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Musique : Gesse Roy combat les feux de brousse

Le chanteur de reggae vient de mettre son troisième album de dix titres.
Lazare Kolyang – Gesse Roy a beaucoup évolué dans le choix des thèmes de ses chansons, mais est resté solidement enraciné dans l’unicité du rythme. Dans le nouvel album de dix titres qu’il vient de commettre, ce chanteur de reggae replonge les mélomanes vers des souvenirs, pas très lointains, de certains plans de développement, expérimentés avec beaucoup de succès dans la partie septentrionale du Cameroun. Dans ce troisième album produit par l’artiste lui même (Fabrik Reggae), Gesse Roy évoque, dans l’un des titres consacrés aux feux de brousse (Yité Laddé), avec un brin de nostalgie, ces moments où, tout petit, il était amené avec d’autres jeunes de son âge à planter des arbres pour lutter contre l’avancée du désert. Aujourd’hui, souligne t-il, " le climat a beaucoup changé ", parce que les populations sont obligées de couper du bois pour différentes raisons.

Chantés en français, anglais, fulfulde et toupouri, les autres titres (Baa Bon, Da Man Bo, Mê Mê, etc) sont des hymnes à la gloire de Dieu, des invites à l’amour de la femme, mère de l’humanité et au travail. Et ce sont les populations de Maroua qui ont eu le privilège de découvrir sur scène au mois d’août dernier à l’occasion de la présentation de ce tube dont les quelque 5.000 Cd ont été pressés par un studio dans une ville du Nigeria. " Cela m’est revenu beaucoup moins cher que lorsque je le faisais en Allemagne comme ça été le cas pour les deux premiers albums ", souligne l’ingénieur en télécommunications qui annonce des spectacles de promotion au début de l’année prochaine dans les universités de Ngaoundéré et de N’Djamena au Tchad.

Dans les bacs depuis donc le 1 Août 2006, à travers un réseau de distribution personnel, sans minimiser les risques de piraterie, l’album intitulé " Peace Love & Justice " est donc 100% Reggae. Après avoir mis sur le marché du disque " Legalize the Justice " en 1996, " Exorcist " en 2001, Gesse Roy est resté fidèle à ses engagements vis-à-vis de la jeunesse, de la société et de l’environnement. Son engagement musical pour ces causes se trouve dans sa personnalité depuis le début de sa carrière. C’est en Allemagne, où il poursuit ses études supérieures, qu’il se lance véritablement dans la musique en créant un groupe: Gesse Roy & The Vibrations. Il découvre alors Lucky Dube, dont il respecte l’intelligence et le talent. Les difficultés financières du jeune étudiant d’alors l’obligent à réaliser son premier album de 10 titres " Legalize The Justice " tout seul.

Des percussions aux guitares, des voix à la basse en passant par les claviers, Gesse Roy relève tous les défis et entre par la grande porte du Showbiz. Avec "Peace Love & Justice " Patrick Tawambe à la guitare bass, Douryang à la guitare traditionnelle (Dilna) et Adebo Sam au piano.
Fervent militant des droits de la femme et de l’enfant, Gesse Roy est convaincu qu’il n’est point d’Afrique unie et forte demain sans enfants heureux aujourd’hui. Il chante pour l’éveil de la jeune fille, celle de la région dont il est originaire et qui n’a pas encore pris conscience de certains enjeux. Sensible aux problèmes cruciaux de l’heure qui minent la jeunesse et menacent l’existence même de son pays et celle de tout le continent, il apporte à travers ses différents albums, sa modeste contribution dans la lutte contre la déforestation, le sida, la faim, la corruption et le chômage des jeunes.

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Assainissement du centre ville de Douala

Accouchement dans la douleur

L’opération d’enlèvement, par la Cud, de toutes les constructions faites sur les trottoirs du quartier Bonanjo suscite de vives réactions chez Messapresse et les diffuseurs de journaux. La Cud et les diffuseurs de journaux sur le pied de guerre.

“ Monsieur le délégué, nous sommes surpris par la brutalité avec laquelle ces actions (enlèvement des kiosques à journaux sur les trottoirs de Bonanjo ndrl) sont menées, ce d’autant plus que la direction de Messapresse nous a rassuré que toutes les questions liées à l’Otvp (Occupation temporaire de la voie publique ndrl) avaient été réglés. D’autres part, vous êtes sans ignorer qu’une ville comme Douala ne peut fonctionner sans presse. Cela fait partie du service public. En même temps que la presse informe, elle contribue à l’éducation des populations… ”. Extrait d’un courrier daté du 30 août 2006 et adressé au délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala. Edouard Etonde Ekotto est en effet interpellé par l’Association des dépositaires et marchands des journaux (Admj), avec ampliation à plusieurs autorités de la capitale économique. Le ton se veut clair : les diffuseurs des journaux dans la ville de Douala n’entendent pas assister indifférents à l’enlèvement des kiosques marqués Messapresse au centre administratif de Bonanjo.
Ils poursuivent : “ Nous vous prions de bien vouloir traiter le cas des kiosques à journaux en tenant compte de leurs spécificités…sinon l’Admj se verrait contraint d’organiser une marche de protestation dans la ville de Douala et venir faire un sit-in à la Communauté urbaine de Douala ”. Ce Samedi 02 septembre risque donc d’être mouvementé à Bonanjo. A l’origine de la crise, la décision de la Cud de procéder à l’enlèvement des dispositifs publicitaires irréguliers et de libérer les emprises du domaine public à Douala. D’après la Cud, l’objectif de cette campagne lancée, – en mai dernier – est de faciliter la circulation des piétons sur les trottoirs de la ville de Douala et d’embellir les décors urbains. Les kiosques de Messapresse (environ 25 dans la ville de Douala) situés pour la plupart à même les trottoirs sont concernés par la mesure. Samedi 19 août, deux kiosques à journaux situés dans les quartiers Bonanjo et Njo-Njo ont été “ enlevés ” par les autorités de la Cud. Et l’opération devrait se poursuivre demain samedi par la “ destruction des kiosques sis à Bonanjo, s’ils ne sont pas reculés de deux mètres par rapport à la voie ”. Si du moins on en croit l’économie d’un courrier adressé par Laurent Pintault, le Dg de Messapresse au président de l’Admj, Guillaume Soppo Tobbo.

Divergence de vues
Claude Javys Doumbe, directeur de Optimum International Cameroun (Oic), une entreprise chargée de réguler l’affichage publicitaire pour le compte de la Cud, ne comprend pas ce “ revirement soudain ” de Messapresse. Il rappelle les termes d’une réunion de conciliation tenue mardi 29 août à Douala entre la Cud, Messapresse et Médiaplus, une entreprise assurant la régie publicitaire de Messapresse. “ Nous avons clairement re-expliqué les objectifs de la campagne actuelle à l’annonceur Messapresse et nous sommes parvenus à un accord : 1- l’enlèvement des kiosques sur leurs emplacements actuels qui gênent non seulement la circulation des piétons mais aussi cause des accidents ; 2- Messapresse et Médiaplus devaient effectuer une descente sur le terrain jeudi (hier) afin de déterminer librement de nouveaux sites d’emplacement des kiosques et nous en fournir un modèle uniformisé ; 3- vendredi (aujourd’hui) Messapresse et la Cud devaient faire le tour des points choisis pour vérifier qu’ils n’entravent pas la voie publique et sont conformes au plan d’embellissement de la ville de Douala ”. Une solution de conciliation en quelque sorte.
Javys Doumbe se dit choqué par l’attitude de Messapresse, pourtant partenaire de la Cud depuis de longues années. Il tient à rappeler que la mesure d’enlèvement des dispositifs publicitaires irréguliers ne concernent pas uniquement Messapresse : “ Ecobank, Marlboro, Bat, la Bicec, Pmuc, Akwa-Piscine, Kenyan-Airways…ont enlevé leurs dispositifs eux-mêmes, pourquoi pas Messapresse ? ” s’emporte-t-il. De plus, les deux prestataires de la communauté expliquent que lors du bouclage en juin dernier de l’état de paiement des redevances publicitaires, Messapresse figurait parmi les entreprises ayant des arriérés.

Appel à la conciliation
A Messapresse, on ne nie pas les termes de la réunion de conciliation. Mais Amadou Nsounfon, responsable presse de Messapresse, s’indigne de l’attitude “ par trop hautaine et dictatoriale ” de la Cud. “ La Cud ne nous a jamais notifié par écrit sa décision d’enlever nos kiosques. Le communiqué publié dans les journaux et que la communauté affirme valoir notification parle du déguerpissement d’occupants anarchiques. Or les kiosques Messapresse ont été régulièrement autorisés par la Cud et implantés avec l’assistance de ses techniciens. Donc, nous ne nous sommes pas sentis visés par ce communiqué ” martèle Amadou Nsounfon. Et de poursuivre : “ nous sommes parfaitement en règle. Nous avons payés nos droits de redevance publicitaire pour l’année 2006. Or la communauté qui nous détruit en août ne dit rien sur les droits restant à courir ”.
Le mandataire de Messapresse se montre néanmoins ouvert au dialogue : “ Nous ne sommes pas contre la décision de la communauté urbaine d’embellir la ville. Mais nous demandons du temps. On ne peut pas du jour au lendemain comme ça remplacer 25 kiosques. Chaque kiosque nous coûte environ 3 millions de Fcfa ; pour les 25 kiosques ça fait 75 millions Fcfa. ”.
Quant au retard dans le paiement de la redevance publicitaire, Amadou Nsounfon évoque les “ plus de vingt ans de partenariat qui lient Messapresse à la Communauté urbaine de Douala ”. Et s’étonne qu’un simple retard de quelques mois semble vouloir remettre en cause une si longue collaboration. La descente sur le terrain de Messapresse et Médiaplus n’a pu s’effectuer mercredi à cause de la pluie. Elle a été reportée à une date ultérieure. 

Par Yves DJAMBONG
Le 01-09-2006

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“ Monsieur le délégué, nous sommes surpris par la brutalité avec laquelle ces actions (enlèvement des kiosques à journaux sur les trottoirs de Bonanjo ndrl) sont menées, ce d’autant plus que la direction de Messapresse nous a rassuré que toutes les questions liées à l’Otvp (Occupation temporaire de la voie publique ndrl) avaient été réglés. D’autres part, vous êtes sans ignorer qu’une ville comme Douala ne peut fonctionner sans presse. Cela fait partie du service public. En même temps que la presse informe, elle contribue à l’éducation des populations… ”. Extrait d’un courrier daté du 30 août 2006 et adressé au délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala. Edouard Etonde Ekotto est en effet interpellé par l’Association des dépositaires et marchands des journaux (Admj), avec ampliation à plusieurs autorités de la capitale économique. Le ton se veut clair : les diffuseurs des journaux dans la ville de Douala n’entendent pas assister indifférents à l’enlèvement des kiosques marqués Messapresse au centre administratif de Bonanjo.
Ils poursuivent : “ Nous vous prions de bien vouloir traiter le cas des kiosques à journaux en tenant compte de leurs spécificités…sinon l’Admj se verrait contraint d’organiser une marche de protestation dans la ville de Douala et venir faire un sit-in à la Communauté urbaine de Douala ”. Ce Samedi 02 septembre risque donc d’être mouvementé à Bonanjo. A l’origine de la crise, la décision de la Cud de procéder à l’enlèvement des dispositifs publicitaires irréguliers et de libérer les emprises du domaine public à Douala. D’après la Cud, l’objectif de cette campagne lancée, – en mai dernier – est de faciliter la circulation des piétons sur les trottoirs de la ville de Douala et d’embellir les décors urbains. Les kiosques de Messapresse (environ 25 dans la ville de Douala) situés pour la plupart à même les trottoirs sont concernés par la mesure. Samedi 19 août, deux kiosques à journaux situés dans les quartiers Bonanjo et Njo-Njo ont été “ enlevés ” par les autorités de la Cud. Et l’opération devrait se poursuivre demain samedi par la “ destruction des kiosques sis à Bonanjo, s’ils ne sont pas reculés de deux mètres par rapport à la voie ”. Si du moins on en croit l’économie d’un courrier adressé par Laurent Pintault, le Dg de Messapresse au président de l’Admj, Guillaume Soppo Tobbo.

Divergence de vues
Claude Javys Doumbe, directeur de Optimum International Cameroun (Oic), une entreprise chargée de réguler l’affichage publicitaire pour le compte de la Cud, ne comprend pas ce “ revirement soudain ” de Messapresse. Il rappelle les termes d’une réunion de conciliation tenue mardi 29 août à Douala entre la Cud, Messapresse et Médiaplus, une entreprise assurant la régie publicitaire de Messapresse. “ Nous avons clairement re-expliqué les objectifs de la campagne actuelle à l’annonceur Messapresse et nous sommes parvenus à un accord : 1- l’enlèvement des kiosques sur leurs emplacements actuels qui gênent non seulement la circulation des piétons mais aussi cause des accidents ; 2- Messapresse et Médiaplus devaient effectuer une descente sur le terrain jeudi (hier) afin de déterminer librement de nouveaux sites d’emplacement des kiosques et nous en fournir un modèle uniformisé ; 3- vendredi (aujourd’hui) Messapresse et la Cud devaient faire le tour des points choisis pour vérifier qu’ils n’entravent pas la voie publique et sont conformes au plan d’embellissement de la ville de Douala ”. Une solution de conciliation en quelque sorte.
Javys Doumbe se dit choqué par l’attitude de Messapresse, pourtant partenaire de la Cud depuis de longues années. Il tient à rappeler que la mesure d’enlèvement des dispositifs publicitaires irréguliers ne concernent pas uniquement Messapresse : “ Ecobank, Marlboro, Bat, la Bicec, Pmuc, Akwa-Piscine, Kenyan-Airways…ont enlevé leurs dispositifs eux-mêmes, pourquoi pas Messapresse ? ” s’emporte-t-il. De plus, les deux prestataires de la communauté expliquent que lors du bouclage en juin dernier de l’état de paiement des redevances publicitaires, Messapresse figurait parmi les entreprises ayant des arriérés.

Appel à la conciliation
A Messapresse, on ne nie pas les termes de la réunion de conciliation. Mais Amadou Nsounfon, responsable presse de Messapresse, s’indigne de l’attitude “ par trop hautaine et dictatoriale ” de la Cud. “ La Cud ne nous a jamais notifié par écrit sa décision d’enlever nos kiosques. Le communiqué publié dans les journaux et que la communauté affirme valoir notification parle du déguerpissement d’occupants anarchiques. Or les kiosques Messapresse ont été régulièrement autorisés par la Cud et implantés avec l’assistance de ses techniciens. Donc, nous ne nous sommes pas sentis visés par ce communiqué ” martèle Amadou Nsounfon. Et de poursuivre : “ nous sommes parfaitement en règle. Nous avons payés nos droits de redevance publicitaire pour l’année 2006. Or la communauté qui nous détruit en août ne dit rien sur les droits restant à courir ”.
Le mandataire de Messapresse se montre néanmoins ouvert au dialogue : “ Nous ne sommes pas contre la décision de la communauté urbaine d’embellir la ville. Mais nous demandons du temps. On ne peut pas du jour au lendemain comme ça remplacer 25 kiosques. Chaque kiosque nous coûte environ 3 millions de Fcfa ; pour les 25 kiosques ça fait 75 millions Fcfa. ”.
Quant au retard dans le paiement de la redevance publicitaire, Amadou Nsounfon évoque les “ plus de vingt ans de partenariat qui lient Messapresse à la Communauté urbaine de Douala ”. Et s’étonne qu’un simple retard de quelques mois semble vouloir remettre en cause une si longue collaboration. La descente sur le terrain de Messapresse et Médiaplus n’a pu s’effectuer mercredi à cause de la pluie. Elle a été reportée à une date ultérieure. 

Par Yves DJAMBONG
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“ Monsieur le délégué, nous sommes surpris par la brutalité avec laquelle ces actions (enlèvement des kiosques à journaux sur les trottoirs de Bonanjo ndrl) sont menées, ce d’autant plus que la direction de Messapresse nous a rassuré que toutes les questions liées à l’Otvp (Occupation temporaire de la voie publique ndrl) avaient été réglés. D’autres part, vous êtes sans ignorer qu’une ville comme Douala ne peut fonctionner sans presse. Cela fait partie du service public. En même temps que la presse informe, elle contribue à l’éducation des populations… ”. Extrait d’un courrier daté du 30 août 2006 et adressé au délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala. Edouard Etonde Ekotto est en effet interpellé par l’Association des dépositaires et marchands des journaux (Admj), avec ampliation à plusieurs autorités de la capitale économique. Le ton se veut clair : les diffuseurs des journaux dans la ville de Douala n’entendent pas assister indifférents à l’enlèvement des kiosques marqués Messapresse au centre administratif de Bonanjo.
Ils poursuivent : “ Nous vous prions de bien vouloir traiter le cas des kiosques à journaux en tenant compte de leurs spécificités…sinon l’Admj se verrait contraint d’organiser une marche de protestation dans la ville de Douala et venir faire un sit-in à la Communauté urbaine de Douala ”. Ce Samedi 02 septembre risque donc d’être mouvementé à Bonanjo. A l’origine de la crise, la décision de la Cud de procéder à l’enlèvement des dispositifs publicitaires irréguliers et de libérer les emprises du domaine public à Douala. D’après la Cud, l’objectif de cette campagne lancée, – en mai dernier – est de faciliter la circulation des piétons sur les trottoirs de la ville de Douala et d’embellir les décors urbains. Les kiosques de Messapresse (environ 25 dans la ville de Douala) situés pour la plupart à même les trottoirs sont concernés par la mesure. Samedi 19 août, deux kiosques à journaux situés dans les quartiers Bonanjo et Njo-Njo ont été “ enlevés ” par les autorités de la Cud. Et l’opération devrait se poursuivre demain samedi par la “ destruction des kiosques sis à Bonanjo, s’ils ne sont pas reculés de deux mètres par rapport à la voie ”. Si du moins on en croit l’économie d’un courrier adressé par Laurent Pintault, le Dg de Messapresse au président de l’Admj, Guillaume Soppo Tobbo.

Divergence de vues
Claude Javys Doumbe, directeur de Optimum International Cameroun (Oic), une entreprise chargée de réguler l’affichage publicitaire pour le compte de la Cud, ne comprend pas ce “ revirement soudain ” de Messapresse. Il rappelle les termes d’une réunion de conciliation tenue mardi 29 août à Douala entre la Cud, Messapresse et Médiaplus, une entreprise assurant la régie publicitaire de Messapresse. “ Nous avons clairement re-expliqué les objectifs de la campagne actuelle à l’annonceur Messapresse et nous sommes parvenus à un accord : 1- l’enlèvement des kiosques sur leurs emplacements actuels qui gênent non seulement la circulation des piétons mais aussi cause des accidents ; 2- Messapresse et Médiaplus devaient effectuer une descente sur le terrain jeudi (hier) afin de déterminer librement de nouveaux sites d’emplacement des kiosques et nous en fournir un modèle uniformisé ; 3- vendredi (aujourd’hui) Messapresse et la Cud devaient faire le tour des points choisis pour vérifier qu’ils n’entravent pas la voie publique et sont conformes au plan d’embellissement de la ville de Douala ”. Une solution de conciliation en quelque sorte.
Javys Doumbe se dit choqué par l’attitude de Messapresse, pourtant partenaire de la Cud depuis de longues années. Il tient à rappeler que la mesure d’enlèvement des dispositifs publicitaires irréguliers ne concernent pas uniquement Messapresse : “ Ecobank, Marlboro, Bat, la Bicec, Pmuc, Akwa-Piscine, Kenyan-Airways…ont enlevé leurs dispositifs eux-mêmes, pourquoi pas Messapresse ? ” s’emporte-t-il. De plus, les deux prestataires de la communauté expliquent que lors du bouclage en juin dernier de l’état de paiement des redevances publicitaires, Messapresse figurait parmi les entreprises ayant des arriérés.

Appel à la conciliation
A Messapresse, on ne nie pas les termes de la réunion de conciliation. Mais Amadou Nsounfon, responsable presse de Messapresse, s’indigne de l’attitude “ par trop hautaine et dictatoriale ” de la Cud. “ La Cud ne nous a jamais notifié par écrit sa décision d’enlever nos kiosques. Le communiqué publié dans les journaux et que la communauté affirme valoir notification parle du déguerpissement d’occupants anarchiques. Or les kiosques Messapresse ont été régulièrement autorisés par la Cud et implantés avec l’assistance de ses techniciens. Donc, nous ne nous sommes pas sentis visés par ce communiqué ” martèle Amadou Nsounfon. Et de poursuivre : “ nous sommes parfaitement en règle. Nous avons payés nos droits de redevance publicitaire pour l’année 2006. Or la communauté qui nous détruit en août ne dit rien sur les droits restant à courir ”.
Le mandataire de Messapresse se montre néanmoins ouvert au dialogue : “ Nous ne sommes pas contre la décision de la communauté urbaine d’embellir la ville. Mais nous demandons du temps. On ne peut pas du jour au lendemain comme ça remplacer 25 kiosques. Chaque kiosque nous coûte environ 3 millions de Fcfa ; pour les 25 kiosques ça fait 75 millions Fcfa. ”.
Quant au retard dans le paiement de la redevance publicitaire, Amadou Nsounfon évoque les “ plus de vingt ans de partenariat qui lient Messapresse à la Communauté urbaine de Douala ”. Et s’étonne qu’un simple retard de quelques mois semble vouloir remettre en cause une si longue collaboration. La descente sur le terrain de Messapresse et Médiaplus n’a pu s’effectuer mercredi à cause de la pluie. Elle a été reportée à une date ultérieure. 

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Accouchement dans la douleur

L’opération d’enlèvement, par la Cud, de toutes les constructions faites sur les trottoirs du quartier Bonanjo suscite de vives réactions chez Messapresse et les diffuseurs de journaux. La Cud et les diffuseurs de journaux sur le pied de guerre.

“ Monsieur le délégué, nous sommes surpris par la brutalité avec laquelle ces actions (enlèvement des kiosques à journaux sur les trottoirs de Bonanjo ndrl) sont menées, ce d’autant plus que la direction de Messapresse nous a rassuré que toutes les questions liées à l’Otvp (Occupation temporaire de la voie publique ndrl) avaient été réglés. D’autres part, vous êtes sans ignorer qu’une ville comme Douala ne peut fonctionner sans presse. Cela fait partie du service public. En même temps que la presse informe, elle contribue à l’éducation des populations… ”. Extrait d’un courrier daté du 30 août 2006 et adressé au délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala. Edouard Etonde Ekotto est en effet interpellé par l’Association des dépositaires et marchands des journaux (Admj), avec ampliation à plusieurs autorités de la capitale économique. Le ton se veut clair : les diffuseurs des journaux dans la ville de Douala n’entendent pas assister indifférents à l’enlèvement des kiosques marqués Messapresse au centre administratif de Bonanjo.
Ils poursuivent : “ Nous vous prions de bien vouloir traiter le cas des kiosques à journaux en tenant compte de leurs spécificités…sinon l’Admj se verrait contraint d’organiser une marche de protestation dans la ville de Douala et venir faire un sit-in à la Communauté urbaine de Douala ”. Ce Samedi 02 septembre risque donc d’être mouvementé à Bonanjo. A l’origine de la crise, la décision de la Cud de procéder à l’enlèvement des dispositifs publicitaires irréguliers et de libérer les emprises du domaine public à Douala. D’après la Cud, l’objectif de cette campagne lancée, – en mai dernier – est de faciliter la circulation des piétons sur les trottoirs de la ville de Douala et d’embellir les décors urbains. Les kiosques de Messapresse (environ 25 dans la ville de Douala) situés pour la plupart à même les trottoirs sont concernés par la mesure. Samedi 19 août, deux kiosques à journaux situés dans les quartiers Bonanjo et Njo-Njo ont été “ enlevés ” par les autorités de la Cud. Et l’opération devrait se poursuivre demain samedi par la “ destruction des kiosques sis à Bonanjo, s’ils ne sont pas reculés de deux mètres par rapport à la voie ”. Si du moins on en croit l’économie d’un courrier adressé par Laurent Pintault, le Dg de Messapresse au président de l’Admj, Guillaume Soppo Tobbo.

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Claude Javys Doumbe, directeur de Optimum International Cameroun (Oic), une entreprise chargée de réguler l’affichage publicitaire pour le compte de la Cud, ne comprend pas ce “ revirement soudain ” de Messapresse. Il rappelle les termes d’une réunion de conciliation tenue mardi 29 août à Douala entre la Cud, Messapresse et Médiaplus, une entreprise assurant la régie publicitaire de Messapresse. “ Nous avons clairement re-expliqué les objectifs de la campagne actuelle à l’annonceur Messapresse et nous sommes parvenus à un accord : 1- l’enlèvement des kiosques sur leurs emplacements actuels qui gênent non seulement la circulation des piétons mais aussi cause des accidents ; 2- Messapresse et Médiaplus devaient effectuer une descente sur le terrain jeudi (hier) afin de déterminer librement de nouveaux sites d’emplacement des kiosques et nous en fournir un modèle uniformisé ; 3- vendredi (aujourd’hui) Messapresse et la Cud devaient faire le tour des points choisis pour vérifier qu’ils n’entravent pas la voie publique et sont conformes au plan d’embellissement de la ville de Douala ”. Une solution de conciliation en quelque sorte.
Javys Doumbe se dit choqué par l’attitude de Messapresse, pourtant partenaire de la Cud depuis de longues années. Il tient à rappeler que la mesure d’enlèvement des dispositifs publicitaires irréguliers ne concernent pas uniquement Messapresse : “ Ecobank, Marlboro, Bat, la Bicec, Pmuc, Akwa-Piscine, Kenyan-Airways…ont enlevé leurs dispositifs eux-mêmes, pourquoi pas Messapresse ? ” s’emporte-t-il. De plus, les deux prestataires de la communauté expliquent que lors du bouclage en juin dernier de l’état de paiement des redevances publicitaires, Messapresse figurait parmi les entreprises ayant des arriérés.

Appel à la conciliation
A Messapresse, on ne nie pas les termes de la réunion de conciliation. Mais Amadou Nsounfon, responsable presse de Messapresse, s’indigne de l’attitude “ par trop hautaine et dictatoriale ” de la Cud. “ La Cud ne nous a jamais notifié par écrit sa décision d’enlever nos kiosques. Le communiqué publié dans les journaux et que la communauté affirme valoir notification parle du déguerpissement d’occupants anarchiques. Or les kiosques Messapresse ont été régulièrement autorisés par la Cud et implantés avec l’assistance de ses techniciens. Donc, nous ne nous sommes pas sentis visés par ce communiqué ” martèle Amadou Nsounfon. Et de poursuivre : “ nous sommes parfaitement en règle. Nous avons payés nos droits de redevance publicitaire pour l’année 2006. Or la communauté qui nous détruit en août ne dit rien sur les droits restant à courir ”.
Le mandataire de Messapresse se montre néanmoins ouvert au dialogue : “ Nous ne sommes pas contre la décision de la communauté urbaine d’embellir la ville. Mais nous demandons du temps. On ne peut pas du jour au lendemain comme ça remplacer 25 kiosques. Chaque kiosque nous coûte environ 3 millions de Fcfa ; pour les 25 kiosques ça fait 75 millions Fcfa. ”.
Quant au retard dans le paiement de la redevance publicitaire, Amadou Nsounfon évoque les “ plus de vingt ans de partenariat qui lient Messapresse à la Communauté urbaine de Douala ”. Et s’étonne qu’un simple retard de quelques mois semble vouloir remettre en cause une si longue collaboration. La descente sur le terrain de Messapresse et Médiaplus n’a pu s’effectuer mercredi à cause de la pluie. Elle a été reportée à une date ultérieure. 

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