Le Rdpc accuse l’ambassadeur des Usa d’ingérence
Le séminaire du parti a par ailleurs réaffirmé l’urgence de lever la limitation des mandats.
J F B
Le séminaire de formation et d’information des présidents de section du parti au pouvoir avait toutes les allures d’un congrès du parti, avec dans le rôle d’acteur principal, René Emmanuel Sadi, le secrétaire général du Comité central du Rdpc. A l’ouverture des travaux, on aurait cru entendre Paul Biya, mais avec la gravité et la fermeté dans le ton en moins, lorsqu’il s’est agit de dénoncer " les schémas importés qui ne sont pas transposables sans discernement d’un pays à l’autre ", ou encore pour s’indigner de ces " voix qui s’élèvent çà et là, qui sèment le doute dans les esprits, véhiculant une lecture réductrice, partielle de la révision envisagée, voulant même inciter nos concitoyens à des comportements contraires à l’image de pays sérieux qui a toujours distingué le Cameroun".
Une attitude qui n’était pas sans rappeler la sortie 48 heures plus tôt de Janet Elisabeth Garvey. Au cours de sa première rencontre avec les médias locaux, et dans le cadre de la soirée électorale pour les primaires dans son pays, l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun a tenu à préciser " Nous reconnaissons le droit de chaque pays de réviser sa constitution, mais notre expérience, la limitation du nombre de mandats et le changement périodique de dirigeants- au moins chaque décade- sont salutaires pour la démocratie" et de préciser comme un ultimatum " Nous condamnons régulièrement la modification de la limitation du nombre de mandats présidentiels dans d’autres pays, tel le cas du Nigeria ".
Cette sortie a sonné aux assises du Rdpc comme " une ingérence dans les affaires intérieures du Cameroun ", ce d’autant plus que l’article 6 alinéa 2, figure aujourd’hui au rang des priorités, comme a tenu à le préciser René Sadi. " Prenant acte de la volonté souveraine du peuple, le chef de l’Etat a décidé d’inscrire cette révision de la loi fondamentale, notamment en son article 6 alinéa 2, à l’ordre du jour du calendrier politique national ". C’est donc pour faire face à ce qu’il a appelé " des poches d’incompréhension dues à l’ignorance ou à la mauvaise foi " que René Sadi a exhorté les responsables de base de son parti à entrer en campagne dès leur retour dans leurs zones respectives afin de mieux expliquer les raisons de la modification annoncée.
Une position qu’ils devront défendre autant sur les places publiques que dans les médias. Il y a donc lieu de s’attendre dans les prochains jours à la " déferlante Rdpc " à travers ses sections pour essayer de faire accepter cette idée que certains de ces acteurs ne partagent pas encore. Preuve s’il en fallait encore que la manoeuvre de la direction de cette formation politique n’est pas, comme l’a indiqué le chef de l’Etat et président national du Rdpc, une émanation de sa base. Toujours est-il qu’en plus de sensibiliser les militants sur le bien fondé de la modification, il faudra leur expliquer le pourquoi de la position de certains pays "amis" comme les Etats-Unis.


La mine défaite et l’air pas très en forme, Dovie Kendo et ses collaborateurs prennent le petit déjeuner fait de pain,de saucisson et de café au siège de Satine production, située près du collège Esao à Bali, un quartier de Douala. Les signes de fatigue qui se lisent sur leur visage sont le fait des heures passées la veille à tourner les scènes de leur prochain film. C’est un cours métrage de 52 minutes, né de l’idée de Dovie et d’Inès Bebey et dont l’intrigue évolue autour d’une belle jeune fille pour qui le sexe opposé ne représente qu’une source de financement. Comme un papillon, elle va de cœur en cœur à la recherche de l’homme rare jusqu’au jour où elle fait la rencontre de Paulin (Jonas Embom). Un sentiment profond naît au fil du temps entre Nanou (Dovie Kendo) et Paulin qui, au-delà des difficultés rencontrées, se marient.