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Opération épervier : Me Lydienne Eyoum au tribunal

L’avocate comparait aux côtés de Polycarpe Abah Abah et Henri Engoulou, dans une affaire de recouvrement des créances de l’Etat.

Détenue à la prison centrale de Yaoundé depuis le 11 janvier 2010, Me Lydienne Yen Eyoum comparait ce 06 mai devant le tribunal de grande instance du Mfoundi, aux côtés de Polycarpe Abah Abah et Henri Engoulou, respectivement ex-ministre de l’Economie et des Finances (Minefi) et ministre délégué en charge du Budget (Mindbug). Il est reproché à l’auxiliaire de justice d’avoir indûment perçu la somme de 1,070 milliard, dans le cadre de l’opération de recouvrement de 3,637 milliards de Fcfa émis par la société Barry au profit de l’Etat du Cameroun.

En effet, la filiale camerounaise de la Société générale (Sgbc, camerounaise à 58%), reçoit le virement correspondant au rachat à l’Etat des 36.094 actions détenues par l’Office national de commercialisation des produits de base (Oncpb). Pour Me Lydienne Yen Eyoum, l’enveloppe a été détournée par la banque, qui couvrirait les "manipulations et malversations financières" de certains de ses responsables dont l’ex-directeur des affaires juridiques, André Noa. La Sgbc accable l’avocate, commise pour le recouvrement de la créance, de détournement destiné à obtenir de l’Etat du Cameroun un remboursement de 2,155 milliards de Fcfa.

Les mêmes accusations sont portées contre l’ancien ministre délégué, Henri Engoulou, qui a autorisé le conseil de se faire payer ses honoraires sur les fonds recouvrés qu’elle retenait, suite aux instructions du ministre des Finances. Le 21 décembre 2004, le Minefi Polycarpe Abah Abah, dans la suite logique des actions de son prédécesseur, fait virer, conformément à l’acte uniforme Ohada, 600 millions de Fcfa dans le compte de Me Eyoum. Par la suite, le ministre Engoulou ordonne, sur instruction du Minefi, que la moitié de l’enveloppe soit reversée au trésor public en "attendant qu'[ils se mettent] d’accord sur [ses] honoraires".

Déposition
C’est sur cette base que Polycarpe Abah Abah a de nouveau été inculpé le 21 janvier 2009 pour détournement de deniers publics de l’ordre de 2,155 milliards, en coaction avec Henri Engoulou, l’avocate Lydienne Eyoum et Me Célestin Baleng, huissier de justice. L’ex-Minefi a ainsi déféré à la convocation du juge d’instruction, David Donhoun, s’est trouvé impliqué dans l’affaire Etat du Cameroun-liquidation Oncpb contre la Sgbc. Selon le collectif de défense de M. Abah Abah, son inculpation se fonderait sur une déposition de Me Lydienne Eyoum lors de l’enquête préliminaire, alors qu’elle déférait, courant 2008, à une convocation du procureur de la république près le Tgi du Wouri, sur dénonciation du vice-Premier chargé de la Justice, Amadou Ali.

A l’époque, le parquet avait sommé Me Eyoum "de restituer le reliquat des causes de la saisie du 13 juillet 2004, sous peine de poursuites judiciaires du chef de l’abus de confiance aggravé". Selon le procureur de la république, Me Eyoum a indûment retenu 1,070 milliard Fcfa. En réponse à cette injonction du parquet, l’avocate, régulièrement constituée en 1998 par l’Etat du Cameroun pour la défense de ses intérêts dans cette affaire, déclare ne rien comprendre à la démarche du procureur. Elle estime n’avoir de compte à rendre qu’à son client : l’Etat, "un Etat qui, du reste, ne s’est pas plaint et ne se plaint pas". D’autant plus que, rappelle-t-elle, c’est le même Etat qui l’a "autorisée à se faire payer ses honoraires et autres frais sur partie des fonds", fruits de son travail de recouvrement.

Elle dit ne pas comprendre le rôle joué dans l’affaire par Me Emmanuel Mbiam, qui se présente tantôt comme l’avocat de l’Etat, tantôt comme le conseil de la banque. Toujours est-il que, le 29 janvier 2004, lors d’une réunion convoquée par le ministre des Finances de l’époque, Michel Meva’a m’Eboutou, l’assistance découvre, par une correspondance, que la Sgbc a négocié en avril 2001, par l’entremise de Me Mbiam, le paiement de la somme de 3,615 milliards de Fcfa pour solde de tout compte ainsi que main levée de la saisie attribution et l’abandon des intérêts, du montant de l’astreinte et renonce à tous autres droits". A toutes ces allégations, la banque ne cache pas sa surprise, arguant qu’elle a été indûment dépossédée des sommes qui ont fait l’objet au moins de doubles paiements. Et pourtant, Me Lydienne Yen Eyoum demande sa libération sans condition.

Léger Ntiga

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L’avocate comparait aux côtés de Polycarpe Abah Abah et Henri Engoulou, dans une affaire de recouvrement des créances de l’Etat.

Détenue à la prison centrale de Yaoundé depuis le 11 janvier 2010, Me Lydienne Yen Eyoum comparait ce 06 mai devant le tribunal de grande instance du Mfoundi, aux côtés de Polycarpe Abah Abah et Henri Engoulou, respectivement ex-ministre de l’Economie et des Finances (Minefi) et ministre délégué en charge du Budget (Mindbug). Il est reproché à l’auxiliaire de justice d’avoir indûment perçu la somme de 1,070 milliard, dans le cadre de l’opération de recouvrement de 3,637 milliards de Fcfa émis par la société Barry au profit de l’Etat du Cameroun.

En effet, la filiale camerounaise de la Société générale (Sgbc, camerounaise à 58%), reçoit le virement correspondant au rachat à l’Etat des 36.094 actions détenues par l’Office national de commercialisation des produits de base (Oncpb). Pour Me Lydienne Yen Eyoum, l’enveloppe a été détournée par la banque, qui couvrirait les "manipulations et malversations financières" de certains de ses responsables dont l’ex-directeur des affaires juridiques, André Noa. La Sgbc accable l’avocate, commise pour le recouvrement de la créance, de détournement destiné à obtenir de l’Etat du Cameroun un remboursement de 2,155 milliards de Fcfa.

Les mêmes accusations sont portées contre l’ancien ministre délégué, Henri Engoulou, qui a autorisé le conseil de se faire payer ses honoraires sur les fonds recouvrés qu’elle retenait, suite aux instructions du ministre des Finances. Le 21 décembre 2004, le Minefi Polycarpe Abah Abah, dans la suite logique des actions de son prédécesseur, fait virer, conformément à l’acte uniforme Ohada, 600 millions de Fcfa dans le compte de Me Eyoum. Par la suite, le ministre Engoulou ordonne, sur instruction du Minefi, que la moitié de l’enveloppe soit reversée au trésor public en "attendant qu'[ils se mettent] d’accord sur [ses] honoraires".

Déposition
C’est sur cette base que Polycarpe Abah Abah a de nouveau été inculpé le 21 janvier 2009 pour détournement de deniers publics de l’ordre de 2,155 milliards, en coaction avec Henri Engoulou, l’avocate Lydienne Eyoum et Me Célestin Baleng, huissier de justice. L’ex-Minefi a ainsi déféré à la convocation du juge d’instruction, David Donhoun, s’est trouvé impliqué dans l’affaire Etat du Cameroun-liquidation Oncpb contre la Sgbc. Selon le collectif de défense de M. Abah Abah, son inculpation se fonderait sur une déposition de Me Lydienne Eyoum lors de l’enquête préliminaire, alors qu’elle déférait, courant 2008, à une convocation du procureur de la république près le Tgi du Wouri, sur dénonciation du vice-Premier chargé de la Justice, Amadou Ali.

A l’époque, le parquet avait sommé Me Eyoum "de restituer le reliquat des causes de la saisie du 13 juillet 2004, sous peine de poursuites judiciaires du chef de l’abus de confiance aggravé". Selon le procureur de la république, Me Eyoum a indûment retenu 1,070 milliard Fcfa. En réponse à cette injonction du parquet, l’avocate, régulièrement constituée en 1998 par l’Etat du Cameroun pour la défense de ses intérêts dans cette affaire, déclare ne rien comprendre à la démarche du procureur. Elle estime n’avoir de compte à rendre qu’à son client : l’Etat, "un Etat qui, du reste, ne s’est pas plaint et ne se plaint pas". D’autant plus que, rappelle-t-elle, c’est le même Etat qui l’a "autorisée à se faire payer ses honoraires et autres frais sur partie des fonds", fruits de son travail de recouvrement.

Elle dit ne pas comprendre le rôle joué dans l’affaire par Me Emmanuel Mbiam, qui se présente tantôt comme l’avocat de l’Etat, tantôt comme le conseil de la banque. Toujours est-il que, le 29 janvier 2004, lors d’une réunion convoquée par le ministre des Finances de l’époque, Michel Meva’a m’Eboutou, l’assistance découvre, par une correspondance, que la Sgbc a négocié en avril 2001, par l’entremise de Me Mbiam, le paiement de la somme de 3,615 milliards de Fcfa pour solde de tout compte ainsi que main levée de la saisie attribution et l’abandon des intérêts, du montant de l’astreinte et renonce à tous autres droits". A toutes ces allégations, la banque ne cache pas sa surprise, arguant qu’elle a été indûment dépossédée des sommes qui ont fait l’objet au moins de doubles paiements. Et pourtant, Me Lydienne Yen Eyoum demande sa libération sans condition.

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En effet, la filiale camerounaise de la Société générale (Sgbc, camerounaise à 58%), reçoit le virement correspondant au rachat à l’Etat des 36.094 actions détenues par l’Office national de commercialisation des produits de base (Oncpb). Pour Me Lydienne Yen Eyoum, l’enveloppe a été détournée par la banque, qui couvrirait les "manipulations et malversations financières" de certains de ses responsables dont l’ex-directeur des affaires juridiques, André Noa. La Sgbc accable l’avocate, commise pour le recouvrement de la créance, de détournement destiné à obtenir de l’Etat du Cameroun un remboursement de 2,155 milliards de Fcfa.

Les mêmes accusations sont portées contre l’ancien ministre délégué, Henri Engoulou, qui a autorisé le conseil de se faire payer ses honoraires sur les fonds recouvrés qu’elle retenait, suite aux instructions du ministre des Finances. Le 21 décembre 2004, le Minefi Polycarpe Abah Abah, dans la suite logique des actions de son prédécesseur, fait virer, conformément à l’acte uniforme Ohada, 600 millions de Fcfa dans le compte de Me Eyoum. Par la suite, le ministre Engoulou ordonne, sur instruction du Minefi, que la moitié de l’enveloppe soit reversée au trésor public en "attendant qu'[ils se mettent] d’accord sur [ses] honoraires".

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C’est sur cette base que Polycarpe Abah Abah a de nouveau été inculpé le 21 janvier 2009 pour détournement de deniers publics de l’ordre de 2,155 milliards, en coaction avec Henri Engoulou, l’avocate Lydienne Eyoum et Me Célestin Baleng, huissier de justice. L’ex-Minefi a ainsi déféré à la convocation du juge d’instruction, David Donhoun, s’est trouvé impliqué dans l’affaire Etat du Cameroun-liquidation Oncpb contre la Sgbc. Selon le collectif de défense de M. Abah Abah, son inculpation se fonderait sur une déposition de Me Lydienne Eyoum lors de l’enquête préliminaire, alors qu’elle déférait, courant 2008, à une convocation du procureur de la république près le Tgi du Wouri, sur dénonciation du vice-Premier chargé de la Justice, Amadou Ali.

A l’époque, le parquet avait sommé Me Eyoum "de restituer le reliquat des causes de la saisie du 13 juillet 2004, sous peine de poursuites judiciaires du chef de l’abus de confiance aggravé". Selon le procureur de la république, Me Eyoum a indûment retenu 1,070 milliard Fcfa. En réponse à cette injonction du parquet, l’avocate, régulièrement constituée en 1998 par l’Etat du Cameroun pour la défense de ses intérêts dans cette affaire, déclare ne rien comprendre à la démarche du procureur. Elle estime n’avoir de compte à rendre qu’à son client : l’Etat, "un Etat qui, du reste, ne s’est pas plaint et ne se plaint pas". D’autant plus que, rappelle-t-elle, c’est le même Etat qui l’a "autorisée à se faire payer ses honoraires et autres frais sur partie des fonds", fruits de son travail de recouvrement.

Elle dit ne pas comprendre le rôle joué dans l’affaire par Me Emmanuel Mbiam, qui se présente tantôt comme l’avocat de l’Etat, tantôt comme le conseil de la banque. Toujours est-il que, le 29 janvier 2004, lors d’une réunion convoquée par le ministre des Finances de l’époque, Michel Meva’a m’Eboutou, l’assistance découvre, par une correspondance, que la Sgbc a négocié en avril 2001, par l’entremise de Me Mbiam, le paiement de la somme de 3,615 milliards de Fcfa pour solde de tout compte ainsi que main levée de la saisie attribution et l’abandon des intérêts, du montant de l’astreinte et renonce à tous autres droits". A toutes ces allégations, la banque ne cache pas sa surprise, arguant qu’elle a été indûment dépossédée des sommes qui ont fait l’objet au moins de doubles paiements. Et pourtant, Me Lydienne Yen Eyoum demande sa libération sans condition.

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L’avocate comparait aux côtés de Polycarpe Abah Abah et Henri Engoulou, dans une affaire de recouvrement des créances de l’Etat.

Détenue à la prison centrale de Yaoundé depuis le 11 janvier 2010, Me Lydienne Yen Eyoum comparait ce 06 mai devant le tribunal de grande instance du Mfoundi, aux côtés de Polycarpe Abah Abah et Henri Engoulou, respectivement ex-ministre de l’Economie et des Finances (Minefi) et ministre délégué en charge du Budget (Mindbug). Il est reproché à l’auxiliaire de justice d’avoir indûment perçu la somme de 1,070 milliard, dans le cadre de l’opération de recouvrement de 3,637 milliards de Fcfa émis par la société Barry au profit de l’Etat du Cameroun.

En effet, la filiale camerounaise de la Société générale (Sgbc, camerounaise à 58%), reçoit le virement correspondant au rachat à l’Etat des 36.094 actions détenues par l’Office national de commercialisation des produits de base (Oncpb). Pour Me Lydienne Yen Eyoum, l’enveloppe a été détournée par la banque, qui couvrirait les "manipulations et malversations financières" de certains de ses responsables dont l’ex-directeur des affaires juridiques, André Noa. La Sgbc accable l’avocate, commise pour le recouvrement de la créance, de détournement destiné à obtenir de l’Etat du Cameroun un remboursement de 2,155 milliards de Fcfa.

Les mêmes accusations sont portées contre l’ancien ministre délégué, Henri Engoulou, qui a autorisé le conseil de se faire payer ses honoraires sur les fonds recouvrés qu’elle retenait, suite aux instructions du ministre des Finances. Le 21 décembre 2004, le Minefi Polycarpe Abah Abah, dans la suite logique des actions de son prédécesseur, fait virer, conformément à l’acte uniforme Ohada, 600 millions de Fcfa dans le compte de Me Eyoum. Par la suite, le ministre Engoulou ordonne, sur instruction du Minefi, que la moitié de l’enveloppe soit reversée au trésor public en "attendant qu'[ils se mettent] d’accord sur [ses] honoraires".

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C’est sur cette base que Polycarpe Abah Abah a de nouveau été inculpé le 21 janvier 2009 pour détournement de deniers publics de l’ordre de 2,155 milliards, en coaction avec Henri Engoulou, l’avocate Lydienne Eyoum et Me Célestin Baleng, huissier de justice. L’ex-Minefi a ainsi déféré à la convocation du juge d’instruction, David Donhoun, s’est trouvé impliqué dans l’affaire Etat du Cameroun-liquidation Oncpb contre la Sgbc. Selon le collectif de défense de M. Abah Abah, son inculpation se fonderait sur une déposition de Me Lydienne Eyoum lors de l’enquête préliminaire, alors qu’elle déférait, courant 2008, à une convocation du procureur de la république près le Tgi du Wouri, sur dénonciation du vice-Premier chargé de la Justice, Amadou Ali.

A l’époque, le parquet avait sommé Me Eyoum "de restituer le reliquat des causes de la saisie du 13 juillet 2004, sous peine de poursuites judiciaires du chef de l’abus de confiance aggravé". Selon le procureur de la république, Me Eyoum a indûment retenu 1,070 milliard Fcfa. En réponse à cette injonction du parquet, l’avocate, régulièrement constituée en 1998 par l’Etat du Cameroun pour la défense de ses intérêts dans cette affaire, déclare ne rien comprendre à la démarche du procureur. Elle estime n’avoir de compte à rendre qu’à son client : l’Etat, "un Etat qui, du reste, ne s’est pas plaint et ne se plaint pas". D’autant plus que, rappelle-t-elle, c’est le même Etat qui l’a "autorisée à se faire payer ses honoraires et autres frais sur partie des fonds", fruits de son travail de recouvrement.

Elle dit ne pas comprendre le rôle joué dans l’affaire par Me Emmanuel Mbiam, qui se présente tantôt comme l’avocat de l’Etat, tantôt comme le conseil de la banque. Toujours est-il que, le 29 janvier 2004, lors d’une réunion convoquée par le ministre des Finances de l’époque, Michel Meva’a m’Eboutou, l’assistance découvre, par une correspondance, que la Sgbc a négocié en avril 2001, par l’entremise de Me Mbiam, le paiement de la somme de 3,615 milliards de Fcfa pour solde de tout compte ainsi que main levée de la saisie attribution et l’abandon des intérêts, du montant de l’astreinte et renonce à tous autres droits". A toutes ces allégations, la banque ne cache pas sa surprise, arguant qu’elle a été indûment dépossédée des sommes qui ont fait l’objet au moins de doubles paiements. Et pourtant, Me Lydienne Yen Eyoum demande sa libération sans condition.

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René Ayina : On ne peut pas faire du bikutsi sans parler du corps

Le promoteur du festi-bikutsi annonce les orientations de la prochaine édition.
Propos recueillis par Dorine Ekwè –




Vous annoncez du 10 au 15 novembre la 10ème édition du festi-bikutsi. A quel niveau en sont les préparatifs à deux semaines de l’évènement ?
Nous avançons. Nous sommes pour le moment en train d’effectuer les derniers réglages quand on sait que le festival aura les mêmes articulations que celui de l’année dernière. C’est ainsi qu’on a programmé une formation sur le management artistique et culturel par ailleurs, un atelier sur l’apprentissage et l’utilisation des instruments traditionnels destinés aux enfants de moins de quinze ans. Il faut savoir que ces instruments sont à la base même du bikutsi.

L’année dernière vous avez décidé d’instituer des prix en vue d’inciter à la création dans le monde du bikutsi. Pensez-vous que cette option ait porté des fruits ?
Tout à fait. Nous avons dès l’année dernière essayé de créer un engouement autour de la créativité mais il faut savoir que l’effort de créativité chez les artistes de bikutsi se fait depuis longtemps. Ce n’est pas seulement depuis l’année dernière mais depuis une dizaine d’années que les choses se sont progressivement mises sur pied et c’est avec plaisir que nous constatons que depuis 2005, ce sont les artistes bikutsi qui ont le vent en poupe.

La tendance pour les textes grivois qu’on a souvent dénoncée se poursuit tout de même…
Je ne pense pas que ce discours puisse encore avoir sa place. Nous remarquons que les textes de la nouvelle vague d’artistes de bikutsi sont moins crus que ceux de leurs prédécesseurs. Cette tendance que l’on décriait est en train de se diluer pour laisser la place à une mélodie et une rythmique appréciée de tous. C’est un effort qui est fait et que l’on doit pouvoir apprécier. D’autant que les détracteurs de ce style doivent assimiler le fait qu’on ne peut pas faire du bikutsi sans parler du corps de l’homme dans sa généralité. C’est ce qui inspire ces textes.

Pourquoi avoir, cette année, décidé de consacrer toute une soirée aux femmes?
Simplement pour honorer le rôle des femmes dans l’évolution du bikutsi. Depuis Anne Marie Ndzié en passant par K-Tino, cela a souvent été un combat qu’elles ont eu à mener pour s’épanouir dans le style. Ce qui leur permet de présenter ce dont elles sont capables d’autant qu’elles ont beaucoup de choses à donner.

Avec le succès de la dernière édition, on se doute que les sponsors vous courent après ?
Malheureusement, pas du tout. Ils ne courent pas les rues. Tenez, à deux semaines de l’évènement rien n’est fait et nous essayons de sceller de nouveaux partenariats avec des personnes intéressées par nos activités. Seulement, cela ne doit pas inquiéter les spectateurs à qui nous promettons un show mémorable. Nous voulons, comme la dernière fois, petit et bien. C’est pour cette raison que nous restons fixés sur les artistes locaux et on ne doute pas qu’il y aura suffisamment de matière pour que le public y trouve son compte.

Quelle forme revêtira l’hommage que vous souhaitez rendre à Zanzibar après celui à Messi Martin il y a un an ?
Nous ne ferons rien de particulier vu les moyens dont nous disposons. Nous avons mettre en scène une chorégraphie d’une de ses chansons phares et un jeune dessinateur fera un portrait que nous remettrons à la ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, qui nous a promis de l’installer ensuite au musée national. C’est une initiative qui nous fait plaisir.

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