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Tchad-Cameroun : Un accord pour réguler les médias à la frontière

Mardi 13 octobre, à Yaoundé, s’est tenue la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre Félix Sabal-Lecco, le président du Conseil national et la communication du Cameroun (Cnc) et Moustapha Ali Alifei, le président du Haut conseil de la communication du Tchad (Hcc). Félix Sabal-Lecco a expliqué que le but de cette convention est « d’aider nos deux pays à mieux réguler le travail des médias couvrant la zone frontalière entre le Cameroun et le Tchad, surtout en période électorale ». 
Pour sa part, Moustapha Ali Alifei a affirmé que « notre objectif sera atteint quand le public aura accédé, par le biais d’une presse plurielle et responsable, à une information objective et diverse ». 
Créé en 1990, le Cnc est un organe consultatif placé sous la tutelle du Premier ministre. Il a pour but d’assister les pouvoirs publics dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique nationale de communication. Le Hcc, quant à lui, a, en plus du pouvoir de régulation, celui de délivrer des licences d’exploitation aux entreprises de communication audiovisuelles. 

 

Moustapha Ali Alifei : « Le Tchad a une presse dynamique » 

Président du Haut conseil de la communication, il dresse l’état des lieux des médias dans son pays.

Quelle est, aujourd’hui, la situation de la presse au Tchad ?
Le Tchad a une presse très diversifiée et dynamique. Depuis 1990 qu’il y a le pluralisme médiatique, nous avons connu un développement formidable de la presse écrite. Au départ, on comptait une quinzaine de titres dont les principaux sont dans la capitale, N’Djamena. Nous avons par la suite eu la naissance des radios privées et communautaires et d’une télévision privée. Par ailleurs, nous avons des textes qui ont été adoptés après la conférence nationale de 1990 au cours de laquelle les journalistes ont joué un rôle très important. Les textes étaient très en avance, jusqu’à ce qu’en 2008. Une situation particulière a motivé l’adoption par ordonnance de dispositions spéciales.

Sans doute faites-vous allusion à l’ordonnance n°5 de février 2008, très liberticides par ses dispositions relatives à l’offense au chef de l’Etat. La presse privée lutte pour son abrogation. Qu’en est-il ?
C’est une loi qui est en train d’être reformulée. La circonstance particulière de l’époque avait permis la promulgation de cette ordonnance. Elle devrait, en principe, disparaître une fois que la situation se normalise. Aujourd’hui, le ministère de la Communication a engagé une nouvelle loi qui est en passe d’être adoptée par le conseil des ministres.

Le paysage médiatique au Tchad est assez réduit. Que peut faire le Hcc pour booster le développement des médias tchadiens ?
Je crois que vous avez une vision assez éloignée de la situation de la presse au Tchad. Je connais un tout petit peu les pays de la sous-région et je peux être fier de dire que nous avons une presse dynamique. D’abord, elle est diversifiée, il y a la presse écrite qui a, à peu près, cinq à six titres qui paraissent de manière hebdomadaire et plusieurs radios. L’aide à la presse est régulière depuis à peu près trois ans. Elle est peut-être insuffisante mais nous nous battons pour pouvoir l’améliorer. Il faut noter que nos institutions sont encore jeunes, elles ont juste une quinzaine d’années d’existence.  

Stéphanie Dongmo   

Le Jour

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Tchad-Cameroun : Un accord pour réguler les médias à la frontière

Mardi 13 octobre, à Yaoundé, s’est tenue la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre Félix Sabal-Lecco, le président du Conseil national et la communication du Cameroun (Cnc) et Moustapha Ali Alifei, le président du Haut conseil de la communication du Tchad (Hcc). Félix Sabal-Lecco a expliqué que le but de cette convention est « d’aider nos deux pays à mieux réguler le travail des médias couvrant la zone frontalière entre le Cameroun et le Tchad, surtout en période électorale ». 
Pour sa part, Moustapha Ali Alifei a affirmé que « notre objectif sera atteint quand le public aura accédé, par le biais d’une presse plurielle et responsable, à une information objective et diverse ». 
Créé en 1990, le Cnc est un organe consultatif placé sous la tutelle du Premier ministre. Il a pour but d’assister les pouvoirs publics dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique nationale de communication. Le Hcc, quant à lui, a, en plus du pouvoir de régulation, celui de délivrer des licences d’exploitation aux entreprises de communication audiovisuelles. 

 

Moustapha Ali Alifei : « Le Tchad a une presse dynamique » 

Président du Haut conseil de la communication, il dresse l’état des lieux des médias dans son pays.

Quelle est, aujourd’hui, la situation de la presse au Tchad ?
Le Tchad a une presse très diversifiée et dynamique. Depuis 1990 qu’il y a le pluralisme médiatique, nous avons connu un développement formidable de la presse écrite. Au départ, on comptait une quinzaine de titres dont les principaux sont dans la capitale, N’Djamena. Nous avons par la suite eu la naissance des radios privées et communautaires et d’une télévision privée. Par ailleurs, nous avons des textes qui ont été adoptés après la conférence nationale de 1990 au cours de laquelle les journalistes ont joué un rôle très important. Les textes étaient très en avance, jusqu’à ce qu’en 2008. Une situation particulière a motivé l’adoption par ordonnance de dispositions spéciales.

Sans doute faites-vous allusion à l’ordonnance n°5 de février 2008, très liberticides par ses dispositions relatives à l’offense au chef de l’Etat. La presse privée lutte pour son abrogation. Qu’en est-il ?
C’est une loi qui est en train d’être reformulée. La circonstance particulière de l’époque avait permis la promulgation de cette ordonnance. Elle devrait, en principe, disparaître une fois que la situation se normalise. Aujourd’hui, le ministère de la Communication a engagé une nouvelle loi qui est en passe d’être adoptée par le conseil des ministres.

Le paysage médiatique au Tchad est assez réduit. Que peut faire le Hcc pour booster le développement des médias tchadiens ?
Je crois que vous avez une vision assez éloignée de la situation de la presse au Tchad. Je connais un tout petit peu les pays de la sous-région et je peux être fier de dire que nous avons une presse dynamique. D’abord, elle est diversifiée, il y a la presse écrite qui a, à peu près, cinq à six titres qui paraissent de manière hebdomadaire et plusieurs radios. L’aide à la presse est régulière depuis à peu près trois ans. Elle est peut-être insuffisante mais nous nous battons pour pouvoir l’améliorer. Il faut noter que nos institutions sont encore jeunes, elles ont juste une quinzaine d’années d’existence.  

Stéphanie Dongmo   

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Mardi 13 octobre, à Yaoundé, s’est tenue la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre Félix Sabal-Lecco, le président du Conseil national et la communication du Cameroun (Cnc) et Moustapha Ali Alifei, le président du Haut conseil de la communication du Tchad (Hcc). Félix Sabal-Lecco a expliqué que le but de cette convention est « d’aider nos deux pays à mieux réguler le travail des médias couvrant la zone frontalière entre le Cameroun et le Tchad, surtout en période électorale ». 
Pour sa part, Moustapha Ali Alifei a affirmé que « notre objectif sera atteint quand le public aura accédé, par le biais d’une presse plurielle et responsable, à une information objective et diverse ». 
Créé en 1990, le Cnc est un organe consultatif placé sous la tutelle du Premier ministre. Il a pour but d’assister les pouvoirs publics dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la politique nationale de communication. Le Hcc, quant à lui, a, en plus du pouvoir de régulation, celui de délivrer des licences d’exploitation aux entreprises de communication audiovisuelles. 

 

Moustapha Ali Alifei : « Le Tchad a une presse dynamique » 

Président du Haut conseil de la communication, il dresse l’état des lieux des médias dans son pays.

Quelle est, aujourd’hui, la situation de la presse au Tchad ?
Le Tchad a une presse très diversifiée et dynamique. Depuis 1990 qu’il y a le pluralisme médiatique, nous avons connu un développement formidable de la presse écrite. Au départ, on comptait une quinzaine de titres dont les principaux sont dans la capitale, N’Djamena. Nous avons par la suite eu la naissance des radios privées et communautaires et d’une télévision privée. Par ailleurs, nous avons des textes qui ont été adoptés après la conférence nationale de 1990 au cours de laquelle les journalistes ont joué un rôle très important. Les textes étaient très en avance, jusqu’à ce qu’en 2008. Une situation particulière a motivé l’adoption par ordonnance de dispositions spéciales.

Sans doute faites-vous allusion à l’ordonnance n°5 de février 2008, très liberticides par ses dispositions relatives à l’offense au chef de l’Etat. La presse privée lutte pour son abrogation. Qu’en est-il ?
C’est une loi qui est en train d’être reformulée. La circonstance particulière de l’époque avait permis la promulgation de cette ordonnance. Elle devrait, en principe, disparaître une fois que la situation se normalise. Aujourd’hui, le ministère de la Communication a engagé une nouvelle loi qui est en passe d’être adoptée par le conseil des ministres.

Le paysage médiatique au Tchad est assez réduit. Que peut faire le Hcc pour booster le développement des médias tchadiens ?
Je crois que vous avez une vision assez éloignée de la situation de la presse au Tchad. Je connais un tout petit peu les pays de la sous-région et je peux être fier de dire que nous avons une presse dynamique. D’abord, elle est diversifiée, il y a la presse écrite qui a, à peu près, cinq à six titres qui paraissent de manière hebdomadaire et plusieurs radios. L’aide à la presse est régulière depuis à peu près trois ans. Elle est peut-être insuffisante mais nous nous battons pour pouvoir l’améliorer. Il faut noter que nos institutions sont encore jeunes, elles ont juste une quinzaine d’années d’existence.  

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Pour sa part, Moustapha Ali Alifei a affirmé que « notre objectif sera atteint quand le public aura accédé, par le biais d’une presse plurielle et responsable, à une information objective et diverse ». 
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Moustapha Ali Alifei : « Le Tchad a une presse dynamique » 

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Quelle est, aujourd’hui, la situation de la presse au Tchad ?
Le Tchad a une presse très diversifiée et dynamique. Depuis 1990 qu’il y a le pluralisme médiatique, nous avons connu un développement formidable de la presse écrite. Au départ, on comptait une quinzaine de titres dont les principaux sont dans la capitale, N’Djamena. Nous avons par la suite eu la naissance des radios privées et communautaires et d’une télévision privée. Par ailleurs, nous avons des textes qui ont été adoptés après la conférence nationale de 1990 au cours de laquelle les journalistes ont joué un rôle très important. Les textes étaient très en avance, jusqu’à ce qu’en 2008. Une situation particulière a motivé l’adoption par ordonnance de dispositions spéciales.

Sans doute faites-vous allusion à l’ordonnance n°5 de février 2008, très liberticides par ses dispositions relatives à l’offense au chef de l’Etat. La presse privée lutte pour son abrogation. Qu’en est-il ?
C’est une loi qui est en train d’être reformulée. La circonstance particulière de l’époque avait permis la promulgation de cette ordonnance. Elle devrait, en principe, disparaître une fois que la situation se normalise. Aujourd’hui, le ministère de la Communication a engagé une nouvelle loi qui est en passe d’être adoptée par le conseil des ministres.

Le paysage médiatique au Tchad est assez réduit. Que peut faire le Hcc pour booster le développement des médias tchadiens ?
Je crois que vous avez une vision assez éloignée de la situation de la presse au Tchad. Je connais un tout petit peu les pays de la sous-région et je peux être fier de dire que nous avons une presse dynamique. D’abord, elle est diversifiée, il y a la presse écrite qui a, à peu près, cinq à six titres qui paraissent de manière hebdomadaire et plusieurs radios. L’aide à la presse est régulière depuis à peu près trois ans. Elle est peut-être insuffisante mais nous nous battons pour pouvoir l’améliorer. Il faut noter que nos institutions sont encore jeunes, elles ont juste une quinzaine d’années d’existence.  

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Opération épervier : Polycarpe Abah Abah, Joseph Edou et l’argent du Crédit foncier

Les deux ex-responsables impliqués dans une nouvelle affaire de détournements, ont reçu notification de la prorogation de leur mandat de détention provisoire.

Evariste Menounga

Image

 Poycarpe Abah Abah, l’ex-minefi, Joseph Edou, l’ex-Dg du Crédit foncier ont été brièvement reçu mercredi à "Guantanamo" par le juge d’instruction en charge cette nouvelle affaire de détournements de deniers publics au Crédit foncier du Cameroun. Les deux ex-responsables ont ainsi pu recevoir du juge Batoum notification d’une prorogation de six mois de leur mandat de détention provisoire. Une détention préventive encadrée dans des délais de six mois renouvelables deux fois. Délais au-delà desquels le juge d’instruction s’expose à des sanctions disciplinaires, en cas de non prorogation. Deux ex-collaborateurs de Joseph Edou : Raphaël Meke, ex-sous-directeur des opérations bancaires au Crédit foncier et Gervais Essama, ex-directeur financier se trouvent également impliqués dans cette nouvelle affaire du Crédit foncier. Il en va de même du cas de trois ex-collaborateurs de Polycarpe Abah Abah à l’époque où il occupait le poste de directeur des impôts : Pascal Manga, ex-chargé d’études à la direction des Impôts, Mme Mballa, née Mewoulou, ex-caissière et Mme Evina Nyangono, épouse Avocey, ex-secrétaire de direction. Tous ces prévenus qui ont reçu notification de la prorogation de six mois de leur mandat de détention provisoire, sont présentement écroués à la prison centrale de Kondengui.

ImageL’une des curiosités de cette nouvelle affaire d’atteintes à la fortune publique au Crédit foncier est la mise en cause de l’ex-directeur des Impôts. Rencontrés hier au parquet, des proches de l’ex-grand argentier ne comprennent pas comment Polycarpe Abah Abah a pu détourner des fonds du Crédit foncier, alors qu’il n’y a jamais officié comme responsable. Il s’agit là de l’un des "mystères que seule l’ouverture d’un procès équitable permettra  d’élucider", indique une source proche de la défense de l’accusé. La même source dit s’inquiéter de la présence dans cette nouvelle affaire de personnes qui, bien qu’impliquées dans les détournements, s’activeraient à "sauver leur tête en se mettant au service de l’accusation". Des inquiétudes dont certains avocats s’en étaient fait l’écho au cours de conférences de presse tenus aux lendemains de l’arrestation de polycarpe Abah Abah, c’était au mois d’avril 2008. Les conseils de l’ex-minefi dénonçaient à l’époque "la grande médiatisation faite par les autorités camerounaises autour de ces arrestations". Une médiatisation à outrance qui était de nature à ouvrir la porte à des pratiques condamnables, à l’instar de la "subordination des témoins".
Rappelons que Poplycarpe Abah Abah a été arrêté le 31 mars 2008 dans le cadre de l’opération épervier et écroué le 8 avril à la prison centrale de Kondengui, dans le cadre d’une détention provisoire. Une détention prorogée pour la première fois ce mercredi 08 octobre par le juge d’instruction.

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