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Yaoundé : Nouvelles casses à la Briqueterie

La Communauté urbaine a procédé à la démolition de plusieurs habitations hier au lieu dit "Derrière Combattant" après celles d’août dernier.

Nouvelle année… nouvelles casses ! Tel pourrait être le credo des populations du lieu dit "Derrière combattant" à Yaoundé. Après le passage de "l’engin destructeur" de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) dans la matinée d’hier, mercredi 14 janvier – sous le regard du délégué du gouvernement Gilbert Tsimi Evouna, apprend-on des riverains – les habitants des maisons totalement ou partiellement détruites s’attelaient encore en début d’après-midi, à sauver ce qui pouvait l’être dans les décombres : tôles, planches, fers à béton, meubles, etc. Le site ressemblait à un véritable chantier, faisant face au terrain vague situé non loin du Palais des sports où des parpaings sont amassés. Vestiges d’autres démolitions effectuées en août dernier. Comme l’année dernière, le passage de la pelleteuse mécanique s’est accompagné de multiples récriminations.

Si nombreux sont les habitants qui reconnaissent avoir été avertis de leur déguerpissement depuis…novembre dernier, beaucoup indexent la Cuy qui n’aurait pas préciser le sursis. "Ils sont venus mettre les croix en novembre, sans aucune date. Ils reviennent ensuite deux mois plus tard nous dire qu’on a 24h pour quitter les lieux !", s’insurge Yannick B, désormais sans domicile. D’autres sources affirment pourtant que les croix mentionnaient le jour de la démolition. "Les croix qu’ils ont mises en novembre disaient qu’ils allaient passer le 5 janvier. Or, ce n’est qu’avant-hier [lundi 12 janvier, Ndlr], qu’ils sont venus mettre de nouvelles croix", affirme de son côté Marc Essono dont l’immeuble, collé à celui de la pharmacie de la Brique et qui abritait une boutique de vente de motos, a été rasée. Seule la charpente était encore debout. Cependant, certains habitants disent avoir été pris au dépourvus, notamment ceux dont les habitations n’étaient pas concernées par l’acte de déguerpir.

Sursis
"Ce n’est que lundi qu’ils sont venus mettre les croix, nous laissant juste un jour pour partir. On n’a nul endroit où aller maintenant. On observe la nature en attendant que Dieu nous aide", s’écrie Moussa. "On dit que Yaoundé va devenir comme Paris, alors que Yaoundé était d’abord un village. On chasse les bâtisseurs de la ville, pour qu’on aille où ? Dormir dans la rue?", Jette une vieille dame, amère. Non loin d’elle, est stationné un véhicule de la Garde présidentielle (Gp) dans lequel plusieurs hommes chargent des tôles. "C’est un membre de la famille qui nous a prêté ce camion pour transporter nos effets", déclare M Tsama, dont la famille vit sur ces terres depuis 25 ans. Debout au milieu des meubles et autres affaires, ce dernier regarde avec un air triste le tas de gravats où se trouvait sa maison jadis.

"Mon immeuble a été démoli alors que je suis propriétaire d’un titre foncier et d’un permis de bâtir ! Le délégué a toujours dit que ceux qui ont un titre foncier seront "certainement dédommagés". J’attends", affirme Marc Essono. Alors que les populations affichent des mines affligées, les jeunes du quartier s’en donnent à coeur joie, récupérant du matériel qu’ils iront revendre après. Seules quelques concessions ont été épargnées par la Cuy. "C’est juste un sursis car on s’attend à être détruit à tout moment", lâche un homme, laconique. C’est dire que l’épée de Damoclès reste suspendue au-dessus des têtes de ces habitants, surtout que le délégué du gouvernement a promis de "mettre le pied sur l’accélérateur en 2009" en matière de démolitions.

Patricia Ngo Ngouem

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Yaoundé : Nouvelles casses à la Briqueterie

La Communauté urbaine a procédé à la démolition de plusieurs habitations hier au lieu dit "Derrière Combattant" après celles d’août dernier.

Nouvelle année… nouvelles casses ! Tel pourrait être le credo des populations du lieu dit "Derrière combattant" à Yaoundé. Après le passage de "l’engin destructeur" de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) dans la matinée d’hier, mercredi 14 janvier – sous le regard du délégué du gouvernement Gilbert Tsimi Evouna, apprend-on des riverains – les habitants des maisons totalement ou partiellement détruites s’attelaient encore en début d’après-midi, à sauver ce qui pouvait l’être dans les décombres : tôles, planches, fers à béton, meubles, etc. Le site ressemblait à un véritable chantier, faisant face au terrain vague situé non loin du Palais des sports où des parpaings sont amassés. Vestiges d’autres démolitions effectuées en août dernier. Comme l’année dernière, le passage de la pelleteuse mécanique s’est accompagné de multiples récriminations.

Si nombreux sont les habitants qui reconnaissent avoir été avertis de leur déguerpissement depuis…novembre dernier, beaucoup indexent la Cuy qui n’aurait pas préciser le sursis. "Ils sont venus mettre les croix en novembre, sans aucune date. Ils reviennent ensuite deux mois plus tard nous dire qu’on a 24h pour quitter les lieux !", s’insurge Yannick B, désormais sans domicile. D’autres sources affirment pourtant que les croix mentionnaient le jour de la démolition. "Les croix qu’ils ont mises en novembre disaient qu’ils allaient passer le 5 janvier. Or, ce n’est qu’avant-hier [lundi 12 janvier, Ndlr], qu’ils sont venus mettre de nouvelles croix", affirme de son côté Marc Essono dont l’immeuble, collé à celui de la pharmacie de la Brique et qui abritait une boutique de vente de motos, a été rasée. Seule la charpente était encore debout. Cependant, certains habitants disent avoir été pris au dépourvus, notamment ceux dont les habitations n’étaient pas concernées par l’acte de déguerpir.

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"Ce n’est que lundi qu’ils sont venus mettre les croix, nous laissant juste un jour pour partir. On n’a nul endroit où aller maintenant. On observe la nature en attendant que Dieu nous aide", s’écrie Moussa. "On dit que Yaoundé va devenir comme Paris, alors que Yaoundé était d’abord un village. On chasse les bâtisseurs de la ville, pour qu’on aille où ? Dormir dans la rue?", Jette une vieille dame, amère. Non loin d’elle, est stationné un véhicule de la Garde présidentielle (Gp) dans lequel plusieurs hommes chargent des tôles. "C’est un membre de la famille qui nous a prêté ce camion pour transporter nos effets", déclare M Tsama, dont la famille vit sur ces terres depuis 25 ans. Debout au milieu des meubles et autres affaires, ce dernier regarde avec un air triste le tas de gravats où se trouvait sa maison jadis.

"Mon immeuble a été démoli alors que je suis propriétaire d’un titre foncier et d’un permis de bâtir ! Le délégué a toujours dit que ceux qui ont un titre foncier seront "certainement dédommagés". J’attends", affirme Marc Essono. Alors que les populations affichent des mines affligées, les jeunes du quartier s’en donnent à coeur joie, récupérant du matériel qu’ils iront revendre après. Seules quelques concessions ont été épargnées par la Cuy. "C’est juste un sursis car on s’attend à être détruit à tout moment", lâche un homme, laconique. C’est dire que l’épée de Damoclès reste suspendue au-dessus des têtes de ces habitants, surtout que le délégué du gouvernement a promis de "mettre le pied sur l’accélérateur en 2009" en matière de démolitions.

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La Communauté urbaine a procédé à la démolition de plusieurs habitations hier au lieu dit "Derrière Combattant" après celles d’août dernier.

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Si nombreux sont les habitants qui reconnaissent avoir été avertis de leur déguerpissement depuis…novembre dernier, beaucoup indexent la Cuy qui n’aurait pas préciser le sursis. "Ils sont venus mettre les croix en novembre, sans aucune date. Ils reviennent ensuite deux mois plus tard nous dire qu’on a 24h pour quitter les lieux !", s’insurge Yannick B, désormais sans domicile. D’autres sources affirment pourtant que les croix mentionnaient le jour de la démolition. "Les croix qu’ils ont mises en novembre disaient qu’ils allaient passer le 5 janvier. Or, ce n’est qu’avant-hier [lundi 12 janvier, Ndlr], qu’ils sont venus mettre de nouvelles croix", affirme de son côté Marc Essono dont l’immeuble, collé à celui de la pharmacie de la Brique et qui abritait une boutique de vente de motos, a été rasée. Seule la charpente était encore debout. Cependant, certains habitants disent avoir été pris au dépourvus, notamment ceux dont les habitations n’étaient pas concernées par l’acte de déguerpir.

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"Ce n’est que lundi qu’ils sont venus mettre les croix, nous laissant juste un jour pour partir. On n’a nul endroit où aller maintenant. On observe la nature en attendant que Dieu nous aide", s’écrie Moussa. "On dit que Yaoundé va devenir comme Paris, alors que Yaoundé était d’abord un village. On chasse les bâtisseurs de la ville, pour qu’on aille où ? Dormir dans la rue?", Jette une vieille dame, amère. Non loin d’elle, est stationné un véhicule de la Garde présidentielle (Gp) dans lequel plusieurs hommes chargent des tôles. "C’est un membre de la famille qui nous a prêté ce camion pour transporter nos effets", déclare M Tsama, dont la famille vit sur ces terres depuis 25 ans. Debout au milieu des meubles et autres affaires, ce dernier regarde avec un air triste le tas de gravats où se trouvait sa maison jadis.

"Mon immeuble a été démoli alors que je suis propriétaire d’un titre foncier et d’un permis de bâtir ! Le délégué a toujours dit que ceux qui ont un titre foncier seront "certainement dédommagés". J’attends", affirme Marc Essono. Alors que les populations affichent des mines affligées, les jeunes du quartier s’en donnent à coeur joie, récupérant du matériel qu’ils iront revendre après. Seules quelques concessions ont été épargnées par la Cuy. "C’est juste un sursis car on s’attend à être détruit à tout moment", lâche un homme, laconique. C’est dire que l’épée de Damoclès reste suspendue au-dessus des têtes de ces habitants, surtout que le délégué du gouvernement a promis de "mettre le pied sur l’accélérateur en 2009" en matière de démolitions.

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Si nombreux sont les habitants qui reconnaissent avoir été avertis de leur déguerpissement depuis…novembre dernier, beaucoup indexent la Cuy qui n’aurait pas préciser le sursis. "Ils sont venus mettre les croix en novembre, sans aucune date. Ils reviennent ensuite deux mois plus tard nous dire qu’on a 24h pour quitter les lieux !", s’insurge Yannick B, désormais sans domicile. D’autres sources affirment pourtant que les croix mentionnaient le jour de la démolition. "Les croix qu’ils ont mises en novembre disaient qu’ils allaient passer le 5 janvier. Or, ce n’est qu’avant-hier [lundi 12 janvier, Ndlr], qu’ils sont venus mettre de nouvelles croix", affirme de son côté Marc Essono dont l’immeuble, collé à celui de la pharmacie de la Brique et qui abritait une boutique de vente de motos, a été rasée. Seule la charpente était encore debout. Cependant, certains habitants disent avoir été pris au dépourvus, notamment ceux dont les habitations n’étaient pas concernées par l’acte de déguerpir.

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"Ce n’est que lundi qu’ils sont venus mettre les croix, nous laissant juste un jour pour partir. On n’a nul endroit où aller maintenant. On observe la nature en attendant que Dieu nous aide", s’écrie Moussa. "On dit que Yaoundé va devenir comme Paris, alors que Yaoundé était d’abord un village. On chasse les bâtisseurs de la ville, pour qu’on aille où ? Dormir dans la rue?", Jette une vieille dame, amère. Non loin d’elle, est stationné un véhicule de la Garde présidentielle (Gp) dans lequel plusieurs hommes chargent des tôles. "C’est un membre de la famille qui nous a prêté ce camion pour transporter nos effets", déclare M Tsama, dont la famille vit sur ces terres depuis 25 ans. Debout au milieu des meubles et autres affaires, ce dernier regarde avec un air triste le tas de gravats où se trouvait sa maison jadis.

"Mon immeuble a été démoli alors que je suis propriétaire d’un titre foncier et d’un permis de bâtir ! Le délégué a toujours dit que ceux qui ont un titre foncier seront "certainement dédommagés". J’attends", affirme Marc Essono. Alors que les populations affichent des mines affligées, les jeunes du quartier s’en donnent à coeur joie, récupérant du matériel qu’ils iront revendre après. Seules quelques concessions ont été épargnées par la Cuy. "C’est juste un sursis car on s’attend à être détruit à tout moment", lâche un homme, laconique. C’est dire que l’épée de Damoclès reste suspendue au-dessus des têtes de ces habitants, surtout que le délégué du gouvernement a promis de "mettre le pied sur l’accélérateur en 2009" en matière de démolitions.

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Dans les secrets du Kondre

Celui qui découvre le mets dénommé kondré au hasard d’une rencontre gastronomique, se rend à l’évidence qu’il s’agit d’un repas qui présente des doigts de plantains sur lesquels trône de la viande cuite à point. Il aura, certes, la boulimie si les senteurs odorantes, résultant des ingrédients qui y ont été introduits pendant la cuisson, l’enivrent. –

La préparation du repas est simple. Le cuisinier ou la ménagère procède au choix de la variété de plantain à utiliser. Il a à sa portée, french géant (longs doigts), french moyen (doigts moyens) et cornes (courts doigts et gros), très sollicités pour la préparation du mets du plantain pilé. Après avoir épluché les doigts, il les met de côté. Il choisit ensuite le type de viande nécessaire pour la cuisson. L’éventail de choix est large : la viande de la chèvre ou du mouton ; du bœuf ou les tripes (intestins et autres viscères) ; du gibier ; du porc, (d’aucuns préfèrent les côtelettes). Dans les ménages et food eating house, où les fins gourmets ont un goût prononcé pour les repas raffinés, la préparation des condiments pour relever le goût est nécessaire. Après ces étapes, le composé alimentaire est introduit dans une marmite qui est portée au feu. Les amateurs du repas préfèrent le feu du bois à celui de la cuisinière à gaz. Car il cuit l’aliment à fond.
Dans le département de la Menoua, la viande du porc graisseuse est très prisée pour la préparation du kondre. Dans certains ménages, certains gourmets ne s’embarrassent pas des condiments pour sa cuisson. “ Un kondre digne de ce nom est celui qui, après la cuisson, les doigts de plantains se trouvant au fond de la marmite, sont gorgés d’huile rouge et enduits de graisse sortie de la chair adipeuse ”, confie un fin gourmet.
Dans le groupement Baleveng, le kondré viande du chien est très apprécié. Il se consomme les jours de marché. Le secteur de vente est connu des consommateurs. Selon certaines indiscrétions, sa préparation est complexe. “ Certaines plantes médicamenteuses et de l’huile de palmiste de couleur noire rentrent dans la préparation ”, confie un consommateur.
Avec quoi arroser le kondre ? Tous les breuvages sont intéressants : les boissons sucrées, la bière, le vin de palme et de raphia. Le vin rouge fixe le goût du kondre sur le palais et développe ses arômes dans toute la cavité bucconasale. Pour les connaisseurs, il faut choisir un vin âpre et à forte personnalité, un Bordeaux de préférence… Certains snobs mêlent le champagne à ce mets.
Le kondré porc ou chèvre… sont les mets de prédilection servis à l’Ouest pendant les funérailles. D’un terroir à l’autre, il traduit une seule et même réalité : la joie de vivre. C’est sans doute pourquoi les restaurants et autres gargotes sont la mode dans les villes camerounaises. Mais, en la matière, rien ne vaut un plat de kondre par amour pour quelqu’un qu’on aime. “ Le kondre-viande du chien est un médicament. Il préserve contre les attaques sorcières ”, confie un marabout. 

Par Azap Ndongo

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