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Otages de Bakassi : le statut quo

Hier, les Bakassi freedom fighters ont été avares en déclaration sur la situation des 10 otages (6 Français, 2 Camerounais, 1 Sénégalais, 1 Tunisien) détenus en un lieu secret dans la zone de Bakassi depuis le 31 octobre dernier. Mais dimanche, 02 novembre, leur porte-parole, celui qui répond au nom du commandant Ebi Dari, a affirmé à plusieurs reprises qu’ils se portent bien. Selon nos informations, la situation n’a pas significativement évolué : le gouvernement n’a pas encore engagé des actions offensives en vue de la libération des otages. La perspective d’attenter à l’intégrité physique des captifs reste écartée. Mais les ravisseurs promettent de les garder aussi longtemps que le gouvernement camerounais n’ouvrira pas des négociations pour leur délivrance.
Lundi 03 novembre, le président Paul Biya, rentré de son séjour occidental samedi dernier, a reçu en mi-journée l’ambassadeur de France, Georges Serre. La rencontre avait pour objectif le partage d’informations entre le plénipotentiaire français et le président camerounais, et la discussion sur les stratégies envisagées pour accélérer la libération des otages. Paul Biya semble ne faire l’économie d’aucun moyen efficace pour décanter cette situation bien embarrassante. Une cellule de crise est mise sur pied par la présidence de la République du Cameroun pour gérer la situation. Paris a également constitué une cellule de crise. Mais le ministre français de la Défense reste très discret sur le sujet. Le président Nicolas Sarkozy, qui sait très vite se déplacer quand les intérêts de la France et des Français sont en jeu, ne s’est pas encore prononcé sur cette prise d’otages. Probablement qu’après la présidentielle américaine on le sentira passer.
Interrogé hier tard dans la nuit au sujet des mesures concrètes prises par le gouvernement, un officier général de l’armée camerounaise émet des doutes sur l’existence réelle et cohérente d’un mouvement dénommée Bakassi freedom fighters. “ Ça ne fait pas un mois que nous entendons parler d’eux à travers les médias ; nous étudions encore ”, affirme-t-il, avant de conclure : “ Pour les mesures, ce sont les autorités qui peuvent vous en parler. ” Comme ce général, nombreux sont ceux qui pensent que les ravisseurs n’ont pas d’agenda politique s’inscrivant dans la durée, mais font plutôt partie d’une grande multinationale de trafiquants qui écument les côtes africaines depuis l’Océan indien jusqu’à l’Atlantique.
Quoi qu’il en soit, la question de l’insécurité aux frontières du Cameroun est ainsi posée de la plus violente des manières. Si la problématique de la négociation avec des assaillants est l’objet d’un dilemme autant au Cameroun qu’en France, il est aisé de remarquer que les Bakassi freedom fighters ont de grandes capacités de mutation, tant dans leurs méthodes d’action que dans les espaces géographiques où ils se déploient. Aujourd’hui, Le Messager propose un arrêt sur les méthodes de ces rebelles qui revendiquent une origine bakassienne, avant d’ouvrir, demain, une fenêtre sur le Cameroun brimé sur toutes ses frontières. 

Par MS

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Otages de Bakassi : le statut quo

Hier, les Bakassi freedom fighters ont été avares en déclaration sur la situation des 10 otages (6 Français, 2 Camerounais, 1 Sénégalais, 1 Tunisien) détenus en un lieu secret dans la zone de Bakassi depuis le 31 octobre dernier. Mais dimanche, 02 novembre, leur porte-parole, celui qui répond au nom du commandant Ebi Dari, a affirmé à plusieurs reprises qu’ils se portent bien. Selon nos informations, la situation n’a pas significativement évolué : le gouvernement n’a pas encore engagé des actions offensives en vue de la libération des otages. La perspective d’attenter à l’intégrité physique des captifs reste écartée. Mais les ravisseurs promettent de les garder aussi longtemps que le gouvernement camerounais n’ouvrira pas des négociations pour leur délivrance.
Lundi 03 novembre, le président Paul Biya, rentré de son séjour occidental samedi dernier, a reçu en mi-journée l’ambassadeur de France, Georges Serre. La rencontre avait pour objectif le partage d’informations entre le plénipotentiaire français et le président camerounais, et la discussion sur les stratégies envisagées pour accélérer la libération des otages. Paul Biya semble ne faire l’économie d’aucun moyen efficace pour décanter cette situation bien embarrassante. Une cellule de crise est mise sur pied par la présidence de la République du Cameroun pour gérer la situation. Paris a également constitué une cellule de crise. Mais le ministre français de la Défense reste très discret sur le sujet. Le président Nicolas Sarkozy, qui sait très vite se déplacer quand les intérêts de la France et des Français sont en jeu, ne s’est pas encore prononcé sur cette prise d’otages. Probablement qu’après la présidentielle américaine on le sentira passer.
Interrogé hier tard dans la nuit au sujet des mesures concrètes prises par le gouvernement, un officier général de l’armée camerounaise émet des doutes sur l’existence réelle et cohérente d’un mouvement dénommée Bakassi freedom fighters. “ Ça ne fait pas un mois que nous entendons parler d’eux à travers les médias ; nous étudions encore ”, affirme-t-il, avant de conclure : “ Pour les mesures, ce sont les autorités qui peuvent vous en parler. ” Comme ce général, nombreux sont ceux qui pensent que les ravisseurs n’ont pas d’agenda politique s’inscrivant dans la durée, mais font plutôt partie d’une grande multinationale de trafiquants qui écument les côtes africaines depuis l’Océan indien jusqu’à l’Atlantique.
Quoi qu’il en soit, la question de l’insécurité aux frontières du Cameroun est ainsi posée de la plus violente des manières. Si la problématique de la négociation avec des assaillants est l’objet d’un dilemme autant au Cameroun qu’en France, il est aisé de remarquer que les Bakassi freedom fighters ont de grandes capacités de mutation, tant dans leurs méthodes d’action que dans les espaces géographiques où ils se déploient. Aujourd’hui, Le Messager propose un arrêt sur les méthodes de ces rebelles qui revendiquent une origine bakassienne, avant d’ouvrir, demain, une fenêtre sur le Cameroun brimé sur toutes ses frontières. 

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Hier, les Bakassi freedom fighters ont été avares en déclaration sur la situation des 10 otages (6 Français, 2 Camerounais, 1 Sénégalais, 1 Tunisien) détenus en un lieu secret dans la zone de Bakassi depuis le 31 octobre dernier. Mais dimanche, 02 novembre, leur porte-parole, celui qui répond au nom du commandant Ebi Dari, a affirmé à plusieurs reprises qu’ils se portent bien. Selon nos informations, la situation n’a pas significativement évolué : le gouvernement n’a pas encore engagé des actions offensives en vue de la libération des otages. La perspective d’attenter à l’intégrité physique des captifs reste écartée. Mais les ravisseurs promettent de les garder aussi longtemps que le gouvernement camerounais n’ouvrira pas des négociations pour leur délivrance.
Lundi 03 novembre, le président Paul Biya, rentré de son séjour occidental samedi dernier, a reçu en mi-journée l’ambassadeur de France, Georges Serre. La rencontre avait pour objectif le partage d’informations entre le plénipotentiaire français et le président camerounais, et la discussion sur les stratégies envisagées pour accélérer la libération des otages. Paul Biya semble ne faire l’économie d’aucun moyen efficace pour décanter cette situation bien embarrassante. Une cellule de crise est mise sur pied par la présidence de la République du Cameroun pour gérer la situation. Paris a également constitué une cellule de crise. Mais le ministre français de la Défense reste très discret sur le sujet. Le président Nicolas Sarkozy, qui sait très vite se déplacer quand les intérêts de la France et des Français sont en jeu, ne s’est pas encore prononcé sur cette prise d’otages. Probablement qu’après la présidentielle américaine on le sentira passer.
Interrogé hier tard dans la nuit au sujet des mesures concrètes prises par le gouvernement, un officier général de l’armée camerounaise émet des doutes sur l’existence réelle et cohérente d’un mouvement dénommée Bakassi freedom fighters. “ Ça ne fait pas un mois que nous entendons parler d’eux à travers les médias ; nous étudions encore ”, affirme-t-il, avant de conclure : “ Pour les mesures, ce sont les autorités qui peuvent vous en parler. ” Comme ce général, nombreux sont ceux qui pensent que les ravisseurs n’ont pas d’agenda politique s’inscrivant dans la durée, mais font plutôt partie d’une grande multinationale de trafiquants qui écument les côtes africaines depuis l’Océan indien jusqu’à l’Atlantique.
Quoi qu’il en soit, la question de l’insécurité aux frontières du Cameroun est ainsi posée de la plus violente des manières. Si la problématique de la négociation avec des assaillants est l’objet d’un dilemme autant au Cameroun qu’en France, il est aisé de remarquer que les Bakassi freedom fighters ont de grandes capacités de mutation, tant dans leurs méthodes d’action que dans les espaces géographiques où ils se déploient. Aujourd’hui, Le Messager propose un arrêt sur les méthodes de ces rebelles qui revendiquent une origine bakassienne, avant d’ouvrir, demain, une fenêtre sur le Cameroun brimé sur toutes ses frontières. 

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Lutte contre la pauvreté : L’apport des Camerounais de France

Ils lancent un « système de cautionnement mutuel » pour le financement de microprojets.
Lindovi Ndjio (Stagiaire) –




Au cours d’un déjeuner de presse vendredi le 16 mai dernier à l’hôtel Azur à Yaoundé, des membres du Club des amis ou encore Cameroun ivoire (Cami), une association de Camerounais de France et des sympathisants résidant sur le terroir national, ont annoncé la mise sur pied d’un "système de cautionnement mutuel". Selon Jules Djoko, le président de Cami, il s’agit de "faciliter l’accès au crédit des populations et à parrainer des projets de développement" ce, à travers un fonds en cours de constitution et qui sera déposé dans des banques et autres établissements de micro fiance pour les nécessiteux.
Aucune initiative n’est exclue, mais d’après Léopold Tagne, membre de Cami, "la créativité est de mise". Et "nous privilégions les projets à très forte valeur ajoutée, les projets faisables", affirme Hubert Feze, expert comptable et membre de Cami. En fait, "il s’agit de petits projets mais réels, concrets et pertinents", précise Philippe Wakam. Et M. Djoko se veut rassurant : "ce sont ces structures financières, expertes du domaine qui détermineront les projets à financer". Pour ce faire, Cami compte sur la compétence, le savoir et l’expérience de ses membres qui se recrutent dans divers domaines de la vie active : médecins, entrepreneurs, expert comptables, avocats, restaurateur, hommes d’affaires, spécialistes en bâtiment…

Immigration clandestine
La charité de Cami a commencé en son sein. : l’association a déjà eu à soutenir des projets de ses membres, en matière de logements et de petites entreprises au Cameroun et en France où elle est basée, "pour inciter la diaspora à rentrer sans appréhension". Avant le cautionnement mutuel, les membres de Cami affirment avoir créé en France une plateforme médicale. Selon Genny Kamdem, le secrétaire de Cami, "tout Camerounais qui se trouve dans une situation délicate de santé en France peut appeler le numéro de la plateforme pour bénéficier du soutien de Cami". Suivra bientôt une plateforme juridique pour toute assistance dans le domaine.
Crée il y a dix ans, dans une perspective de solidarité au sein de la diaspora, Cami veut aujourd’hui apporter sa pierre à la lutte contre la pauvreté et opposer une solution viable à l’immigration clandestine et la politique de l’immigration choisie en vigueur en France qui pour Jules Djoko, "va nous vider l’Afrique de ses talents".

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