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Yaoundé : Evanouie apres avoir été bastonnée par un enseignant

L’incident s’est produit au lycée bilingue d’application de Yaoundé lundi dernier.

Lundi après midi, durant le cours de mathématiques Sonia Yaka, élève en classe de form III c est tombée évanouie dans la salle de classe et a été transportée d’urgence dans un hôpital que ses parents n’ont pas souhaité révéler.

 De l’avis de Carmen Nkaé, sa camarade et amie, "c’est l’enseignant Rince Nebachang qui a provoqué ce mal en tapant sur elle". Avis confirmé par Fanon Wabo, un autre élève de cette classe : "L’enseignant est entré et pendant qu’il donnait son cours, notre camarade dormait, accoudée sur la table banc. Sans lui demander de se lever, il a tapé sur sa tête. Sonia s’est relevée et lui a dit qu’elle était malade. L’enseignant lui a demandé de sortir, ce qu’elle a fait. Quand elle est revenue, elle a recommencé à dormir, car elle se sentait fatiguée ; l’enseignant l’a tapée une nouvelle fois et, là, elle s’est évanouie", confie-t-il, avant d’ajouter qu’  "elle était  près d’avaler sa langue, n’eut été l’intervention des commerçants de l’école". Mécontent de parler une fois de plus de cette affaire, Junior Nnengue, le frère aîné de Sonia Yaka qui a fait appel à leurs parents, confirme que sa sœur était fatiguée, car "elle venait de subir deux opérations et ne se sentait pas bien". Cette affaire met le lycée en émoi depuis lundi, surtout que les parents de Sonia Yaka sont arrivés dans cette établissement mardi dernier en compagnie de la police et ont proféré des menaces à l’endroit de l’enseignant Rince Nebachang. A ce sujet, George Neba Suh, le proviseur de cet établissement a dû intervenir pour, dit-il, "supplier" les parents de ne pas porter plainte contre l’enseignant, comme ils le souhaitaient.

Rince Nebachang, enseignant de mathématiques en cours d’intégration est décrit par la majorité des élèves de form III c comme un enseignant "trop strict et qui manque de scrupule ". Ce dont il se défend: "Je ne savais pas qu’elle était malade, j’ai juste tapé parce que je voulais la réveiller.  Je ne supportais pas de voir qu’elle dormait, et si j’avais su qu’elle était malade, je lui aurait juste demandé de sortir de ma salle", confie l’enseignant.

Ateba Biwolé 

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Yaoundé : Evanouie apres avoir été bastonnée par un enseignant

L’incident s’est produit au lycée bilingue d’application de Yaoundé lundi dernier.

Lundi après midi, durant le cours de mathématiques Sonia Yaka, élève en classe de form III c est tombée évanouie dans la salle de classe et a été transportée d’urgence dans un hôpital que ses parents n’ont pas souhaité révéler.

 De l’avis de Carmen Nkaé, sa camarade et amie, "c’est l’enseignant Rince Nebachang qui a provoqué ce mal en tapant sur elle". Avis confirmé par Fanon Wabo, un autre élève de cette classe : "L’enseignant est entré et pendant qu’il donnait son cours, notre camarade dormait, accoudée sur la table banc. Sans lui demander de se lever, il a tapé sur sa tête. Sonia s’est relevée et lui a dit qu’elle était malade. L’enseignant lui a demandé de sortir, ce qu’elle a fait. Quand elle est revenue, elle a recommencé à dormir, car elle se sentait fatiguée ; l’enseignant l’a tapée une nouvelle fois et, là, elle s’est évanouie", confie-t-il, avant d’ajouter qu’  "elle était  près d’avaler sa langue, n’eut été l’intervention des commerçants de l’école". Mécontent de parler une fois de plus de cette affaire, Junior Nnengue, le frère aîné de Sonia Yaka qui a fait appel à leurs parents, confirme que sa sœur était fatiguée, car "elle venait de subir deux opérations et ne se sentait pas bien". Cette affaire met le lycée en émoi depuis lundi, surtout que les parents de Sonia Yaka sont arrivés dans cette établissement mardi dernier en compagnie de la police et ont proféré des menaces à l’endroit de l’enseignant Rince Nebachang. A ce sujet, George Neba Suh, le proviseur de cet établissement a dû intervenir pour, dit-il, "supplier" les parents de ne pas porter plainte contre l’enseignant, comme ils le souhaitaient.

Rince Nebachang, enseignant de mathématiques en cours d’intégration est décrit par la majorité des élèves de form III c comme un enseignant "trop strict et qui manque de scrupule ". Ce dont il se défend: "Je ne savais pas qu’elle était malade, j’ai juste tapé parce que je voulais la réveiller.  Je ne supportais pas de voir qu’elle dormait, et si j’avais su qu’elle était malade, je lui aurait juste demandé de sortir de ma salle", confie l’enseignant.

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Yaoundé : Evanouie apres avoir été bastonnée par un enseignant

L’incident s’est produit au lycée bilingue d’application de Yaoundé lundi dernier.

Lundi après midi, durant le cours de mathématiques Sonia Yaka, élève en classe de form III c est tombée évanouie dans la salle de classe et a été transportée d’urgence dans un hôpital que ses parents n’ont pas souhaité révéler.

 De l’avis de Carmen Nkaé, sa camarade et amie, "c’est l’enseignant Rince Nebachang qui a provoqué ce mal en tapant sur elle". Avis confirmé par Fanon Wabo, un autre élève de cette classe : "L’enseignant est entré et pendant qu’il donnait son cours, notre camarade dormait, accoudée sur la table banc. Sans lui demander de se lever, il a tapé sur sa tête. Sonia s’est relevée et lui a dit qu’elle était malade. L’enseignant lui a demandé de sortir, ce qu’elle a fait. Quand elle est revenue, elle a recommencé à dormir, car elle se sentait fatiguée ; l’enseignant l’a tapée une nouvelle fois et, là, elle s’est évanouie", confie-t-il, avant d’ajouter qu’  "elle était  près d’avaler sa langue, n’eut été l’intervention des commerçants de l’école". Mécontent de parler une fois de plus de cette affaire, Junior Nnengue, le frère aîné de Sonia Yaka qui a fait appel à leurs parents, confirme que sa sœur était fatiguée, car "elle venait de subir deux opérations et ne se sentait pas bien". Cette affaire met le lycée en émoi depuis lundi, surtout que les parents de Sonia Yaka sont arrivés dans cette établissement mardi dernier en compagnie de la police et ont proféré des menaces à l’endroit de l’enseignant Rince Nebachang. A ce sujet, George Neba Suh, le proviseur de cet établissement a dû intervenir pour, dit-il, "supplier" les parents de ne pas porter plainte contre l’enseignant, comme ils le souhaitaient.

Rince Nebachang, enseignant de mathématiques en cours d’intégration est décrit par la majorité des élèves de form III c comme un enseignant "trop strict et qui manque de scrupule ". Ce dont il se défend: "Je ne savais pas qu’elle était malade, j’ai juste tapé parce que je voulais la réveiller.  Je ne supportais pas de voir qu’elle dormait, et si j’avais su qu’elle était malade, je lui aurait juste demandé de sortir de ma salle", confie l’enseignant.

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L’incident s’est produit au lycée bilingue d’application de Yaoundé lundi dernier.

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 De l’avis de Carmen Nkaé, sa camarade et amie, "c’est l’enseignant Rince Nebachang qui a provoqué ce mal en tapant sur elle". Avis confirmé par Fanon Wabo, un autre élève de cette classe : "L’enseignant est entré et pendant qu’il donnait son cours, notre camarade dormait, accoudée sur la table banc. Sans lui demander de se lever, il a tapé sur sa tête. Sonia s’est relevée et lui a dit qu’elle était malade. L’enseignant lui a demandé de sortir, ce qu’elle a fait. Quand elle est revenue, elle a recommencé à dormir, car elle se sentait fatiguée ; l’enseignant l’a tapée une nouvelle fois et, là, elle s’est évanouie", confie-t-il, avant d’ajouter qu’  "elle était  près d’avaler sa langue, n’eut été l’intervention des commerçants de l’école". Mécontent de parler une fois de plus de cette affaire, Junior Nnengue, le frère aîné de Sonia Yaka qui a fait appel à leurs parents, confirme que sa sœur était fatiguée, car "elle venait de subir deux opérations et ne se sentait pas bien". Cette affaire met le lycée en émoi depuis lundi, surtout que les parents de Sonia Yaka sont arrivés dans cette établissement mardi dernier en compagnie de la police et ont proféré des menaces à l’endroit de l’enseignant Rince Nebachang. A ce sujet, George Neba Suh, le proviseur de cet établissement a dû intervenir pour, dit-il, "supplier" les parents de ne pas porter plainte contre l’enseignant, comme ils le souhaitaient.

Rince Nebachang, enseignant de mathématiques en cours d’intégration est décrit par la majorité des élèves de form III c comme un enseignant "trop strict et qui manque de scrupule ". Ce dont il se défend: "Je ne savais pas qu’elle était malade, j’ai juste tapé parce que je voulais la réveiller.  Je ne supportais pas de voir qu’elle dormait, et si j’avais su qu’elle était malade, je lui aurait juste demandé de sortir de ma salle", confie l’enseignant.

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Création artistique : Quand la littérature et le cinéma ne font qu’un

La gémellité existant entre les deux formes artistiques n’échappe pas à la création africaine.
Parfait Tabapsi (Stagiaire) –




Les cinéphiles n’ont pas manqué de constater que la dernière édition du festival Ecrans noirs a fait la part belle au réalisateur sénégalais Ousmane Sembene. Une opération qui n’est pas sans rappeler les liens qui existent entre le promoteur de cet événement culturel d’envergure et le défunt. D’ailleurs, en parcourant leurs parcours respectifs, une donnée fondamentale émerge : tous deux se sont révélés à l’art par la littérature avant de poursuivre sur le chemin du septième art. Ce qui pose la problématique toujours intéressante du lien entre les deux formes d’art qui en, Afrique comme ailleurs, se mettent plus souvent ensemble qu’on ne saurait l’imaginer.
La relation entre la littérature et le cinéma, explique le critique Dominique Mondoloni " est ancienne et multiforme. Bon nombre d’œuvres littéraires ont inspiré le septième art qui –lui aussi et plus d’une fois- a fait couler beaucoup d’encre. Qu’il s’agisse des thèmes abordés, de l’adaptation, du scénario, des dialogues, de l’histoire, du sous-titrage, de la traduction, de la critique comme de bien d’autres aspects, un lien intime et essentiel associe l’écrit et l’écran."

Le réalisateur français Jean-Luc Godard disait déjà dans les années soixante que " Ecrire c’est déjà faire du cinéma ". Pour le critique de cinéma Jean-Marie Mollo Olinga, " un bon film c’est d’abord une belle histoire puis un bon scénario. Les deux sont indissociables dans l’art cinématographique ". En clair donc, le texte est à la base des deux formes d’art comme en atteste l’indispensable scénario. En Afrique, ce lien est plus étroit encore. Le critique Romuald-Blaise Fonkoua pense que " la congruence de ces deux arts permet une économie de scénario. La littérature offre un canevas à la mise en image ; une possibilité de découpage en séquences filmiques et une compréhension immédiate du monde. Le roman, la nouvelle et surtout le théâtre sont pour le cinéaste des ‘prêts-à-filmer’ ". Avant d’ajouter que " le roman laisse sa place à la fiction –au mensonge sans lequel il n’y a pas de littérature-, le cinéma prétend traduire la vérité. Il est un révélateur des situations sociales et des moeurs ".

Connivence
Joseph Fumtim, écrivain, éditeur et étudiant en art cinématographique à l’Université de Yaoundé I, pense pour sa part que " la littérature et le cinéma offrent des formes esthétiques qui véhiculent des émotions proches. Ils mobilisent le même registre émotionnel parce que ce sont des formes d’art qui sollicitent le lecteur ou le spectateur. " Une connivence que Ousmane Sembène, considéré comme le doyen du cinéma africain, considère comme étant au départ même de la création cinématographique du continent. Il déclarait avant sa mort que "Les cinéma d’Afrique (noire) sont les fils aînés de la littérature anticolonialiste ".

Selon le critique Alexis Tcheuyap, le texte littéraire est fondamental dans un contexte de rareté d’écoles de cinéma. Car " l’écriture et la langue française demeurent, qu’on le veuille ou non, l’apanage d’une petite minorité. C’est donc pour combler les lacunes du système de production de la culture, que Ousmane Sembène décide de faire porter le discours littéraire par ses films. Il veut capitaliser sur la nature dénotative et suggestive de l’image pour permettre aux paysans marginalisés d’accéder au message filmique " C’est alors qu’il se mettra à adapter à tour de bras ses œuvres pour finalement atteindre l’objectif recherché. Dominique Mondoloni peut alors avancer que " En Afrique, continent parfois présenté à l’excès comme étant celui de l’oralité, cinéma et littérature sont souvent si proches qu’il en devient délicat de discerner la part qui revient à chacun. L’œuvre de Ousmane Sembène, par exemple, est-elle séparable de son œuvre cinématographique? "

Bien sûr que non, tant rien que les titres renvoient aux œuvres déjà connues ; du moins pour la frange lettrée du public. Depuis, des réalisateurs africains comme Mehdi Charef, Ali Ghalem, Tayeb Seddiki ou Merzak Allouache au Maghreb se sont engouffré dans la brèche ainsi ouverte à savoir l’écriture littéraire et la production filmique du même titre. Ou en adaptation des œuvres écrites par d’autres comme cela a été le cas pour Med Hondo, Laurent Chevalier, Mansour Sora Wade ou Djibril Diop Mambety. Pour aboutir à ce que Alexis Tcheuyap appelle " la relation de fécondation et d’engendrement réciproque ".

Sauf que des différences majeures existent entre les deux formes d’art comme l’explique le critique Moussa Konaté pour qui " l’écrivain est celui qui pense son œuvre et l’écrit, tandis que le cinéaste n’est pas forcément scénariste et réalisateur la fois ". C’est à ce niveau qu’il faut sans doute sonder l’inquiétude ou la lassitude des cinéphiles quand une adaptation n’emporte pas leur adhésion. Pour Joseph Fumtim, " on attend souvent trop du réalisateur dans ces cas là, lui qui n’a pas toujours le temps technique de l’auteur. C’est pourquoi on parle d’ailleurs d’adaptation. L’autre chose à dire est que l’auteur dispose d’un aréopage d’outils à portée de main comme le temps alors que dans le cinéma, l’espace syntaxique est très faible. "

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