants, réunis à Yaoundé depuis hier, lundi 8 septembre 2008, réfléchissent sur le thème : “ la normalisation : outil de développement économique et d’intégration dans le commerce international ”. Qu’en est-il de la normalisation au Cameroun ? Badel Ndanga Ndinga, le ministre de l’Industrie, des mines et du développement technologique, affirme que le Cameroun a réalisé des avancées sur le plan légal et réglementaire. Mais “ les activités de normalisation au Cameroun se trouvent encore confrontées à de nombreuses difficultés ”, déplore le ministre de l’Industrie…Ces obstacles sont : la faiblesse des capacités techniques des opérateurs économiques, la faible compétitivité des industries nationales…Parlant de la stratégie camerounaise de normalisation Badel Ndanga Ndinga affirme que tous les acteurs en sont concernés : entreprises, pouvoirs publics, collectivités locales décentralisées, associations de consommateurs…Alan Bryden, le secrétaire général de l’Iso pense que le Cameroun devrait s’arrimer à la normalisation qui, dans un contexte de mondialisation est incontournable en matière de commerce international. Car, selon le ministère de l’Industrie, “ le village planétaire s’accompagne, pour ses citoyens, d’un large éventail de droits et d’obligations : droits à la sûreté, à la sécurité, à la santé et à l’accès à l’information ; obligations de protéger l’environnement et de respecter la sécurité, la propriété et la vie privée d’autrui ”. Les participants à ce séminaire viennent de seize pays d’Afrique. Ce séminaire qui a débuté lundi 8 septembre 2008, s’achève ce, mercredi 10 septembre. 

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De retour à la maison dimanche 07 septembre 2008, Christelle B. a acheté du pain dans une boulangerie de la place. Mais, grande est sa désolation une fois arrivée à la maison, de se rendre compte que ce pain a “ un goût âcre ”. La ménagère est déçue par la qualité de ce produit. Connaît-elle la norme en matière de poids ? Quand elle apprend que le pain consommateur devrait peser 210 grammes, Christelle affirme : “ Ce pain est trop léger ”. Rose D. quant à elle affirme : “ Il y a trop de faux produits au marché ; je ne sais pas distinguer le vrai du faux ”. Ainsi, certains produits de fabrication locale et d’importation sont de qualité douteuse et de quantité approximative dans cet amalgame. Le consommateur, malheureusement, ne connaît pas toujours la norme requise pour certains produits.
Pour sensibiliser les acteurs gouvernementaux à la normalisation internationale et donner un aperçu des enjeux économiques au niveau national, régional et international, l’Organisation internationale de la normalisation (Iso) organise un séminaire à Yaoundé. Les participants, réunis à Yaoundé depuis hier, lundi 8 septembre 2008, réfléchissent sur le thème : “ la normalisation : outil de développement économique et d’intégration dans le commerce international ”. Qu’en est-il de la normalisation au Cameroun ? Badel Ndanga Ndinga, le ministre de l’Industrie, des mines et du développement technologique, affirme que le Cameroun a réalisé des avancées sur le plan légal et réglementaire. Mais “ les activités de normalisation au Cameroun se trouvent encore confrontées à de nombreuses difficultés ”, déplore le ministre de l’Industrie…Ces obstacles sont : la faiblesse des capacités techniques des opérateurs économiques, la faible compétitivité des industries nationales…Parlant de la stratégie camerounaise de normalisation Badel Ndanga Ndinga affirme que tous les acteurs en sont concernés : entreprises, pouvoirs publics, collectivités locales décentralisées, associations de consommateurs…Alan Bryden, le secrétaire général de l’Iso pense que le Cameroun devrait s’arrimer à la normalisation qui, dans un contexte de mondialisation est incontournable en matière de commerce international. Car, selon le ministère de l’Industrie, “ le village planétaire s’accompagne, pour ses citoyens, d’un large éventail de droits et d’obligations : droits à la sûreté, à la sécurité, à la santé et à l’accès à l’information ; obligations de protéger l’environnement et de respecter la sécurité, la propriété et la vie privée d’autrui ”. Les participants à ce séminaire viennent de seize pays d’Afrique. Ce séminaire qui a débuté lundi 8 septembre 2008, s’achève ce, mercredi 10 septembre. 

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Pour sensibiliser les acteurs gouvernementaux à la normalisation internationale et donner un aperçu des enjeux économiques au niveau national, régional et international, l’Organisation internationale de la normalisation (Iso) organise un séminaire à Yaoundé. Les participants, réunis à Yaoundé depuis hier, lundi 8 septembre 2008, réfléchissent sur le thème : “ la normalisation : outil de développement économique et d’intégration dans le commerce international ”. Qu’en est-il de la normalisation au Cameroun ? Badel Ndanga Ndinga, le ministre de l’Industrie, des mines et du développement technologique, affirme que le Cameroun a réalisé des avancées sur le plan légal et réglementaire. Mais “ les activités de normalisation au Cameroun se trouvent encore confrontées à de nombreuses difficultés ”, déplore le ministre de l’Industrie…Ces obstacles sont : la faiblesse des capacités techniques des opérateurs économiques, la faible compétitivité des industries nationales…Parlant de la stratégie camerounaise de normalisation Badel Ndanga Ndinga affirme que tous les acteurs en sont concernés : entreprises, pouvoirs publics, collectivités locales décentralisées, associations de consommateurs…Alan Bryden, le secrétaire général de l’Iso pense que le Cameroun devrait s’arrimer à la normalisation qui, dans un contexte de mondialisation est incontournable en matière de commerce international. Car, selon le ministère de l’Industrie, “ le village planétaire s’accompagne, pour ses citoyens, d’un large éventail de droits et d’obligations : droits à la sûreté, à la sécurité, à la santé et à l’accès à l’information ; obligations de protéger l’environnement et de respecter la sécurité, la propriété et la vie privée d’autrui ”. Les participants à ce séminaire viennent de seize pays d’Afrique. Ce séminaire qui a débuté lundi 8 septembre 2008, s’achève ce, mercredi 10 septembre. 

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Musique : Ndango veut lier la tradition et la modernité

Commerçant à Douala, il sort un opus après 17 ans d’apprentissage musical. –

“ “ Prévoir la vieillesse ” est un cri d’alarme pour dénoncer l’abandon dont victimes les personnes âgées au sein de la société. Une invitation à une jeunesse responsable, qui prenne en main son destin dès aujourd’hui, si elle ne veut pas se retrouver dans le même dénuement que nos parents et grands parents ”.C’est le titre phare qui porte l’album. Nkong Bernard Ndang, l’auteur compositeur, en parle avec tellement de passion. Une œuvre de huit morceaux, dans les bacs depuis novembre dernier, des variétés musicales camerounaises essentiellement avec une innovation majeure dans le quatrième titre “ Julius ”. L’artiste rend hommage à un proche en langue anglaise sur fond de rhumba slow. Les autres sonorités sont inévitablement, le slow, le makossa, le folklore traditionnel de l’Ouest du Cameroun : “ Je conçois ma musique comme un lien, une transition entre nos rythmes traditionnels authentiques et les sons modernes ”, explique Nkong Bernard Ndang, alias Ndango. Le cinquième morceau “ Parents prayer ” en est une illustration parfaite. Les instruments acoustiques, guitares rythmiques, basses et la batterie, soutiennent des instruments plus rustiques. L’ensemble forme un tout cohérent, très agréable à écouter. D’autant plus que tout au long de cet opus, l’artiste fait un effort particulier au niveau vocal, sachant souvent accorder la mélancolie du chant à celle de la mélodie. Comme dans “ Dodo ”. Alors que “ Compilation ”, la reprise des célébrissimes titre de Daouda met en lumière une autre dimension vocale de Ndango : “ J’ai eu la chance d’avoir bénéficié des enseignements de plusieurs musiciens et chanteurs, en guise de formation. C’est sans doute ce qui m’a permis de parfaire mes connaissances dans ce domaine ”, justifie-t-il.

“ Observateur du quotidien ”
Aujourd’hui, Ndango, tel un sociologue, écoute, regarde, conseille, dénonce : “ Il interpelle le comportement regrettable de ceux qui ont laissé filé entre leurs doigts une jeunesse qu’ils auraient pu mettre à profit pour le développement du pays ” ou “ le vagabondage sexuel qui se moque de la pandémie du siècle, alors qu’il suffirait de s’abstenir, rester fidèle ou de se préserver pour en être épargné ”, quand il chante les Evangiles, rappelant à qui veut l’entendre que : “ La parole de dieu est comme un feu qui brûle pour toujours. Il faut donc la prendre à la lettre ”. De même, lorsqu’il constate que: “ Il y a des gens que la nature n’a pas aidé. C’est la société entière qui doit leur témoigner d’une solidarité sans faille. ” Enfin, il interpelle cette même société en conseillant le triptyque “ abstinence, fidélité, port du préservatif ” pour barrer la route au Vih/Sida. Cet Artiste, Ndango, est décidément plus qu’un chanteur ou un musicien. C’est un historien et un sociologue du quotidien, observateur averti des comportements sociaux qu’il indexe pour mieux en corriger les dérives. On oublierait presque cet artiste est à l’origine commerçant de profession. Dans sa petite boutique, rue des Ecoles à Akwa, il n’est pas rare de le surprendre en train de fredonner une chanson : “ On peut faire énormément de choses dans la vie. A condition d’être bien organisé, de savoir gérer son emploi du temps. C’est ce qui me permet par ailleurs de mener à bien mes activités associatives ”, souligne Ndango qui ne comprend pas que l’Etat ne soutienne pas vraiment les jeunes et que ceux-ci ne s’approchent pas plus des anciens pour bénéficier de leur encadrement. Comme une bouteille jetée dans la mer, il espère que son message, d’une limpidité incontestable, parviendra à bon port. 

Par Jean-Célestin EDJANGUE

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