Entretien avec… le Pca de la Socadap, Théodore Ondigui Onana

“ Il s’est agi d’un mouvement initié par des vandales ”
L’actuel Président du conseil d’administration de la Socadap a accepté de se confier au Messager. Il évoque la situation que vit actuellement sa société.

 

Il y a quelques jours, le siège de la Socadap a été pris d’assaut par des artistes et d’autres individus en présence des médias. Selon vous qu’est ce qui se passe à la Socadap actuellement ?
Effectivement, il se trouve que, le 13 septembre dernier, un groupe d’individus a investi le siège de la Socadap. Sous le fallacieux prétexte de manifester pour réclamer les droits et l’assemblée Générale, ils se sont livrés à des actes de vandalisme. Ce mouvement a été planifié depuis de nombreux mois. Ils ont profité de mon absence du Cameroun pour cause de mission en Suisse. Il s’agissait en grande partie de personnes qui n’ont strictement aucun lien avec la Socadap. Les organisateurs voulaient seulement gonfler le nombre de manifestants puisqu’il y avait moins d’une dizaine de membres. Depuis mon retour, tous les autres membres de la Socadap m’ont exprimé leur désapprobation de cette attaque. Ceux-là souhaitent vivement que l’honneur de la Socadap soit rétabli. Et je compte m’y atteler contre ces gens qui ne sont ni plus ni moins que des vandales.

Selon les échos qui sont distillés, on vous reproche de gérer tout seul la Socadap. Que répondez-vous ?
Je n’ai pas décidé unilatéralement de gérer seule la société. En attendant de recruter un nouveau directeur général, le conseil d’administration, lors de sa session du 23 octobre 2004, m’a confié la gestion de l’intérim de ce poste. Pour ce qui est des questions de répartition, je me fais assister de la commission statutaire en charge de cette question. Notre collaboration est plutôt franche malgré le manque de moyens qui nous empêche de réunir ses membres assez souvent.

La Socadap contrairement aux autres sociétés de gestion collective du droit d’auteur n’a pas connu des états généraux. Comment expliquez-vous cela ?
La tenue des états généraux n’est pas une panacée. On n’en tient pas par effet de mode. La Socadap ne devait pas tenir des états généraux parce que ses sociétés sœurs en ont tenu. Cela n’était pas nécessaire. Cela ne pouvait jusqu’ici être la priorité. Cependant, il n’est pas exclu que pour redynamiser l’action de notre société nous tenions nos états généraux à notre tour pourquoi pas en prélude à la prochaine Assemblée Générale.

Peut-on savoir quand aura lieu la prochaine assemblée générale de la Socadap ?
La prochaine assemblée générale de la Socadap doit regrouper le maximum d’artistes plasticiens camerounais. Et non plus être une rencontre de quelques personnes de Yaoundé et Douala. Pour ce faire, il faut de l’argent lequel argent véritablement la Socadap n’a pas. Il est à noter qu’au cours de la réunion de concertation du 31 janvier de 2006, le Président de la Cpmc avait pris langue avec moi-même et quelques collègues pour organiser une Ag digne de ce nom. Nous savons qu’il attend disposer de fonds suffisants pour le faire. Etant donné que je suis les choses de près, je puis dire qu’elles sont assez avancées et que l’AG ne saurait tarder. J’en appelle d’ailleurs à la patience des artistes qui auront leur AG dans les semaines à venir. Je regrette que des personnes qui étaient partie à cette réunion aient néanmoins pris part à la manif de l’autre alors qu’ils savent pertinemment où se trouvent les choses.

Face aux bruits actuels, que dit la Cpmc et à travers elle le Ministre d’Etat en charge de la Culture ?
Le mieux serait de leur poser la question. Mais je comprends que c’est pénible pour la Cpmc et le Ministre d’Etat. Ils ont l’impression que mes confrères ne sont pas assez reconnaissants des efforts qu’ils déploient pour nous. Ils n’entendent pas se décourager pour ce qui est de leurs efforts en vue de la bonne marche de la Socadap. Ils fondent en tout cas beaucoup d’espoir sur la tenue de l’Ag pour clarifier, à l’intention de ceux qui n’ont pas encore compris la notion d’agrément et le rôle de la Cpmc.

Pour revenir à la gestion quotidienne du droit d’auteur dans la catégorie qui est la vôtre, que reçoit exactement la Socadap dans le partage entre les quatre sociétés ?
Il existe entre les quatre sociétés un partage intersocial homologué par le Ministre d’Etat, Ministre de la Culture. C’est un barème somme toute perfectible mais tout de même équitable. En fonction de l’exploitation de son répertoire, la Socadap a un pourcentage assez élevé sur les sommes perçues auprès de certains usagers et un autre qui l’est moins lorsque les œuvres d’arts plastiques sont moins utilisées. Malheureusement, tous les usagers ne paient pas encore. Le seul qui le fait tant bien que mal c’est la Crtv et la Socadap n’y a pas grand-chose. Tenez plutôt : ce que la Crtv paient couvre à la fois l’exploitation radio (70%) et l’exploitation télé (30%). Or, la Socadap organisme de gestion d’un répertoire visuel a 0% en radio et seulement 10 % en télé. Cela veut dire que lorsque la Crtv paient 30 000 000 de Fcfa, la Socadap a 0 Fcfa sur 21 000 000 et quelque chose comme 900 000 Fcfa sur le reste donc sur le tout. Vous voyez que sur le plan financier, ce n’est pas reluisant pour nous. A titre de comparaison, l’une de nos sociétés sœurs, avant dernière au classement, s’en sort avec plus de 6 000 000 de Fcfa. Voyez vous-mêmes la différence.
Certainement, lorsque tous les usagers se mettront à payer normalement le droit d’auteur la tendance va se renverser et en ce moment là les retombées financières de la Socadap seront plus consistantes. 

Par Entretien mené par Jean François CHANNON
Le 20-09-2006

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Jay Lou Ava

Le guitariste Jay Lou Ava, que d’aucuns surnomment déja le "George Benson camerounais" vient de sortir son album, en compagnie de Manu Dibango et du groupe Bumcello (victoires de la musique 2006)…
Pour vous faire déguster son Progressive Afro Jazz", il sera le 15 septembre à 20 heures à la Scène Bastille, accompagné par quelques uns des meilleurs instrumentistes de la scène parisienne; le bassiste Noel Ekwabi, le pianiste Philippe Monange, le percussioniste Eric Genevois, le batteur Carlos Gbaguidi.
La première partie sera assurée par le chanteur Blick Bassy du groupe Macase (découverte RFI 2001, Kora Awards 2003).

Né au Cameroun, Israël Jean-Louis Ava fait ses premiers pas dans la musique en écoutant son père jouer de l’orgue. Cet instrument est très présent dans la famille car son père s’en est servi pour composer des cantiques religieux devenus des standards, et aussi l’hymne de la réunification du pays. L’univers est donc planté pour le jeune Jay Lou qui se mettra naturellement à l’orgue, et donne son premier concert à 14 ans devant un public de plus de plus de mille personnes. Le jeune organiste s’intéresse aussi bien aux rythmes africains qu’aux musiques du monde, et pour innover, il joue du Gospel aux balafons. Plus tard, par le biais de ses frères aînés jazzmen, il découvre Duke Ellington, Charlie Parker, mais surtout Wes Montgomery qui va fortement influencer la suite de sa carrière. C’est alors qu’on retrouve plus tard le jeune guitariste aux cotés de nombreux virtuoses, dont Manu Dibango. Il se fera connaître par la suite comme leader de plusieurs groupes scolaires, universitaires, et cabarets de Yaoundé à Paris, via Dakar où il aura dirigé l’inoubliable "Oyenga". Après un diplôme d’Ingénieur informaticien à Paris, il se consacre un peu plus à la musique

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La première partie sera assurée par le chanteur Blick Bassy du groupe Macase (découverte RFI 2001, Kora Awards 2003).

Né au Cameroun, Israël Jean-Louis Ava fait ses premiers pas dans la musique en écoutant son père jouer de l’orgue. Cet instrument est très présent dans la famille car son père s’en est servi pour composer des cantiques religieux devenus des standards, et aussi l’hymne de la réunification du pays. L’univers est donc planté pour le jeune Jay Lou qui se mettra naturellement à l’orgue, et donne son premier concert à 14 ans devant un public de plus de plus de mille personnes. Le jeune organiste s’intéresse aussi bien aux rythmes africains qu’aux musiques du monde, et pour innover, il joue du Gospel aux balafons. Plus tard, par le biais de ses frères aînés jazzmen, il découvre Duke Ellington, Charlie Parker, mais surtout Wes Montgomery qui va fortement influencer la suite de sa carrière. C’est alors qu’on retrouve plus tard le jeune guitariste aux cotés de nombreux virtuoses, dont Manu Dibango. Il se fera connaître par la suite comme leader de plusieurs groupes scolaires, universitaires, et cabarets de Yaoundé à Paris, via Dakar où il aura dirigé l’inoubliable "Oyenga". Après un diplôme d’Ingénieur informaticien à Paris, il se consacre un peu plus à la musique

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