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Menaces sur la biodiversité dans le Nord


Une plate-forme pour la conservation de la biodiversité locale en gestation.

«La dégradation du sol, la disparition du couvert végétal dans la savane sèche, le surpâturage, les feux de brousse, l’utilisation des techniques agricoles inadaptées à l’écologie, le braconnage ont pris de l’ampleur dans la région du Nord». Cette déclaration du représentant du gouverneur de la région du Nord, Ivan Pierre Migne, montre à quel point la biodiversité se porte mal dans la région du Nord. En effet, la délégation régionale des Forêts et de la faune a organisé le 4 décembre 2008 dans la salle des conférences de l’Ecole de faune de Garoua les travaux de création d’une plate-forme pour une concertation entre les populations, les administrations partenaires des organisations non gouvernementales (Ong) et la région du Nord.
Selon le délégué régional du Minfof, Juoullier Zourmba, «la gestion de ressources forestières et fauniques est en continuelle dégradation. Sur l’ensemble des 29 000 km2 des parcs nationaux et zones d’intérêt cynégétique (Zic), les 2/3 de la biodiversité sont illégalement exploités». En effet, la région de Rey-Bouba connaît un orpaillage (campement des personnes dans une aire protégée) sans précèdent. On y dénombre environ 200 campements construits par des orpaillages, soit 9 villages qui comptent 9 communautés. Les hommes, femmes et enfants qui y sont installés pratiquent l’élevage, l’agriculture, la pêche et la chasse de manière illégale. Par ailleurs, ils font venir des gens d’autres villages et des pays voisins tels le Nigeria, le Tchad, la Centrafrique.

Chasseurs
Tout récemment déjà, au terme de l’atelier régional de validation du plan d’aménagement du parc national de Bouba Ndjidda et sa zone périphérique, l’on a constaté que les «principaux acteurs sont les chasseurs venant des régions lointaines. Ils bénéficient parfois de la complicité des populations riveraines. C’est surtout en saison des pluies, lorsque la surveillance du parc et des zones d’intérêt cynégétique à gestion communautaire est lâche du fait de l’impraticabilité des pistes que les braconniers opèrent. Pendant cette période, les braconniers s’installent dans le parc, boucanent sur place le gibier prélevé qu’ils vont vendre clandestinement dans les villages […] Les braconniers recherchent surtout les moyens et grands mammifères (les bubales, buffles, élans de derby, hippotragus, cobes de Buffon) pour leur viande et/ou pour leurs trophées (défenses d’éléphant, cornes d’antilope, etc.». Ainsi, entre 2007 et le 2ème semestre 2008, 4 éléphants (100% femelle) et 3 élans de derby ont été abattus. 

Par Dieudonné BAYANG (Cp)

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Une plate-forme pour la conservation de la biodiversité locale en gestation.

«La dégradation du sol, la disparition du couvert végétal dans la savane sèche, le surpâturage, les feux de brousse, l’utilisation des techniques agricoles inadaptées à l’écologie, le braconnage ont pris de l’ampleur dans la région du Nord». Cette déclaration du représentant du gouverneur de la région du Nord, Ivan Pierre Migne, montre à quel point la biodiversité se porte mal dans la région du Nord. En effet, la délégation régionale des Forêts et de la faune a organisé le 4 décembre 2008 dans la salle des conférences de l’Ecole de faune de Garoua les travaux de création d’une plate-forme pour une concertation entre les populations, les administrations partenaires des organisations non gouvernementales (Ong) et la région du Nord.
Selon le délégué régional du Minfof, Juoullier Zourmba, «la gestion de ressources forestières et fauniques est en continuelle dégradation. Sur l’ensemble des 29 000 km2 des parcs nationaux et zones d’intérêt cynégétique (Zic), les 2/3 de la biodiversité sont illégalement exploités». En effet, la région de Rey-Bouba connaît un orpaillage (campement des personnes dans une aire protégée) sans précèdent. On y dénombre environ 200 campements construits par des orpaillages, soit 9 villages qui comptent 9 communautés. Les hommes, femmes et enfants qui y sont installés pratiquent l’élevage, l’agriculture, la pêche et la chasse de manière illégale. Par ailleurs, ils font venir des gens d’autres villages et des pays voisins tels le Nigeria, le Tchad, la Centrafrique.

Chasseurs
Tout récemment déjà, au terme de l’atelier régional de validation du plan d’aménagement du parc national de Bouba Ndjidda et sa zone périphérique, l’on a constaté que les «principaux acteurs sont les chasseurs venant des régions lointaines. Ils bénéficient parfois de la complicité des populations riveraines. C’est surtout en saison des pluies, lorsque la surveillance du parc et des zones d’intérêt cynégétique à gestion communautaire est lâche du fait de l’impraticabilité des pistes que les braconniers opèrent. Pendant cette période, les braconniers s’installent dans le parc, boucanent sur place le gibier prélevé qu’ils vont vendre clandestinement dans les villages […] Les braconniers recherchent surtout les moyens et grands mammifères (les bubales, buffles, élans de derby, hippotragus, cobes de Buffon) pour leur viande et/ou pour leurs trophées (défenses d’éléphant, cornes d’antilope, etc.». Ainsi, entre 2007 et le 2ème semestre 2008, 4 éléphants (100% femelle) et 3 élans de derby ont été abattus. 

Par Dieudonné BAYANG (Cp)

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«La dégradation du sol, la disparition du couvert végétal dans la savane sèche, le surpâturage, les feux de brousse, l’utilisation des techniques agricoles inadaptées à l’écologie, le braconnage ont pris de l’ampleur dans la région du Nord». Cette déclaration du représentant du gouverneur de la région du Nord, Ivan Pierre Migne, montre à quel point la biodiversité se porte mal dans la région du Nord. En effet, la délégation régionale des Forêts et de la faune a organisé le 4 décembre 2008 dans la salle des conférences de l’Ecole de faune de Garoua les travaux de création d’une plate-forme pour une concertation entre les populations, les administrations partenaires des organisations non gouvernementales (Ong) et la région du Nord.
Selon le délégué régional du Minfof, Juoullier Zourmba, «la gestion de ressources forestières et fauniques est en continuelle dégradation. Sur l’ensemble des 29 000 km2 des parcs nationaux et zones d’intérêt cynégétique (Zic), les 2/3 de la biodiversité sont illégalement exploités». En effet, la région de Rey-Bouba connaît un orpaillage (campement des personnes dans une aire protégée) sans précèdent. On y dénombre environ 200 campements construits par des orpaillages, soit 9 villages qui comptent 9 communautés. Les hommes, femmes et enfants qui y sont installés pratiquent l’élevage, l’agriculture, la pêche et la chasse de manière illégale. Par ailleurs, ils font venir des gens d’autres villages et des pays voisins tels le Nigeria, le Tchad, la Centrafrique.

Chasseurs
Tout récemment déjà, au terme de l’atelier régional de validation du plan d’aménagement du parc national de Bouba Ndjidda et sa zone périphérique, l’on a constaté que les «principaux acteurs sont les chasseurs venant des régions lointaines. Ils bénéficient parfois de la complicité des populations riveraines. C’est surtout en saison des pluies, lorsque la surveillance du parc et des zones d’intérêt cynégétique à gestion communautaire est lâche du fait de l’impraticabilité des pistes que les braconniers opèrent. Pendant cette période, les braconniers s’installent dans le parc, boucanent sur place le gibier prélevé qu’ils vont vendre clandestinement dans les villages […] Les braconniers recherchent surtout les moyens et grands mammifères (les bubales, buffles, élans de derby, hippotragus, cobes de Buffon) pour leur viande et/ou pour leurs trophées (défenses d’éléphant, cornes d’antilope, etc.». Ainsi, entre 2007 et le 2ème semestre 2008, 4 éléphants (100% femelle) et 3 élans de derby ont été abattus. 

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Selon le délégué régional du Minfof, Juoullier Zourmba, «la gestion de ressources forestières et fauniques est en continuelle dégradation. Sur l’ensemble des 29 000 km2 des parcs nationaux et zones d’intérêt cynégétique (Zic), les 2/3 de la biodiversité sont illégalement exploités». En effet, la région de Rey-Bouba connaît un orpaillage (campement des personnes dans une aire protégée) sans précèdent. On y dénombre environ 200 campements construits par des orpaillages, soit 9 villages qui comptent 9 communautés. Les hommes, femmes et enfants qui y sont installés pratiquent l’élevage, l’agriculture, la pêche et la chasse de manière illégale. Par ailleurs, ils font venir des gens d’autres villages et des pays voisins tels le Nigeria, le Tchad, la Centrafrique.

Chasseurs
Tout récemment déjà, au terme de l’atelier régional de validation du plan d’aménagement du parc national de Bouba Ndjidda et sa zone périphérique, l’on a constaté que les «principaux acteurs sont les chasseurs venant des régions lointaines. Ils bénéficient parfois de la complicité des populations riveraines. C’est surtout en saison des pluies, lorsque la surveillance du parc et des zones d’intérêt cynégétique à gestion communautaire est lâche du fait de l’impraticabilité des pistes que les braconniers opèrent. Pendant cette période, les braconniers s’installent dans le parc, boucanent sur place le gibier prélevé qu’ils vont vendre clandestinement dans les villages […] Les braconniers recherchent surtout les moyens et grands mammifères (les bubales, buffles, élans de derby, hippotragus, cobes de Buffon) pour leur viande et/ou pour leurs trophées (défenses d’éléphant, cornes d’antilope, etc.». Ainsi, entre 2007 et le 2ème semestre 2008, 4 éléphants (100% femelle) et 3 élans de derby ont été abattus. 

Par Dieudonné BAYANG (Cp)

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Kaiser : Nous, imitateurs, n’avons jamais été inquiétés

Le promoteur de « La nuit des imitateurs » donne des indications sur l’événement que le cinéma théâtre Abbia accueille ce soir.
Propos recueillis par J.B.A. –




De quoi sera faite la nuit des imitateurs?
En plus de plusieurs manifestations greffées à cette cinquième édition, telles que le football la nuit sera faite d’une bamboula des imitateurs et, partant, de tous les humoristes confondus. Question d’établir des échanges entre humoristes et de voir quelle direction nous prenons. Car, la nuit des imitateurs fait office provisoire de la fête de l’humour.

Pouvez-vous nous expliquer le concept de la nuit des imitateurs?
Au Cameroun, on sait qu’il y a des imitateurs et ceux qui les imitent. Or, ici, on parle des professionnels, ceux-là qui peignent la société en imitant des personnalités. En nous retrouvant sur un même podium, nous en profitons pour corriger les mœurs.

Pourquoi ne vous mettez-vous pas ensemble avec ceux qui organisent d’autres rendez-vous d’humoristes tels que le Fescarhy ou Yaoundé Fou Rire?
Je voudrais préciser que les mouvements d’humoristes au Cameroun ont été initiés par mon alter ego Michékan l’Africain et moi. L’on parlait au temps du Festirire. Puis La nuit des imitateurs et Mourir de rire qui fait le plaisir de beaucoup de téléspectateurs de la Crtv. Retrouve-t-on les têtes pensantes de l’humour dans les autres festivals comme chez nous où l’on retrouve, entre autres, le Keguégué International, Ntou Nfinga, Antonio, Hoga? Ceux-là qui font vraiment rire. D’ailleurs, ils seront ce soir à la nuit des imitateurs que nous organisons au cinéma théâtre Abbia. Nous donnerons aussi l’occasion aux jeunes de s’exprimer afin d’assurer la relève. A l’instar de Djacass, Djoudjou Kalaba.

Rendu à la cinquième édition, quel est le chemin parcouru depuis la première édition?
D’emblée, on a réussi à drainer beaucoup de monde. Mais, le meilleur est à venir. Car, il faut imposer l’humour, à travers de tels mouvements. Quant au feedback de notre profession, les risques peuvent être énormes. En ce qui concerne le trio le plus en vue, notamment Antonio, Michékan et moi, nous n’avons jamais été inquiétés parce que nous travaillons nos textes. Nous savons ce qu’il faut dire et ce qu’il ne faut pas. Nous sommes des donneurs de leçons. Mais, nous évitons l’invective.

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