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Lait frelaté : Les produits asiatiques inondent toujours nos marchés

Les associations des consommateurs et l’ordre national des vétérinaires crient  au scandale.

Calvin Nya, le président de la chambre national des consommateurs, ne décolère pas.  Depuis une semaine, il sillonne les boutiques du marché Congo à Douala pour sensibiliser les commerçants à enlever sur leurs étals des boîtes de lait en provenance d’Asie.

Peu écouté par les vendeurs qui veulent faire du profit, il s’insurge contre l’administration. "Connaissant nos frontières permissives, comment peut-on laisser les commerçants continuer à vendre des produits laitiers asiatiques alors qu’ils sont interdits d’importation ? ". Calvin Nya est formel : "la mesure préventive de suspension des importations devrait être conjuguée avec l’état des lieux, suivi des analyses d’échantillons de lait auprès des services spécialisés". Isaac Guy Nguidjol, le président du Front national des consommateurs, ne comprend pas également l’attentisme des pouvoir public sur la question.
Dans ses bureaux au carrefour Ndokoti, l’on peut apercevoir sur une table des boîtes de lait en provenance d’Asie de marque Lucie , Pavani, Nidoo, Dairy champ…. qu’il envisage faire analyser au centre pasteur de Yaoundé.. "Le Cameroun importe d’Asie et notamment de Chine d’importantes quantités de produits laitiers. Certains sont de très mauvaise qualité et arrivent dans le pays par des canaux informels. Pour protéger le consommateur, les autorités n’avaient qu’à lancer dans nos marchés des contrôleurs, ce d’autant plus que le lait contaminé à la mélamine est arrivé au Gabon voisin", fulmine-t-il. En effet 115000 boîtes de lait contaminé à la mélamine importé au Gabon ont été renvoyées à leur expéditeur en Chine à la fin du mois de septembre dernier.
En raison de la porosité de nos frontières, Réné Zambou chargé de la communication à l’Ordre national des vétérinaires, soutient que le Cameroun n’est pas à l’abri d’une contamination. "Le principe de précaution veut qu’en cas de doute, on protège le consommateur", déclare-t-il, avant d’ajouter "qu’il aurait fallu que les produits en provenance d’Asie que l’on retrouve sur le marché soient mis en saisie conservatoire et qu’ils soient remis sur le marché une fois que les analyses ont révélé qu’ils ne contiennent pas des résidus ou des substances toxiques". A la délégation provinciale du commerce pour le Littoral, le délégué provincial, David Tsegui se veut rassurant. "Des contrôles ont été faits et nous sommes sûr que du lait chinois contaminé à la mélamine n’est pas sur le marché. Et d’autres contrôles vont être menées par les services phytosanitaires". En attendant que des contrôles systématiques soient menés, c’est la ruée des consommateurs vers les produits asiatiques à bas prix.

Lambert Ngouanfo

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Les associations des consommateurs et l’ordre national des vétérinaires crient  au scandale.

Calvin Nya, le président de la chambre national des consommateurs, ne décolère pas.  Depuis une semaine, il sillonne les boutiques du marché Congo à Douala pour sensibiliser les commerçants à enlever sur leurs étals des boîtes de lait en provenance d’Asie.

Peu écouté par les vendeurs qui veulent faire du profit, il s’insurge contre l’administration. "Connaissant nos frontières permissives, comment peut-on laisser les commerçants continuer à vendre des produits laitiers asiatiques alors qu’ils sont interdits d’importation ? ". Calvin Nya est formel : "la mesure préventive de suspension des importations devrait être conjuguée avec l’état des lieux, suivi des analyses d’échantillons de lait auprès des services spécialisés". Isaac Guy Nguidjol, le président du Front national des consommateurs, ne comprend pas également l’attentisme des pouvoir public sur la question.
Dans ses bureaux au carrefour Ndokoti, l’on peut apercevoir sur une table des boîtes de lait en provenance d’Asie de marque Lucie , Pavani, Nidoo, Dairy champ…. qu’il envisage faire analyser au centre pasteur de Yaoundé.. "Le Cameroun importe d’Asie et notamment de Chine d’importantes quantités de produits laitiers. Certains sont de très mauvaise qualité et arrivent dans le pays par des canaux informels. Pour protéger le consommateur, les autorités n’avaient qu’à lancer dans nos marchés des contrôleurs, ce d’autant plus que le lait contaminé à la mélamine est arrivé au Gabon voisin", fulmine-t-il. En effet 115000 boîtes de lait contaminé à la mélamine importé au Gabon ont été renvoyées à leur expéditeur en Chine à la fin du mois de septembre dernier.
En raison de la porosité de nos frontières, Réné Zambou chargé de la communication à l’Ordre national des vétérinaires, soutient que le Cameroun n’est pas à l’abri d’une contamination. "Le principe de précaution veut qu’en cas de doute, on protège le consommateur", déclare-t-il, avant d’ajouter "qu’il aurait fallu que les produits en provenance d’Asie que l’on retrouve sur le marché soient mis en saisie conservatoire et qu’ils soient remis sur le marché une fois que les analyses ont révélé qu’ils ne contiennent pas des résidus ou des substances toxiques". A la délégation provinciale du commerce pour le Littoral, le délégué provincial, David Tsegui se veut rassurant. "Des contrôles ont été faits et nous sommes sûr que du lait chinois contaminé à la mélamine n’est pas sur le marché. Et d’autres contrôles vont être menées par les services phytosanitaires". En attendant que des contrôles systématiques soient menés, c’est la ruée des consommateurs vers les produits asiatiques à bas prix.

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Calvin Nya, le président de la chambre national des consommateurs, ne décolère pas.  Depuis une semaine, il sillonne les boutiques du marché Congo à Douala pour sensibiliser les commerçants à enlever sur leurs étals des boîtes de lait en provenance d’Asie.

Peu écouté par les vendeurs qui veulent faire du profit, il s’insurge contre l’administration. "Connaissant nos frontières permissives, comment peut-on laisser les commerçants continuer à vendre des produits laitiers asiatiques alors qu’ils sont interdits d’importation ? ". Calvin Nya est formel : "la mesure préventive de suspension des importations devrait être conjuguée avec l’état des lieux, suivi des analyses d’échantillons de lait auprès des services spécialisés". Isaac Guy Nguidjol, le président du Front national des consommateurs, ne comprend pas également l’attentisme des pouvoir public sur la question.
Dans ses bureaux au carrefour Ndokoti, l’on peut apercevoir sur une table des boîtes de lait en provenance d’Asie de marque Lucie , Pavani, Nidoo, Dairy champ…. qu’il envisage faire analyser au centre pasteur de Yaoundé.. "Le Cameroun importe d’Asie et notamment de Chine d’importantes quantités de produits laitiers. Certains sont de très mauvaise qualité et arrivent dans le pays par des canaux informels. Pour protéger le consommateur, les autorités n’avaient qu’à lancer dans nos marchés des contrôleurs, ce d’autant plus que le lait contaminé à la mélamine est arrivé au Gabon voisin", fulmine-t-il. En effet 115000 boîtes de lait contaminé à la mélamine importé au Gabon ont été renvoyées à leur expéditeur en Chine à la fin du mois de septembre dernier.
En raison de la porosité de nos frontières, Réné Zambou chargé de la communication à l’Ordre national des vétérinaires, soutient que le Cameroun n’est pas à l’abri d’une contamination. "Le principe de précaution veut qu’en cas de doute, on protège le consommateur", déclare-t-il, avant d’ajouter "qu’il aurait fallu que les produits en provenance d’Asie que l’on retrouve sur le marché soient mis en saisie conservatoire et qu’ils soient remis sur le marché une fois que les analyses ont révélé qu’ils ne contiennent pas des résidus ou des substances toxiques". A la délégation provinciale du commerce pour le Littoral, le délégué provincial, David Tsegui se veut rassurant. "Des contrôles ont été faits et nous sommes sûr que du lait chinois contaminé à la mélamine n’est pas sur le marché. Et d’autres contrôles vont être menées par les services phytosanitaires". En attendant que des contrôles systématiques soient menés, c’est la ruée des consommateurs vers les produits asiatiques à bas prix.

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Peu écouté par les vendeurs qui veulent faire du profit, il s’insurge contre l’administration. "Connaissant nos frontières permissives, comment peut-on laisser les commerçants continuer à vendre des produits laitiers asiatiques alors qu’ils sont interdits d’importation ? ". Calvin Nya est formel : "la mesure préventive de suspension des importations devrait être conjuguée avec l’état des lieux, suivi des analyses d’échantillons de lait auprès des services spécialisés". Isaac Guy Nguidjol, le président du Front national des consommateurs, ne comprend pas également l’attentisme des pouvoir public sur la question.
Dans ses bureaux au carrefour Ndokoti, l’on peut apercevoir sur une table des boîtes de lait en provenance d’Asie de marque Lucie , Pavani, Nidoo, Dairy champ…. qu’il envisage faire analyser au centre pasteur de Yaoundé.. "Le Cameroun importe d’Asie et notamment de Chine d’importantes quantités de produits laitiers. Certains sont de très mauvaise qualité et arrivent dans le pays par des canaux informels. Pour protéger le consommateur, les autorités n’avaient qu’à lancer dans nos marchés des contrôleurs, ce d’autant plus que le lait contaminé à la mélamine est arrivé au Gabon voisin", fulmine-t-il. En effet 115000 boîtes de lait contaminé à la mélamine importé au Gabon ont été renvoyées à leur expéditeur en Chine à la fin du mois de septembre dernier.
En raison de la porosité de nos frontières, Réné Zambou chargé de la communication à l’Ordre national des vétérinaires, soutient que le Cameroun n’est pas à l’abri d’une contamination. "Le principe de précaution veut qu’en cas de doute, on protège le consommateur", déclare-t-il, avant d’ajouter "qu’il aurait fallu que les produits en provenance d’Asie que l’on retrouve sur le marché soient mis en saisie conservatoire et qu’ils soient remis sur le marché une fois que les analyses ont révélé qu’ils ne contiennent pas des résidus ou des substances toxiques". A la délégation provinciale du commerce pour le Littoral, le délégué provincial, David Tsegui se veut rassurant. "Des contrôles ont été faits et nous sommes sûr que du lait chinois contaminé à la mélamine n’est pas sur le marché. Et d’autres contrôles vont être menées par les services phytosanitaires". En attendant que des contrôles systématiques soient menés, c’est la ruée des consommateurs vers les produits asiatiques à bas prix.

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Un nouvel ambassadeur de Côte d’Ivoire nommé

Paul Ayoman muté à Addis Abéba sera remplacé par Eugène Allou Wanyou.
Jean Francis Belibi –




Du côté de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Yaoundé, l’on affirme ne pas être encore officiellement au courant de la désignation d’un nouvel ambassadeur, d’où le refus de toute réaction à cette information. Pourtant la nouvelle diffusée depuis quelques jours par les médias ivoiriens a été reprise par l’hebdomadaire jeune Afrique dans sa livraison du lundi 12 mai 2008.
C’est un autre proche du président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire qui est appelé à prendre les rênes de la mission diplomatique ivoirienne au Cameroun. Eugène Allou Bitty Wanyou était jusqu’à sa désignation le vendredi 2 mai dernier, directeur du Protocole d’Etat de Côte d’Ivoire, un poste où il avait remplacé il y a six ans, celui qui était à l’époque désigné pour la réouverture de l’ambassade ivoirienne à Yaoundé, l’ambassadeur Paul Ambohalé Ayoman.
C’est ce diplômé de sciences politiques, option diplomatie, âgé de 54 ans qui doit prendre ses fonctions dans les prochaines semaines à Yaoundé.

Originaire du centre-ouest de la Côte d’ivoire, la même région que le chef de l’Etat ivoirien, il a milité aux côtés de ce dernier au sein du Front populaire ivoirien (Fpi) qu’il a rejoint en 1990. Il a notamment occupé à ses côtés, les fonctions de directeur de cabinet au Fpi, puis directeur de publication de "Notre Voie", le quotidien du Fpi, avant de se voir désigner chef de cabinet adjoint à la présidence de la République ivoirienne en 2000, au moment de l’accession de son mentor à la magistrature suprême. Il deviendra ensuite chef de cabinet, puis directeur du Protocole d’Etat en 2002.
Eugène Allou Bitty Wanyou prendra ses fonctions au Cameroun au moment où son pays est engagé dans un mouvement de pacification devant conduire à la présidentielle du 30 novembre prochain. Mais il arrive surtout au Cameroun au moment où son pays bénéficie de plus en plus de préjugés favorables au sein de l’opinion camerounaise. Une œuvre à mettre à l’actif de son prédécesseur Paul Ambohalé Ayoman, désigné ambassadeur de Côte d’Ivoire au Cameroun le 16 octobre 2002 .

On l’a vu défendre les positions de son pays partout où il était invité, dans un environnement marqué par une certaine adversité. Il se sera également distingué par sa simplicité, ce qui lui a valu la sympathie de nombreux Camerounais, nonobstant leur milieu social, devenant ainsi l’un des rares chefs de missions diplomatiques africains acceptant de communiquer à tout moment et en toute circonstance sur la situation dans son pays.
Il quitte le Cameroun au moment où l’on annonce de plus en plus une visite du numéro un ivoirien dans notre pays. Il hérite à Addis-Abeba d’un poste qui apparaît aujourd’hui comme l’un des plus valorisants dans les milieux diplomatiques en Afrique. Leurs titulaires étant généralement appelés à cumuler la fonction d’ambassadeur en Ethiopie avec celle de représentant permanent auprès de l’Union africaine.

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