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Opération épervier : Ce que la justice reproche à Jean-Marie Atangana Mebara

Au centre des enquêtes, l’acquisition d’un aéronef neuf auprès de Boeing, la location d’avions…

ImageMercredi prochain, l’ancien secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr), Jean Marie Atangana Mebara, entamera son neuvième mois d’incarcération à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. 

C’est le 6 août 2008 qu’il a été inculpé, puis placé en détention provisoire par le juge d’instruction, Pascal Magnaguémabé qui marquait ainsi l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien proche collaborateur du chef de l’Etat.
Que reproche concrètement la justice camerounaise à M. Mebara ? Aucune information officielle n’est pour l’instant disponible sur la question, respect du secret de l’instruction oblige, nous apprend-on. Des sources concordantes indiquent cependant que depuis bientôt dix mois, l’ex-Sgpr est maintenu en prison pour des actes qu’il aurait posés du temps où il occupait le poste de secrétaire général à la présidence de la République.
Des actes qui s’articulent autour de cinq chefs d’inculpation. Le premier porte sur une somme de 29 000 000 de dollars Us (environ 12,8 milliards Fcfa, au cours actuel du dollar). Question : M. Mebara a-t-il tenté de détourner cette somme d’argent versée à Gia International Inc Corporation, pour l’acquisition d’un aéronef neuf de marque Bbj-2 auprès de la compagnie Boeing ? Il lui est concrètement reproché d’avoir rompu sans motif légitime le contrat y afférent, conclu entre Camair et Gia et d’avoir donné mandat à Apm de recouvrer ladite somme à des fins inavouées. Tentative qui n’a manqué son effet que grâce à des circonstances indépendantes de sa volonté, l’insolvabilité de la société Gia. Dans l’entourage de M. Mebara, cette accusation est rejetée. L’on affirme que l’argent a été versé en 2001, avant sa prise de fonction. Mais surtout, l’on indique que les instructions ont été données par le président de la République pour récupérer cette somme d’argent. L’ex-Sgpr peut-il donc être poursuivi pour un acte posé après l’accord du président de la République ?  Sur ce point, le camp Mebara remet aussi en cause l’existence d’un "contrat" entre la Camair et Gia. Le débat ici se pose en ces termes : peut-on accuser l’ex-Sgpr d’avoir rompu un contrat dont l’existence reste équivoque ?
Le second grief  porte sur une somme de 4 milliards Fcfa. Question : M. Mebara a-t-il tenté de détourner 4 milliards Fcfa appartenant à l’Etat du Cameroun, en demandant à la Snh de virer ladite somme à la Standard Chartered Bank Cameroon mais au compte de Standard Chartered Bank  Cameroon New York en remboursement des créances de Ansett (loueur d’avions) sur la Camair, prétendument payées par cet établissement bancaire ? La tentative n’aurait manqué son effet que grâce à la vigilance de l’Adg de la Snh qui a exigé les justificatifs. Sur ce volet, les arguments de défense de l’ex-Sgpr mettent en avant la décision du ministre des Finances autorisant le déblocage de la somme de 3.342.486.530 Fcfa au profit de la Camair qui indique que la Standard Bank a bien avancé de l’argent à la Camair.
Troisième grief : M. Mebara, avec Hubert Otélé Essomba, a-t-il détourné la somme de 1,5 milliard Fcfa, somme d’argent virée par la Snh dans les comptes de la société Apm, prétendument pour payer des arriérés de loyers dus par la Camair à Ansett ? Curiosité relevée par ses poursuivants, aucune trace dudit paiement n’apparaît dans les livres de la Camair. Faux, rétorque-t-on dans l’entourage de l’ex-Sgpr, un relevé des comptes certifiés de la Camair prouve que ce paiement est bien comptabilisé dans les livres de la Camair, indique-t-on. En outre, souligne-t-on, la lettre de confirmation de la société Ansett indique que ladite somme a bien été reçue.
Deux autres actes imputés à M. Mebara complètent les cinq griefs retenus contre lui. Le premier l’accuse, avec l’ancien ambassadeur, Jérôme Mendouga d’avoir fait virer la somme de 720 millions Fcfa à l’ambassade du Cameroun à Washington, sans un justificatif d’utilisation. Le second, d’avoir retenu le différentiel de 657 511 470 Fcfa des 4 milliards Fcfa qu’il a fait virer par la Snh au profit de Ansett en paiement des créances de cette dernière sur la Camair. Sur le premier point, les arguments de défense mis sur pied par le staff de l’ex-Sgpr s’appuient sur un mémoire de l’ancien ambassadeur Jérôme Mendouga qui confirme la réception de l’argent et indique son utilisation. L’on apprend, au sujet du dernier point, que le virement de 6.097 960 euros ordonné par l’Adg de la Snh à la demande de M. Mebara a été fait de banque à banque.
L’ensemble des sommes au centre de cette affaire s’élève à une vingtaine de milliards de Fcfa dont l’utilisation doit être clarifiée.

Claude Tadjon

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Au centre des enquêtes, l’acquisition d’un aéronef neuf auprès de Boeing, la location d’avions…

ImageMercredi prochain, l’ancien secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr), Jean Marie Atangana Mebara, entamera son neuvième mois d’incarcération à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. 

C’est le 6 août 2008 qu’il a été inculpé, puis placé en détention provisoire par le juge d’instruction, Pascal Magnaguémabé qui marquait ainsi l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien proche collaborateur du chef de l’Etat.
Que reproche concrètement la justice camerounaise à M. Mebara ? Aucune information officielle n’est pour l’instant disponible sur la question, respect du secret de l’instruction oblige, nous apprend-on. Des sources concordantes indiquent cependant que depuis bientôt dix mois, l’ex-Sgpr est maintenu en prison pour des actes qu’il aurait posés du temps où il occupait le poste de secrétaire général à la présidence de la République.
Des actes qui s’articulent autour de cinq chefs d’inculpation. Le premier porte sur une somme de 29 000 000 de dollars Us (environ 12,8 milliards Fcfa, au cours actuel du dollar). Question : M. Mebara a-t-il tenté de détourner cette somme d’argent versée à Gia International Inc Corporation, pour l’acquisition d’un aéronef neuf de marque Bbj-2 auprès de la compagnie Boeing ? Il lui est concrètement reproché d’avoir rompu sans motif légitime le contrat y afférent, conclu entre Camair et Gia et d’avoir donné mandat à Apm de recouvrer ladite somme à des fins inavouées. Tentative qui n’a manqué son effet que grâce à des circonstances indépendantes de sa volonté, l’insolvabilité de la société Gia. Dans l’entourage de M. Mebara, cette accusation est rejetée. L’on affirme que l’argent a été versé en 2001, avant sa prise de fonction. Mais surtout, l’on indique que les instructions ont été données par le président de la République pour récupérer cette somme d’argent. L’ex-Sgpr peut-il donc être poursuivi pour un acte posé après l’accord du président de la République ?  Sur ce point, le camp Mebara remet aussi en cause l’existence d’un "contrat" entre la Camair et Gia. Le débat ici se pose en ces termes : peut-on accuser l’ex-Sgpr d’avoir rompu un contrat dont l’existence reste équivoque ?
Le second grief  porte sur une somme de 4 milliards Fcfa. Question : M. Mebara a-t-il tenté de détourner 4 milliards Fcfa appartenant à l’Etat du Cameroun, en demandant à la Snh de virer ladite somme à la Standard Chartered Bank Cameroon mais au compte de Standard Chartered Bank  Cameroon New York en remboursement des créances de Ansett (loueur d’avions) sur la Camair, prétendument payées par cet établissement bancaire ? La tentative n’aurait manqué son effet que grâce à la vigilance de l’Adg de la Snh qui a exigé les justificatifs. Sur ce volet, les arguments de défense de l’ex-Sgpr mettent en avant la décision du ministre des Finances autorisant le déblocage de la somme de 3.342.486.530 Fcfa au profit de la Camair qui indique que la Standard Bank a bien avancé de l’argent à la Camair.
Troisième grief : M. Mebara, avec Hubert Otélé Essomba, a-t-il détourné la somme de 1,5 milliard Fcfa, somme d’argent virée par la Snh dans les comptes de la société Apm, prétendument pour payer des arriérés de loyers dus par la Camair à Ansett ? Curiosité relevée par ses poursuivants, aucune trace dudit paiement n’apparaît dans les livres de la Camair. Faux, rétorque-t-on dans l’entourage de l’ex-Sgpr, un relevé des comptes certifiés de la Camair prouve que ce paiement est bien comptabilisé dans les livres de la Camair, indique-t-on. En outre, souligne-t-on, la lettre de confirmation de la société Ansett indique que ladite somme a bien été reçue.
Deux autres actes imputés à M. Mebara complètent les cinq griefs retenus contre lui. Le premier l’accuse, avec l’ancien ambassadeur, Jérôme Mendouga d’avoir fait virer la somme de 720 millions Fcfa à l’ambassade du Cameroun à Washington, sans un justificatif d’utilisation. Le second, d’avoir retenu le différentiel de 657 511 470 Fcfa des 4 milliards Fcfa qu’il a fait virer par la Snh au profit de Ansett en paiement des créances de cette dernière sur la Camair. Sur le premier point, les arguments de défense mis sur pied par le staff de l’ex-Sgpr s’appuient sur un mémoire de l’ancien ambassadeur Jérôme Mendouga qui confirme la réception de l’argent et indique son utilisation. L’on apprend, au sujet du dernier point, que le virement de 6.097 960 euros ordonné par l’Adg de la Snh à la demande de M. Mebara a été fait de banque à banque.
L’ensemble des sommes au centre de cette affaire s’élève à une vingtaine de milliards de Fcfa dont l’utilisation doit être clarifiée.

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C’est le 6 août 2008 qu’il a été inculpé, puis placé en détention provisoire par le juge d’instruction, Pascal Magnaguémabé qui marquait ainsi l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien proche collaborateur du chef de l’Etat.
Que reproche concrètement la justice camerounaise à M. Mebara ? Aucune information officielle n’est pour l’instant disponible sur la question, respect du secret de l’instruction oblige, nous apprend-on. Des sources concordantes indiquent cependant que depuis bientôt dix mois, l’ex-Sgpr est maintenu en prison pour des actes qu’il aurait posés du temps où il occupait le poste de secrétaire général à la présidence de la République.
Des actes qui s’articulent autour de cinq chefs d’inculpation. Le premier porte sur une somme de 29 000 000 de dollars Us (environ 12,8 milliards Fcfa, au cours actuel du dollar). Question : M. Mebara a-t-il tenté de détourner cette somme d’argent versée à Gia International Inc Corporation, pour l’acquisition d’un aéronef neuf de marque Bbj-2 auprès de la compagnie Boeing ? Il lui est concrètement reproché d’avoir rompu sans motif légitime le contrat y afférent, conclu entre Camair et Gia et d’avoir donné mandat à Apm de recouvrer ladite somme à des fins inavouées. Tentative qui n’a manqué son effet que grâce à des circonstances indépendantes de sa volonté, l’insolvabilité de la société Gia. Dans l’entourage de M. Mebara, cette accusation est rejetée. L’on affirme que l’argent a été versé en 2001, avant sa prise de fonction. Mais surtout, l’on indique que les instructions ont été données par le président de la République pour récupérer cette somme d’argent. L’ex-Sgpr peut-il donc être poursuivi pour un acte posé après l’accord du président de la République ?  Sur ce point, le camp Mebara remet aussi en cause l’existence d’un "contrat" entre la Camair et Gia. Le débat ici se pose en ces termes : peut-on accuser l’ex-Sgpr d’avoir rompu un contrat dont l’existence reste équivoque ?
Le second grief  porte sur une somme de 4 milliards Fcfa. Question : M. Mebara a-t-il tenté de détourner 4 milliards Fcfa appartenant à l’Etat du Cameroun, en demandant à la Snh de virer ladite somme à la Standard Chartered Bank Cameroon mais au compte de Standard Chartered Bank  Cameroon New York en remboursement des créances de Ansett (loueur d’avions) sur la Camair, prétendument payées par cet établissement bancaire ? La tentative n’aurait manqué son effet que grâce à la vigilance de l’Adg de la Snh qui a exigé les justificatifs. Sur ce volet, les arguments de défense de l’ex-Sgpr mettent en avant la décision du ministre des Finances autorisant le déblocage de la somme de 3.342.486.530 Fcfa au profit de la Camair qui indique que la Standard Bank a bien avancé de l’argent à la Camair.
Troisième grief : M. Mebara, avec Hubert Otélé Essomba, a-t-il détourné la somme de 1,5 milliard Fcfa, somme d’argent virée par la Snh dans les comptes de la société Apm, prétendument pour payer des arriérés de loyers dus par la Camair à Ansett ? Curiosité relevée par ses poursuivants, aucune trace dudit paiement n’apparaît dans les livres de la Camair. Faux, rétorque-t-on dans l’entourage de l’ex-Sgpr, un relevé des comptes certifiés de la Camair prouve que ce paiement est bien comptabilisé dans les livres de la Camair, indique-t-on. En outre, souligne-t-on, la lettre de confirmation de la société Ansett indique que ladite somme a bien été reçue.
Deux autres actes imputés à M. Mebara complètent les cinq griefs retenus contre lui. Le premier l’accuse, avec l’ancien ambassadeur, Jérôme Mendouga d’avoir fait virer la somme de 720 millions Fcfa à l’ambassade du Cameroun à Washington, sans un justificatif d’utilisation. Le second, d’avoir retenu le différentiel de 657 511 470 Fcfa des 4 milliards Fcfa qu’il a fait virer par la Snh au profit de Ansett en paiement des créances de cette dernière sur la Camair. Sur le premier point, les arguments de défense mis sur pied par le staff de l’ex-Sgpr s’appuient sur un mémoire de l’ancien ambassadeur Jérôme Mendouga qui confirme la réception de l’argent et indique son utilisation. L’on apprend, au sujet du dernier point, que le virement de 6.097 960 euros ordonné par l’Adg de la Snh à la demande de M. Mebara a été fait de banque à banque.
L’ensemble des sommes au centre de cette affaire s’élève à une vingtaine de milliards de Fcfa dont l’utilisation doit être clarifiée.

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ImageMercredi prochain, l’ancien secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr), Jean Marie Atangana Mebara, entamera son neuvième mois d’incarcération à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. 

C’est le 6 août 2008 qu’il a été inculpé, puis placé en détention provisoire par le juge d’instruction, Pascal Magnaguémabé qui marquait ainsi l’ouverture d’une information judiciaire contre l’ancien proche collaborateur du chef de l’Etat.
Que reproche concrètement la justice camerounaise à M. Mebara ? Aucune information officielle n’est pour l’instant disponible sur la question, respect du secret de l’instruction oblige, nous apprend-on. Des sources concordantes indiquent cependant que depuis bientôt dix mois, l’ex-Sgpr est maintenu en prison pour des actes qu’il aurait posés du temps où il occupait le poste de secrétaire général à la présidence de la République.
Des actes qui s’articulent autour de cinq chefs d’inculpation. Le premier porte sur une somme de 29 000 000 de dollars Us (environ 12,8 milliards Fcfa, au cours actuel du dollar). Question : M. Mebara a-t-il tenté de détourner cette somme d’argent versée à Gia International Inc Corporation, pour l’acquisition d’un aéronef neuf de marque Bbj-2 auprès de la compagnie Boeing ? Il lui est concrètement reproché d’avoir rompu sans motif légitime le contrat y afférent, conclu entre Camair et Gia et d’avoir donné mandat à Apm de recouvrer ladite somme à des fins inavouées. Tentative qui n’a manqué son effet que grâce à des circonstances indépendantes de sa volonté, l’insolvabilité de la société Gia. Dans l’entourage de M. Mebara, cette accusation est rejetée. L’on affirme que l’argent a été versé en 2001, avant sa prise de fonction. Mais surtout, l’on indique que les instructions ont été données par le président de la République pour récupérer cette somme d’argent. L’ex-Sgpr peut-il donc être poursuivi pour un acte posé après l’accord du président de la République ?  Sur ce point, le camp Mebara remet aussi en cause l’existence d’un "contrat" entre la Camair et Gia. Le débat ici se pose en ces termes : peut-on accuser l’ex-Sgpr d’avoir rompu un contrat dont l’existence reste équivoque ?
Le second grief  porte sur une somme de 4 milliards Fcfa. Question : M. Mebara a-t-il tenté de détourner 4 milliards Fcfa appartenant à l’Etat du Cameroun, en demandant à la Snh de virer ladite somme à la Standard Chartered Bank Cameroon mais au compte de Standard Chartered Bank  Cameroon New York en remboursement des créances de Ansett (loueur d’avions) sur la Camair, prétendument payées par cet établissement bancaire ? La tentative n’aurait manqué son effet que grâce à la vigilance de l’Adg de la Snh qui a exigé les justificatifs. Sur ce volet, les arguments de défense de l’ex-Sgpr mettent en avant la décision du ministre des Finances autorisant le déblocage de la somme de 3.342.486.530 Fcfa au profit de la Camair qui indique que la Standard Bank a bien avancé de l’argent à la Camair.
Troisième grief : M. Mebara, avec Hubert Otélé Essomba, a-t-il détourné la somme de 1,5 milliard Fcfa, somme d’argent virée par la Snh dans les comptes de la société Apm, prétendument pour payer des arriérés de loyers dus par la Camair à Ansett ? Curiosité relevée par ses poursuivants, aucune trace dudit paiement n’apparaît dans les livres de la Camair. Faux, rétorque-t-on dans l’entourage de l’ex-Sgpr, un relevé des comptes certifiés de la Camair prouve que ce paiement est bien comptabilisé dans les livres de la Camair, indique-t-on. En outre, souligne-t-on, la lettre de confirmation de la société Ansett indique que ladite somme a bien été reçue.
Deux autres actes imputés à M. Mebara complètent les cinq griefs retenus contre lui. Le premier l’accuse, avec l’ancien ambassadeur, Jérôme Mendouga d’avoir fait virer la somme de 720 millions Fcfa à l’ambassade du Cameroun à Washington, sans un justificatif d’utilisation. Le second, d’avoir retenu le différentiel de 657 511 470 Fcfa des 4 milliards Fcfa qu’il a fait virer par la Snh au profit de Ansett en paiement des créances de cette dernière sur la Camair. Sur le premier point, les arguments de défense mis sur pied par le staff de l’ex-Sgpr s’appuient sur un mémoire de l’ancien ambassadeur Jérôme Mendouga qui confirme la réception de l’argent et indique son utilisation. L’on apprend, au sujet du dernier point, que le virement de 6.097 960 euros ordonné par l’Adg de la Snh à la demande de M. Mebara a été fait de banque à banque.
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Claude Tadjon

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Viviane Etienne

L´artiste camerounaise Viviane Etienne se donne un nouveau Look virtuel –

http://www.viviane-etienne.info

Camerounlink.net : Viviane Etienne, vous êtes connue comme une artiste engagée. Qu’est-ce qui explique votre engagement ? Quelles sont vos actions ?

Viviane Etienne: Merci pour cette question. Mon engagement s’explique par la souffrance que vivent certains enfants au quotidien. En tant que qu’être humain et maman de surcroît, j’estime que chaque enfant a droit à une vie paisible, à la santé, à l’éducation, ainsi qu’à beaucoup d’amour et d’affection. C’est ainsi que j’ai décidé de tendre la main à ces enfants par le biais de l’ASAPI, une association que j’ai crée, il y a quelques années.
Avec elle, je me démène sur le front social. Mon objectif est d’aider les enfants à sortir de leur ghetto, afin que chaos et misère ne soient plus ce mauvais binôme qui leur sert de cadre de croissance quotidien. En cela, mon champ d’action est assez vaste : de l’éducation aux soins de santé, en passant par l’apprentissage aux métiers rémunérateurs. Dans cette optique, je travaille avec plusieurs fondations au Cameroun et au Congo Brazzaville dans l’accompagnement scolaire (fournitures scolaires et vêtements) ou l’insertion dans la vie active. De plus, je prends en charge la nutrition de certains enfants de la rue à Yaoundé (Cameroun), et, avec l’aide d’une assistante sociale, je suis en train de mettre sur pied une cellule psychologique (à Yaoundé) pour aider les jeunes qui sortent de la rue à réintégrer le giron social. Par ailleurs, depuis l’année dernière, j’apporte mon soutien à l’ONG Jane & Justice dans le cadre de la prévention routière au Cameroun.

Camerounlink.net : Viviane Etienne, vous avez produit votre deuxième album «Melodies d’amour » en 2007. Pouvez-vous nous parler de cet album ?

Viviane Etienne: Effectivement, Mélodies d’amour a été mis dans les bacs en 2007. Il s’agit d’un opus de 10 titres avec une mixture de plusieurs sonorités aussi dansantes les unes que les autres. On passe du Makossa au Makossa décallé, au zouk, slow, World Music, etc…). Je profite de votre tribune pour dire merci une fois de plus, à l’équipe qui a œuvré à la réalisation de cet album.

Camerounlink.net : Le message dans GIGOLO est assez clair…

Viviane Etienne: (Rires) Très clair comme vous le dites ! En effet, Gigolo est une fresque sociale qui dépeint une triste réalité qui, malgré tout, continuera de faire des victimes. Ce mal si profond mine malheureusement toutes la société. Qu’elles soient européennes ou africaines. Mais dans Mélodies d’Amour (Ndlr, titre de son album) je dépeints beaucoup plus ces Africains qui vivent ici en Europe. Ils sont sans dignités ni pudeur, vivent sous les ailles des femmes et mentent à longueur de journée pour mieux appâter leur proie. Alors, ça devient un échange de l’amour contre de l’argent. Ce qui est dommage.

Camerounlink.net : Vous avez un nouveau site internet ? Qu´est ce l’internaute y trouvera ?

Viviane Etienne: Tout d’abord, je tiens à vous dire que la conception d’un nouveau site était devenu pour moi une nécessité absolue. Compte tenu de mon goût pour l’esthétique et la fascination d’une part, et de ma passion pour un site plus dynamique, variable et qui intègre de nouvelles fonctionnalités. Comme mes fans et les internautes pourront le découvrir, ce nouveau site regroupe toutes les informations utiles me concernant, mon actualité ou mon agenda. Vous savez, les fans adorent êtres informés sur les faits et gestes de leurs idoles. Ils auront des informations sur ma discographie, peuvent visionner mes images et acheter mes CD ou DVD en ligne, suivre mes actions humanitaires sur le terrain.

Camerounlink.net : Vous avez une boutique en ligne sur votre site ? Comment ça fonctionne ?

Viviane Etienne: Vous savez aujourd’hui, pour être moderne, il faut s’approprier entièrement les nouvelles technologies de l’information et les fonctionnalités qui en découlent. Ceux ou celles qui y parviennent, peuvent en tirer des rentes et faire des plus-values énormes. Alors, le e-commerce ne saurait seulement être l’apanage des autres. Le e-commerce est aujourd’hui un autre moyen de penser business et de parer aux problèmes de la société active. C’est en cela que j’ai décidé d’ouvrir une boutique en ligne. Elle permettra à mes fans de pouvoir s’approprier certains de mes sons et mes images ou tout simplement les CDs ou DVDs entiers via mon site.
Il leur suffira d’entrer dans ma boutique et se laisser guider, avoir le choix entre le téléchargement payant qui est immédiat ou l’envoi d’un produit acheté à l’adresse indiquée après validation du payement.

Camerounlink.net : Quelles sont vos attentes avec cette présence virtuelle ?

Viviane Etienne: Internet aujourd’hui est en pôle position en matière de communication. C’est une gosse fenêtre ouverte sur le monde et dont on doit en bénéficier. Avec cette présence virtuelle, je serai plus proche de mes fans à travers le monde entier. Nous pourrions communiquer et échanger, promouvoir des valeurs humaines, éducatives ou éthiques, mettre au devant la culture camerounaise et africaine.

Camerounlink.net : A quand la prochaine visite au cameroun ? Votre programme ?

Viviane Etienne: Je suis attendue en Afrique centrale à la fin du mois de Juillet pour une série de spectacles pendant un mois ( Douala le 25.07.2008, Yaoundé le 26.07.2008 ). Ensuite, je vais m’occuper de la rentrée scolaire des enfants dans certaines fondations et m’attellerai à beaucoup d’autres activités en cours.
Les spectacles auront lieu à Douala, à Yaoundé, au Gabon et au Congo Brazzaville.

Camerounlink.net : Que pensez-vous du site portail camerounlink.net ?

Viviane Etienne: Sans fioritures, je vous dis tout de suite que ce site est mon site préféré. Il constitue pour moi, une sorte de miroir sur lequel je prends le pouls de l’actualité du Cameroun qui, je dois le dire, est mon pays natal. De plus, camerounlink.net est l’un des rares sites panafricains dont la présentation est l’une des plus alléchantes. Que ce soit du point de vue de son archétype informationnel, de ses rubriques denses et variées ou du flux de ses informations servies à temps opportun, votre site rend entière satisfaction !

Camerounlink.net : Nous vous remercions

Viviane Etienne: Je vous remercie et surtout bonne continuation. Que le Seigneur vous guide et vous protège !

Visitez le nouveau site de Viviane Etienne :

http://www.viviane-etienne.info

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