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Insécurité : Affrontements sanglants à Ebolowa

 

Le décès d’un conducteur de mototaxi a provoqué des émeutes dans la ville vendredi et samedi derniers.

Vendredi, 25 juin 2010 alors que les mises en bière se poursuivaient à l’hôpital régional d’Ebolowa, une escorte de mototaxis dont les occupants rendaient un dernier hommage à l’un des leurs découvert égorgé, est venue ajouter à l’émotion déjà perceptible des familles. Le défunt, Steve Bite’e a été découvert dans la broussaille le sexe et la langue mutilés le 17 juin 2010. Au terme de la mise en bière de leur «frère», les conducteurs de mototaxis se sont attaqués à certains membres de la communauté bamoun. A l’origine de ce mouvement qui a principalement eu pour cadres le marché central, le centre-ville et au quartier Amang, l’interpellation en début de semaine à Kribi, de deux jeunes de la communauté bamoun.

Formellement identifiés et tenus pour suspects, ils sont accusés de trafic des organes humains. C’est pour cette raison que les confrères du disparu ont entrepris d’organiser une chasse à l’homme. Armés de gourdins, ils auront semé la terreur sur leur passage affolant ainsi, les populations, qui allaient dans tous les sens. Les rixes qui en ont résulté ont suscité l’arrivée de la police qui a interpellé quelques manifestants. Dans la bousculade, le commandant du Gmi N°8, le commissaire principal Claude Guy Roger Bokoalla Tchamebanda n’a pu s’empêcher de réprimer le soulèvement. Toujours est-il qu’un bébé d’une famille bamoun est mort au cours des affrontements.

Exigences
De même l’on déplore de dizaines de motos broyées et leurs conducteurs lynchés. Dans ce bilan, l’on signale plusieurs boutiques saccagées au marché central et de nombreux blessés dans les deux camps. Le décès de Stève Bite’e, 25 ans, originaire de Nkong Edjom, près de Nko’étyé et froidement assassiné dans la nuit du 16 au 17 juin 2010, est le déclencheur des émeutes de vendredi dernier. Les manifestations se sont poursuivies samedi matin. L’opposition la plus violente a eu lieu à l’entrée des quartiers Amang, malgré la présence des forces anti-émeutes dépêchées nuitamment de Yaoundé en renfort.
A la tombée de la nuit samedi dernier, il était quasi impossible de circuler au centre-ville d’Ebolowa où les affrontements faisaient rage en dépit de la présence des forces de sécurité. Les quelques infortunés interpellés dans la masse ont été libérés sous la menace des «frères» du défunt qui ont tenté d’abandonner le corps au commandant du Gmi N°8, si la police ne cédait pas à leur exigence.

Samedi matin, des populations des deux communautés ont barré la route d’Ambam avant de se soumettre mutuellement à une épreuve de jet de pierres. le chef René Désiré Effa, président régional du forum des chefs traditionnels du Sud, a d’ailleurs reçu une pierre en plein visage dans sa tentative de calmer les protagonistes. Des informations recueillies auprès des responsables de la communauté bamoun révèlent que le préfet de la Mvila, Bernard Marie Mba a été saisi de la gravité de la situation. Le gouverneur du Sud, Jules Marcellin Ndjaga a tenu une réunion de crise samedi soir et a appelé les deux communautés au calme. Seulement, un important déploiement des forces de maintien de l’ordre reste visible dans la ville. Tard hier soir, les affrontements avaient repris et la route de Yaoundé barrée alors que les Bamouns avaient commencé de quitter Ebolowa.

Guy Roger Mvongo

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Le décès d’un conducteur de mototaxi a provoqué des émeutes dans la ville vendredi et samedi derniers.

Vendredi, 25 juin 2010 alors que les mises en bière se poursuivaient à l’hôpital régional d’Ebolowa, une escorte de mototaxis dont les occupants rendaient un dernier hommage à l’un des leurs découvert égorgé, est venue ajouter à l’émotion déjà perceptible des familles. Le défunt, Steve Bite’e a été découvert dans la broussaille le sexe et la langue mutilés le 17 juin 2010. Au terme de la mise en bière de leur «frère», les conducteurs de mototaxis se sont attaqués à certains membres de la communauté bamoun. A l’origine de ce mouvement qui a principalement eu pour cadres le marché central, le centre-ville et au quartier Amang, l’interpellation en début de semaine à Kribi, de deux jeunes de la communauté bamoun.

Formellement identifiés et tenus pour suspects, ils sont accusés de trafic des organes humains. C’est pour cette raison que les confrères du disparu ont entrepris d’organiser une chasse à l’homme. Armés de gourdins, ils auront semé la terreur sur leur passage affolant ainsi, les populations, qui allaient dans tous les sens. Les rixes qui en ont résulté ont suscité l’arrivée de la police qui a interpellé quelques manifestants. Dans la bousculade, le commandant du Gmi N°8, le commissaire principal Claude Guy Roger Bokoalla Tchamebanda n’a pu s’empêcher de réprimer le soulèvement. Toujours est-il qu’un bébé d’une famille bamoun est mort au cours des affrontements.

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De même l’on déplore de dizaines de motos broyées et leurs conducteurs lynchés. Dans ce bilan, l’on signale plusieurs boutiques saccagées au marché central et de nombreux blessés dans les deux camps. Le décès de Stève Bite’e, 25 ans, originaire de Nkong Edjom, près de Nko’étyé et froidement assassiné dans la nuit du 16 au 17 juin 2010, est le déclencheur des émeutes de vendredi dernier. Les manifestations se sont poursuivies samedi matin. L’opposition la plus violente a eu lieu à l’entrée des quartiers Amang, malgré la présence des forces anti-émeutes dépêchées nuitamment de Yaoundé en renfort.
A la tombée de la nuit samedi dernier, il était quasi impossible de circuler au centre-ville d’Ebolowa où les affrontements faisaient rage en dépit de la présence des forces de sécurité. Les quelques infortunés interpellés dans la masse ont été libérés sous la menace des «frères» du défunt qui ont tenté d’abandonner le corps au commandant du Gmi N°8, si la police ne cédait pas à leur exigence.

Samedi matin, des populations des deux communautés ont barré la route d’Ambam avant de se soumettre mutuellement à une épreuve de jet de pierres. le chef René Désiré Effa, président régional du forum des chefs traditionnels du Sud, a d’ailleurs reçu une pierre en plein visage dans sa tentative de calmer les protagonistes. Des informations recueillies auprès des responsables de la communauté bamoun révèlent que le préfet de la Mvila, Bernard Marie Mba a été saisi de la gravité de la situation. Le gouverneur du Sud, Jules Marcellin Ndjaga a tenu une réunion de crise samedi soir et a appelé les deux communautés au calme. Seulement, un important déploiement des forces de maintien de l’ordre reste visible dans la ville. Tard hier soir, les affrontements avaient repris et la route de Yaoundé barrée alors que les Bamouns avaient commencé de quitter Ebolowa.

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Formellement identifiés et tenus pour suspects, ils sont accusés de trafic des organes humains. C’est pour cette raison que les confrères du disparu ont entrepris d’organiser une chasse à l’homme. Armés de gourdins, ils auront semé la terreur sur leur passage affolant ainsi, les populations, qui allaient dans tous les sens. Les rixes qui en ont résulté ont suscité l’arrivée de la police qui a interpellé quelques manifestants. Dans la bousculade, le commandant du Gmi N°8, le commissaire principal Claude Guy Roger Bokoalla Tchamebanda n’a pu s’empêcher de réprimer le soulèvement. Toujours est-il qu’un bébé d’une famille bamoun est mort au cours des affrontements.

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A la tombée de la nuit samedi dernier, il était quasi impossible de circuler au centre-ville d’Ebolowa où les affrontements faisaient rage en dépit de la présence des forces de sécurité. Les quelques infortunés interpellés dans la masse ont été libérés sous la menace des «frères» du défunt qui ont tenté d’abandonner le corps au commandant du Gmi N°8, si la police ne cédait pas à leur exigence.

Samedi matin, des populations des deux communautés ont barré la route d’Ambam avant de se soumettre mutuellement à une épreuve de jet de pierres. le chef René Désiré Effa, président régional du forum des chefs traditionnels du Sud, a d’ailleurs reçu une pierre en plein visage dans sa tentative de calmer les protagonistes. Des informations recueillies auprès des responsables de la communauté bamoun révèlent que le préfet de la Mvila, Bernard Marie Mba a été saisi de la gravité de la situation. Le gouverneur du Sud, Jules Marcellin Ndjaga a tenu une réunion de crise samedi soir et a appelé les deux communautés au calme. Seulement, un important déploiement des forces de maintien de l’ordre reste visible dans la ville. Tard hier soir, les affrontements avaient repris et la route de Yaoundé barrée alors que les Bamouns avaient commencé de quitter Ebolowa.

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Formellement identifiés et tenus pour suspects, ils sont accusés de trafic des organes humains. C’est pour cette raison que les confrères du disparu ont entrepris d’organiser une chasse à l’homme. Armés de gourdins, ils auront semé la terreur sur leur passage affolant ainsi, les populations, qui allaient dans tous les sens. Les rixes qui en ont résulté ont suscité l’arrivée de la police qui a interpellé quelques manifestants. Dans la bousculade, le commandant du Gmi N°8, le commissaire principal Claude Guy Roger Bokoalla Tchamebanda n’a pu s’empêcher de réprimer le soulèvement. Toujours est-il qu’un bébé d’une famille bamoun est mort au cours des affrontements.

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A la tombée de la nuit samedi dernier, il était quasi impossible de circuler au centre-ville d’Ebolowa où les affrontements faisaient rage en dépit de la présence des forces de sécurité. Les quelques infortunés interpellés dans la masse ont été libérés sous la menace des «frères» du défunt qui ont tenté d’abandonner le corps au commandant du Gmi N°8, si la police ne cédait pas à leur exigence.

Samedi matin, des populations des deux communautés ont barré la route d’Ambam avant de se soumettre mutuellement à une épreuve de jet de pierres. le chef René Désiré Effa, président régional du forum des chefs traditionnels du Sud, a d’ailleurs reçu une pierre en plein visage dans sa tentative de calmer les protagonistes. Des informations recueillies auprès des responsables de la communauté bamoun révèlent que le préfet de la Mvila, Bernard Marie Mba a été saisi de la gravité de la situation. Le gouverneur du Sud, Jules Marcellin Ndjaga a tenu une réunion de crise samedi soir et a appelé les deux communautés au calme. Seulement, un important déploiement des forces de maintien de l’ordre reste visible dans la ville. Tard hier soir, les affrontements avaient repris et la route de Yaoundé barrée alors que les Bamouns avaient commencé de quitter Ebolowa.

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Faut-il négocier avec les assaillants ?

Le gouvernement est sur le qui-vive depuis l’enlèvement dans la nuit du 30 au 31 octobre de 10 marins dont six Français dans la zone de Bakassi. Commentaire. –

Depuis qu’ils ont réalisé leur opération, le commandant Ebi Dary et ses hommes ont mis la pression sur le gouvernement camerounais avec lequel ils voudraient renégocier les conditions de libération des otages. Dans un premier temps, ils menaçaient d’exécuter les otages un à un à partir d’hier lundi si Yaoundé n’entrait pas en contact avec eux. Puis ils se sont ravisés quelques heures après, exigeant plutôt la libération de leurs deux camarades détenus à Yaoundé au terme d’une de leurs opérations tenues en échec par l’armée camerounaise le 24 juillet dernier.
A ce jour, la question qui taraude certains esprits est de savoir si le gouvernement camerounais doit effectivement prendre langue avec des preneurs d’otages sans visage. Il faut rappeler que depuis la signature de l’Accord de Greentree entre le Cameroun et le Nigeria, une bande armée s’est mise en place pour harceler le gouvernement camerounais. Des raids meurtriers ont ainsi été perpétrés dans cette zone où un sous-préfets et des militaires camerounais ont été assassinés puis jetés dans la mangrove.
Avec la prise d’otages de la nuit du 30 au 31 octobre, le Bakassi Freedom Fighters croit tenir le bon bout. La situation est d’autant plus délicate que des ressortissants de pays amis du Cameroun font partie des otages. Outre deux Camerounais, on y retrouve six Français (le plus fort contingent), un jeune Tunisien et un Sénégalais. Suffisant pour faire chanter le gouvernement et les entreprises qui emploient ces marins.
Si certains estiment que pour sauver la vie des otages, il faut aller à la rencontre des preneurs d’otages, il faut savoir où les trouver et sur quelles bases vont porter les négociations. Ce qui est vrai, Ebi Dari et ses hommes n’indiquent jamais leur cachette. Tout comme ils ne seraient pas prêts à honorer un rendez-vous quelque part avec d’éventuels négociateurs.
Dès que la nouvelle a été connue, le gouvernement camerounais, par la voix du président de la République, de l’étranger où il se trouvait encore au moment de ce rapt, a “fermement condamné cet acte de piraterie perpétré dans les eaux territoriales camerounaises”. Des dispositions sont mises en place pour que des recherches soient menées par les services compétents, en étroite collaboration avec les Etats et les sociétés concernées par ce malheureux incident, aux fins d’aboutir à la libération des otages.
Le communiqué de la présidence qui donne ces précisions est sans équivoque. Il ajoute d’ailleurs que le chef de l’Etat “tient à rassurer l’opinion nationale et internationale que tout est mis en œuvre pour préserver la vie des otages, identifier leurs ravisseurs et veiller à la liberté d’aller et venir ainsi qu’à la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire national”. Une cellule de crise a été mise en place pour examiner et trouver des solutions relatives à cette prise d’otages. Elle est joignable aux numéros de téléphone suivants : Ligne fixe : 22 23 55 65 / 22 23 55 61 ; Mobile : 97 47 53 01 / 79 48 19 98 ; Fax : 22 23 43 84
L’affaire est délicate. En dehors des pirates eux-mêmes, personne ne sait encore où se trouvent les otages. Leurs ravisseurs ont sans doute pris des mesures appropriées pour parer à toute éventualité. On est là en plein dans le jeu du chat et de la souris. Il est difficile de supputer sur la fin de cette affaire qui oppose un gouvernement et des rebelles sans base et presque sans visage. Au bout du compte, c’est la vie des otages qui est en jeu. Mais a-t-on jamais vu un gouvernement négocier avec des assaillants ? Peut-être. Mais pas directement. Ce qui est sûr, c’est que le Cameroun a les moyens de mettre la main sur ceux qui sèment la terreur dans la zone. Mais quelle méthode utiliser dans ce type d’opération afin de préserver la vie des otages ? 

Par Jacques DOO BELL

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