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Opération épervier : Kofi Annan appelé au secours d’Olanguena Awono

La famille de l’ancien ministre de la Santé détenu à Yaoundé a saisi l’ex Sg de l’Onu qui s’investit contre la torture.

C’est à Kofi Annan, président de la Fondation de soutien à l’Organisation Mondiale contre la torture qu’a été adressé le 26 octobre 2008, la demande d’intercession de celle qui se présente comme une parente d’Urbain Olanguena Awono. La lettre dont Mutations a pu se procurer copie, est signée de Bernadette Ngono, enseignante de mathématiques à l’Université de Rouen. Elle dit en effet être la sœur de l’épouse de l’ex ministre de la Santé publique. Dans la lettre de deux pages qui a valeur de plaidoyer, elle revient sur les circonstances de l’interpellation du ministre de la Santé qui s’est faite dans des " conditions d’une extrême brutalité avec un objectif évident de le soumettre ainsi que toute sa petite famille, à de profondes humiliations. " Dans le détail, elle indique la présence des caméras de télévision lors de son arrestation, les images exposant l’ex-Minsanté dans une geôle " comme un animal à foire étalé sur un matelas douteux à même le sol ", les articles de presse…. Toutes choses qui ont déteint sur le moral de la famille de celui qui selon elle a " consacré toute son énergie pour que le Cameroun retrouve enfin la place qui devait être la sienne en Afrique ".

Elle déroule les bons points engrangés par Urbain Olanguena Awono du temps où il était le "Monsieur santé" au Cameroun. Elle cite entre autres, les campagnes d’éducation et l’accès aux soins qui, de l’avis de son beau-frère, pouvaient permettre de lutter efficacement contre le Sida. Les campagnes de vaccination, de distribution de moustiquaires imprégnées et l’éducation pour venir à bout du paludisme. La formation des agents sanitaires, la distribution des soins dans les lieux les plus reculés…étaient ces chevaux de bataille. Des actions qui ne sont malheureusement pas reconnues à cet homme qui est un "être infatigable, intransigeant face aux lenteurs qui nous caractérisent parfois."

Elle estime que le prétexte du détournement de deniers publics consacrés à la lutte contre le Sida brandi par les autorités, qui semblait s’inscrire dans "le projet ambitieux" de lutter contre la corruption, n’en est pas un. Puisque, rappelle-t-elle, le 07 mai 2008 le Président du Fonds mondial de lutte contre le Sida indiquait dans un communiqué que sa structure ne constatait aucun acte de mauvaise gestion des sommes allouées au Cameroun. "Monsieur Olanguena, raconte-t-elle, avait retrouvé un certain espoir de voir la justice de son pays reconnaître enfin qu’il ne pouvait être ce criminel de haut vol désigné à la vindicte populaire." Elle stigmatise aussi les délais d’instruction du dossier et notamment les délais de détention provisoire organisés par le code de procédure pénale. " Les six mois de détention provisoire se sont écoulés depuis le 09 octobre. Urbain Olanguena est toujours en prison. "

Drame familial
Bernadette Ngono qui est par ailleurs chargée de la formation des enseignants à l’Institut de formation des maîtres à Rouen plaide donc pour que l’ex-Ministre de la Santé publique soit jugé sur les faits qui lui sont reprochés et ceci dans la transparence. Allusion faite au caractère partial qui anime l’essentiel des procédures instruites dans le cadre de l’opération épervier. " Si les faits qui lui sont reprochés ne peuvent être prouvés plaide-t-elle, que l’on ne tue pas en lui cette capacité d’action qui le caractérise en faisant traîner au maximum sa détention. "
La sœur de l’épouse de l’ex-Minsanté qui se fait visiblement le porte-voix de la famille Olanguena demande à Kofi Annan de s’activer pour que leur "fils" ne vienne pas allonger la longue liste des oubliés des geôles africaines.

Elle souhaite aussi qu’Urbain Olanguena bénéficie des droits de tout prisonnier en référence aux mesures de réclusion décidées à son endroit. "Lui qui s’est battu pour l’accès aux soins des Camerounais n’y a pas droit s’exclame-t-elle." Elle fait remarquer que les visites familiales sont restreintes. Et même que le fils d’Olanguena qui a réussi au Bac avec mention au mois de juin dernier, n’a pas eu le droit d’être serré dans les bras de son père lors de ses vacances au Cameroun. Ces nombreuses frustrations de la famille Olanguena ne sont pas opportunes puisque conclut-elle, " le Cameroun ne mérite pas de voir ressurgir les vieux démons, ceux d’une époque que l’on croyait révolue et qui a vu disparaître tant de ses fils. "

La fondation que préside Koffi Annan a diligenté des enquêtes au Cameroun. Une phase qui est déjà à son terme. On indique que la réaction de la structure que préside Koffi Annan pour le cas Awono ne saurait tarder. Ce d’autant que nos sources indiquent que des mesures d’humanisation des conditions de détention des prisonniers spéciaux sont en train d’être prises à l’instigation de la Fondation de l’ex Sg de l’Onu et de l’Union européenne.
Nous avons joint hier au téléphone Bernadette Ngono à Rouen pour s’enquérir des suites qui avaient été données à sa lettre. Courtoise, elle n’a pas manqué de marquer sa surprise quant à la connaissance par la presse des démarches engagées par elle pour desserrer l’étau autour de son beau-frère que des indiscrétions glanées à Kondengui disent dans un état psychique préoccupant. "Je suis mal placée pour vous donner une réponse qui m’aurait été transmise par une personnalité africaine de ce rang. Si vos informateurs ont pu vous donner ma lettre, ils doivent pouvoir savoir également la suite qui lui a été réservée", a-t-elle lancée en guise de réponse à notre interpellation.

Dieudonné Gaïbaï

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Opération épervier : Kofi Annan appelé au secours d’Olanguena Awono

La famille de l’ancien ministre de la Santé détenu à Yaoundé a saisi l’ex Sg de l’Onu qui s’investit contre la torture.

C’est à Kofi Annan, président de la Fondation de soutien à l’Organisation Mondiale contre la torture qu’a été adressé le 26 octobre 2008, la demande d’intercession de celle qui se présente comme une parente d’Urbain Olanguena Awono. La lettre dont Mutations a pu se procurer copie, est signée de Bernadette Ngono, enseignante de mathématiques à l’Université de Rouen. Elle dit en effet être la sœur de l’épouse de l’ex ministre de la Santé publique. Dans la lettre de deux pages qui a valeur de plaidoyer, elle revient sur les circonstances de l’interpellation du ministre de la Santé qui s’est faite dans des " conditions d’une extrême brutalité avec un objectif évident de le soumettre ainsi que toute sa petite famille, à de profondes humiliations. " Dans le détail, elle indique la présence des caméras de télévision lors de son arrestation, les images exposant l’ex-Minsanté dans une geôle " comme un animal à foire étalé sur un matelas douteux à même le sol ", les articles de presse…. Toutes choses qui ont déteint sur le moral de la famille de celui qui selon elle a " consacré toute son énergie pour que le Cameroun retrouve enfin la place qui devait être la sienne en Afrique ".

Elle déroule les bons points engrangés par Urbain Olanguena Awono du temps où il était le "Monsieur santé" au Cameroun. Elle cite entre autres, les campagnes d’éducation et l’accès aux soins qui, de l’avis de son beau-frère, pouvaient permettre de lutter efficacement contre le Sida. Les campagnes de vaccination, de distribution de moustiquaires imprégnées et l’éducation pour venir à bout du paludisme. La formation des agents sanitaires, la distribution des soins dans les lieux les plus reculés…étaient ces chevaux de bataille. Des actions qui ne sont malheureusement pas reconnues à cet homme qui est un "être infatigable, intransigeant face aux lenteurs qui nous caractérisent parfois."

Elle estime que le prétexte du détournement de deniers publics consacrés à la lutte contre le Sida brandi par les autorités, qui semblait s’inscrire dans "le projet ambitieux" de lutter contre la corruption, n’en est pas un. Puisque, rappelle-t-elle, le 07 mai 2008 le Président du Fonds mondial de lutte contre le Sida indiquait dans un communiqué que sa structure ne constatait aucun acte de mauvaise gestion des sommes allouées au Cameroun. "Monsieur Olanguena, raconte-t-elle, avait retrouvé un certain espoir de voir la justice de son pays reconnaître enfin qu’il ne pouvait être ce criminel de haut vol désigné à la vindicte populaire." Elle stigmatise aussi les délais d’instruction du dossier et notamment les délais de détention provisoire organisés par le code de procédure pénale. " Les six mois de détention provisoire se sont écoulés depuis le 09 octobre. Urbain Olanguena est toujours en prison. "

Drame familial
Bernadette Ngono qui est par ailleurs chargée de la formation des enseignants à l’Institut de formation des maîtres à Rouen plaide donc pour que l’ex-Ministre de la Santé publique soit jugé sur les faits qui lui sont reprochés et ceci dans la transparence. Allusion faite au caractère partial qui anime l’essentiel des procédures instruites dans le cadre de l’opération épervier. " Si les faits qui lui sont reprochés ne peuvent être prouvés plaide-t-elle, que l’on ne tue pas en lui cette capacité d’action qui le caractérise en faisant traîner au maximum sa détention. "
La sœur de l’épouse de l’ex-Minsanté qui se fait visiblement le porte-voix de la famille Olanguena demande à Kofi Annan de s’activer pour que leur "fils" ne vienne pas allonger la longue liste des oubliés des geôles africaines.

Elle souhaite aussi qu’Urbain Olanguena bénéficie des droits de tout prisonnier en référence aux mesures de réclusion décidées à son endroit. "Lui qui s’est battu pour l’accès aux soins des Camerounais n’y a pas droit s’exclame-t-elle." Elle fait remarquer que les visites familiales sont restreintes. Et même que le fils d’Olanguena qui a réussi au Bac avec mention au mois de juin dernier, n’a pas eu le droit d’être serré dans les bras de son père lors de ses vacances au Cameroun. Ces nombreuses frustrations de la famille Olanguena ne sont pas opportunes puisque conclut-elle, " le Cameroun ne mérite pas de voir ressurgir les vieux démons, ceux d’une époque que l’on croyait révolue et qui a vu disparaître tant de ses fils. "

La fondation que préside Koffi Annan a diligenté des enquêtes au Cameroun. Une phase qui est déjà à son terme. On indique que la réaction de la structure que préside Koffi Annan pour le cas Awono ne saurait tarder. Ce d’autant que nos sources indiquent que des mesures d’humanisation des conditions de détention des prisonniers spéciaux sont en train d’être prises à l’instigation de la Fondation de l’ex Sg de l’Onu et de l’Union européenne.
Nous avons joint hier au téléphone Bernadette Ngono à Rouen pour s’enquérir des suites qui avaient été données à sa lettre. Courtoise, elle n’a pas manqué de marquer sa surprise quant à la connaissance par la presse des démarches engagées par elle pour desserrer l’étau autour de son beau-frère que des indiscrétions glanées à Kondengui disent dans un état psychique préoccupant. "Je suis mal placée pour vous donner une réponse qui m’aurait été transmise par une personnalité africaine de ce rang. Si vos informateurs ont pu vous donner ma lettre, ils doivent pouvoir savoir également la suite qui lui a été réservée", a-t-elle lancée en guise de réponse à notre interpellation.

Dieudonné Gaïbaï

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La famille de l’ancien ministre de la Santé détenu à Yaoundé a saisi l’ex Sg de l’Onu qui s’investit contre la torture.

C’est à Kofi Annan, président de la Fondation de soutien à l’Organisation Mondiale contre la torture qu’a été adressé le 26 octobre 2008, la demande d’intercession de celle qui se présente comme une parente d’Urbain Olanguena Awono. La lettre dont Mutations a pu se procurer copie, est signée de Bernadette Ngono, enseignante de mathématiques à l’Université de Rouen. Elle dit en effet être la sœur de l’épouse de l’ex ministre de la Santé publique. Dans la lettre de deux pages qui a valeur de plaidoyer, elle revient sur les circonstances de l’interpellation du ministre de la Santé qui s’est faite dans des " conditions d’une extrême brutalité avec un objectif évident de le soumettre ainsi que toute sa petite famille, à de profondes humiliations. " Dans le détail, elle indique la présence des caméras de télévision lors de son arrestation, les images exposant l’ex-Minsanté dans une geôle " comme un animal à foire étalé sur un matelas douteux à même le sol ", les articles de presse…. Toutes choses qui ont déteint sur le moral de la famille de celui qui selon elle a " consacré toute son énergie pour que le Cameroun retrouve enfin la place qui devait être la sienne en Afrique ".

Elle déroule les bons points engrangés par Urbain Olanguena Awono du temps où il était le "Monsieur santé" au Cameroun. Elle cite entre autres, les campagnes d’éducation et l’accès aux soins qui, de l’avis de son beau-frère, pouvaient permettre de lutter efficacement contre le Sida. Les campagnes de vaccination, de distribution de moustiquaires imprégnées et l’éducation pour venir à bout du paludisme. La formation des agents sanitaires, la distribution des soins dans les lieux les plus reculés…étaient ces chevaux de bataille. Des actions qui ne sont malheureusement pas reconnues à cet homme qui est un "être infatigable, intransigeant face aux lenteurs qui nous caractérisent parfois."

Elle estime que le prétexte du détournement de deniers publics consacrés à la lutte contre le Sida brandi par les autorités, qui semblait s’inscrire dans "le projet ambitieux" de lutter contre la corruption, n’en est pas un. Puisque, rappelle-t-elle, le 07 mai 2008 le Président du Fonds mondial de lutte contre le Sida indiquait dans un communiqué que sa structure ne constatait aucun acte de mauvaise gestion des sommes allouées au Cameroun. "Monsieur Olanguena, raconte-t-elle, avait retrouvé un certain espoir de voir la justice de son pays reconnaître enfin qu’il ne pouvait être ce criminel de haut vol désigné à la vindicte populaire." Elle stigmatise aussi les délais d’instruction du dossier et notamment les délais de détention provisoire organisés par le code de procédure pénale. " Les six mois de détention provisoire se sont écoulés depuis le 09 octobre. Urbain Olanguena est toujours en prison. "

Drame familial
Bernadette Ngono qui est par ailleurs chargée de la formation des enseignants à l’Institut de formation des maîtres à Rouen plaide donc pour que l’ex-Ministre de la Santé publique soit jugé sur les faits qui lui sont reprochés et ceci dans la transparence. Allusion faite au caractère partial qui anime l’essentiel des procédures instruites dans le cadre de l’opération épervier. " Si les faits qui lui sont reprochés ne peuvent être prouvés plaide-t-elle, que l’on ne tue pas en lui cette capacité d’action qui le caractérise en faisant traîner au maximum sa détention. "
La sœur de l’épouse de l’ex-Minsanté qui se fait visiblement le porte-voix de la famille Olanguena demande à Kofi Annan de s’activer pour que leur "fils" ne vienne pas allonger la longue liste des oubliés des geôles africaines.

Elle souhaite aussi qu’Urbain Olanguena bénéficie des droits de tout prisonnier en référence aux mesures de réclusion décidées à son endroit. "Lui qui s’est battu pour l’accès aux soins des Camerounais n’y a pas droit s’exclame-t-elle." Elle fait remarquer que les visites familiales sont restreintes. Et même que le fils d’Olanguena qui a réussi au Bac avec mention au mois de juin dernier, n’a pas eu le droit d’être serré dans les bras de son père lors de ses vacances au Cameroun. Ces nombreuses frustrations de la famille Olanguena ne sont pas opportunes puisque conclut-elle, " le Cameroun ne mérite pas de voir ressurgir les vieux démons, ceux d’une époque que l’on croyait révolue et qui a vu disparaître tant de ses fils. "

La fondation que préside Koffi Annan a diligenté des enquêtes au Cameroun. Une phase qui est déjà à son terme. On indique que la réaction de la structure que préside Koffi Annan pour le cas Awono ne saurait tarder. Ce d’autant que nos sources indiquent que des mesures d’humanisation des conditions de détention des prisonniers spéciaux sont en train d’être prises à l’instigation de la Fondation de l’ex Sg de l’Onu et de l’Union européenne.
Nous avons joint hier au téléphone Bernadette Ngono à Rouen pour s’enquérir des suites qui avaient été données à sa lettre. Courtoise, elle n’a pas manqué de marquer sa surprise quant à la connaissance par la presse des démarches engagées par elle pour desserrer l’étau autour de son beau-frère que des indiscrétions glanées à Kondengui disent dans un état psychique préoccupant. "Je suis mal placée pour vous donner une réponse qui m’aurait été transmise par une personnalité africaine de ce rang. Si vos informateurs ont pu vous donner ma lettre, ils doivent pouvoir savoir également la suite qui lui a été réservée", a-t-elle lancée en guise de réponse à notre interpellation.

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La famille de l’ancien ministre de la Santé détenu à Yaoundé a saisi l’ex Sg de l’Onu qui s’investit contre la torture.

C’est à Kofi Annan, président de la Fondation de soutien à l’Organisation Mondiale contre la torture qu’a été adressé le 26 octobre 2008, la demande d’intercession de celle qui se présente comme une parente d’Urbain Olanguena Awono. La lettre dont Mutations a pu se procurer copie, est signée de Bernadette Ngono, enseignante de mathématiques à l’Université de Rouen. Elle dit en effet être la sœur de l’épouse de l’ex ministre de la Santé publique. Dans la lettre de deux pages qui a valeur de plaidoyer, elle revient sur les circonstances de l’interpellation du ministre de la Santé qui s’est faite dans des " conditions d’une extrême brutalité avec un objectif évident de le soumettre ainsi que toute sa petite famille, à de profondes humiliations. " Dans le détail, elle indique la présence des caméras de télévision lors de son arrestation, les images exposant l’ex-Minsanté dans une geôle " comme un animal à foire étalé sur un matelas douteux à même le sol ", les articles de presse…. Toutes choses qui ont déteint sur le moral de la famille de celui qui selon elle a " consacré toute son énergie pour que le Cameroun retrouve enfin la place qui devait être la sienne en Afrique ".

Elle déroule les bons points engrangés par Urbain Olanguena Awono du temps où il était le "Monsieur santé" au Cameroun. Elle cite entre autres, les campagnes d’éducation et l’accès aux soins qui, de l’avis de son beau-frère, pouvaient permettre de lutter efficacement contre le Sida. Les campagnes de vaccination, de distribution de moustiquaires imprégnées et l’éducation pour venir à bout du paludisme. La formation des agents sanitaires, la distribution des soins dans les lieux les plus reculés…étaient ces chevaux de bataille. Des actions qui ne sont malheureusement pas reconnues à cet homme qui est un "être infatigable, intransigeant face aux lenteurs qui nous caractérisent parfois."

Elle estime que le prétexte du détournement de deniers publics consacrés à la lutte contre le Sida brandi par les autorités, qui semblait s’inscrire dans "le projet ambitieux" de lutter contre la corruption, n’en est pas un. Puisque, rappelle-t-elle, le 07 mai 2008 le Président du Fonds mondial de lutte contre le Sida indiquait dans un communiqué que sa structure ne constatait aucun acte de mauvaise gestion des sommes allouées au Cameroun. "Monsieur Olanguena, raconte-t-elle, avait retrouvé un certain espoir de voir la justice de son pays reconnaître enfin qu’il ne pouvait être ce criminel de haut vol désigné à la vindicte populaire." Elle stigmatise aussi les délais d’instruction du dossier et notamment les délais de détention provisoire organisés par le code de procédure pénale. " Les six mois de détention provisoire se sont écoulés depuis le 09 octobre. Urbain Olanguena est toujours en prison. "

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Bernadette Ngono qui est par ailleurs chargée de la formation des enseignants à l’Institut de formation des maîtres à Rouen plaide donc pour que l’ex-Ministre de la Santé publique soit jugé sur les faits qui lui sont reprochés et ceci dans la transparence. Allusion faite au caractère partial qui anime l’essentiel des procédures instruites dans le cadre de l’opération épervier. " Si les faits qui lui sont reprochés ne peuvent être prouvés plaide-t-elle, que l’on ne tue pas en lui cette capacité d’action qui le caractérise en faisant traîner au maximum sa détention. "
La sœur de l’épouse de l’ex-Minsanté qui se fait visiblement le porte-voix de la famille Olanguena demande à Kofi Annan de s’activer pour que leur "fils" ne vienne pas allonger la longue liste des oubliés des geôles africaines.

Elle souhaite aussi qu’Urbain Olanguena bénéficie des droits de tout prisonnier en référence aux mesures de réclusion décidées à son endroit. "Lui qui s’est battu pour l’accès aux soins des Camerounais n’y a pas droit s’exclame-t-elle." Elle fait remarquer que les visites familiales sont restreintes. Et même que le fils d’Olanguena qui a réussi au Bac avec mention au mois de juin dernier, n’a pas eu le droit d’être serré dans les bras de son père lors de ses vacances au Cameroun. Ces nombreuses frustrations de la famille Olanguena ne sont pas opportunes puisque conclut-elle, " le Cameroun ne mérite pas de voir ressurgir les vieux démons, ceux d’une époque que l’on croyait révolue et qui a vu disparaître tant de ses fils. "

La fondation que préside Koffi Annan a diligenté des enquêtes au Cameroun. Une phase qui est déjà à son terme. On indique que la réaction de la structure que préside Koffi Annan pour le cas Awono ne saurait tarder. Ce d’autant que nos sources indiquent que des mesures d’humanisation des conditions de détention des prisonniers spéciaux sont en train d’être prises à l’instigation de la Fondation de l’ex Sg de l’Onu et de l’Union européenne.
Nous avons joint hier au téléphone Bernadette Ngono à Rouen pour s’enquérir des suites qui avaient été données à sa lettre. Courtoise, elle n’a pas manqué de marquer sa surprise quant à la connaissance par la presse des démarches engagées par elle pour desserrer l’étau autour de son beau-frère que des indiscrétions glanées à Kondengui disent dans un état psychique préoccupant. "Je suis mal placée pour vous donner une réponse qui m’aurait été transmise par une personnalité africaine de ce rang. Si vos informateurs ont pu vous donner ma lettre, ils doivent pouvoir savoir également la suite qui lui a été réservée", a-t-elle lancée en guise de réponse à notre interpellation.

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Coup d’envoi à Mexico de la conférence mondiale sur le sida

MEXICO (AFP) – La conférence mondiale sur le sida, la 17e du genre et la première en Amérique latine, s’est ouverte dimanche soir à Mexico avec des discours vibrants demandant au monde de ne « jamais abandonner le combat » et un engagement de l’Onu à travailler à « mobiliser les fonds ». –

Des danseurs en blanc et rouge, des chanteurs, des tambours et de grandes marionnettes mexicaines avaient lancé la cérémonie à l’auditorium national au centre de Mexico.

Debout, les quelque 5.000 personnes présentes ont applaudi pendant plusieurs minutes Karen Dunaway Gonzalez, la jeune Hondurienne de 12 ans séropositive, venue leur demander au nom des 33 millions de séropositifs dans le monde, des médicaments, d’être acceptés dans les écoles et de ne pas être discriminés.

"Beaucoup d’entre nous voulons être médecins, instituteurs. Je veux être chanteuse, mais réaliser ces rêves ne sera possible que si les médicaments sont garantis, que si l’on nous accepte dans les centres éducatifs et que si l’on nous laisse grandir sans violence, stigmatisation ou discrimination", a-t-elle lancé. "Que nos gouvernements prennent en compte notre opinion et nos besoins", a-t-elle conclu.

Dans la lutte contre le sida, "nous pouvons et nous devons faire mieux", a affirmé d’entrée Pedro Cahn, président de la société internationale du sida, qui organise cette conférence sur le thème "Agir partout maintenant". Il a reconnu qu’"après tant de progrès", le monde ne semblait pas prêt à tenir l’engagement formulé en 2006 par l’Onu d’un accès pour tous au traitement et à la prévention en 2010.

Mais, a-t-il poursuivi, "ne pas tenir ces engagements aura un impact sur des millions de vies, et on ne peut pas permettre que cela arrive". "La victoire est encore à notre portée", a-t-il ajouté. Peter Piot, directeur exécutif de l’Onusida, qui gère le programme de l’Onu sur la pandémie, a pris le relais, citant Bob Marley, le poing levé: "N’abandonnez jamais le combat !"

"Nous entrons dans une nouvelle phase, parce que nous avons maintenant des résultats sur une grande échelle", a-t-il déclaré. "Pour la première fois, moins de gens meurent du sida, et moins de gens sont infectés." "La fin du sida n’est pas en vue", a-t-il ajouté. "Mais nous l’emporterons!"

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a admis qu’"un effort plus important est requis", affirmant que "les budgets devront considérablement augmenter au cours des prochaines décennies". "Comptez sur moi, je travaillerai à mobiliser les fonds, et à ce que le sida reste une priorité pour les Nations unies", a-t-il affirmé.

Enfin le président mexicain Felipe Calderon a été ovationné quand il a annoncé que son gouvernement fournirait gratuitement les médicaments antirétroviraux au séropositifs et qu’il autorisera progressivement les laboratoires pharmaceutiques étrangers à commercialiser leurs médicaments au Mexique, même s’ils n’y ont pas d’unités de production, une obligation jusqu’à ce jour pour vendre ces produits au Mexique.

La conférence réunit jusqu’à vendredi quelque 22.OOO personnes, chercheurs, scientifiques, associatifs, militants et patients qui vont discuter aussi de toutes les questions autour du sida, des recherches sur les traitements ou le vaccin à la discrimination dont souffrent les séropositifs dans plusieurs régions du monde.

La prévention –circoncision, préservatifs…– sera au premier rang des préoccupations. "La prévention de nouvelles infections doit être notre priorité numéro un, notre priorité numéro deux et notre priorité numéro trois", a déclaré dimanche soir l’ex-président du Bostwana Festus Mogae.

Mais on évoquera aussi les défis à affronter pour parvenir, un jour, à trouver un vaccin ou élaborer un gel microbicide.

Le nombre des personnes affectées par le virus atteignait 33 millions en 2007, avec l’an dernier pas moins de 2,7 millions de nouveaux cas. Samedi les chiffres concernant les Etats-Unis ont été révisés à la hausse, de 40.000 personnes infectées à 56.300 en 2006.

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