Adoum Garoua parle aux jeunes
Le ministre de la Jeunesse a rencontré 400 leaders d’associations jeudi dernier, avant de donner une conférence de presse.
400 leaders des associations de jeunesse et mouvements de jeunesse et d’éducation populaire à travers le territoire ont fait le déplacement de Yaoundé, pour discuter avec le ministre de la Jeunesse, Adoum Garoua. La rencontre de jeudi dernier, au palais des Congrès de Yaoundé, avait pour objectif un examen profond de conscience en rapport avec les manifestations de violences survenues en février dernier. Pour le Minjeun, il s’est agi de tirer des leçons de ces évènements malheureux. Avant d’ajouter qu’il était capital que les jeunes se donnent eux-mêmes des pistes de réflexion pour ne pas se détourner de l’essentiel.
Au terme de cette rencontre avec les jeunes, Adoum Garoua, qu’accompagnait alors Jean Pierre Biyiti bi Essam, ministre de la Communication a échangé avec la presse. Au cours de ce point de presse, le Minjeun a tenu à rappeler que même si la concertation avec les jeunes avait un rapport certain avec les évènements de février dernier, elle avait été programmée longtemps avant. « Il nous faut en tirer les conséquences pour repartir sur de nouveaux ressorts, sur le pied d’un réarmement moral nécessaire à un nouvel élan vers l’accomplissement de votre leadership », a-t-il souligné.
Ces jeunes, choisis parmi les plus représentatifs avaient de nombreuses attentes se résumant entre autres en l’assurance d’un avenir meilleur pour une jeunesse ambitieuse et dynamique, à travers des opportunités de formation, d’emploi et d’auto-emploi. Mais la réponse, déjà effective, leur a été à nouveau détaillée. Et de l’avis d’Adoum Garoua, malgré les difficultés, il serait injuste de dire que rien n’a été fait pour cette frange de la population. En effet, l’action gouvernementale en faveur des jeunes se décline sous plusieurs formes. De nombreux projets sont d’ailleurs en cours, dans le domaine de l’auto-emploi et de la micro-entreprise. Concernant le Programme d’appui à la jeunesse urbaine et rurale (PAJER-U), les formations ont été lancées dans les dix provinces et près de 1600 jeunes en bénéficient déjà. Le Programme d’insertion socio-économique des jeunes par la fabrication du matériel sportif (PIFMAS), quant à lui, forme déjà 127 jeunes des provinces de l’Extrême-Nord, du Nord de l’Adamaoua et du Nord-Ouest, régions où une certaine aptitude dans le domaine avait été décelée. « Ces jeunes ont même déjà reçu des commandes du Tchad pour des ballons et des filets », a affirmé le ministre. Le Projet intégré d’appui aux acteurs du secteur informel (PIAASI), suit également son bonhomme de chemin Les autres chantiers portant sur le service civique national de participation au développement et le Conseil national de la Jeunesse seront évoqués en temps opportuns. Il incombe donc aux jeunes d’en faire bon usage. « Par votre sérieux et votre travail, vous serez demain des serviteurs de l’Etat, dont nous avons besoin. Quel que soit le secteur où vous exercerez votre activité, notre pays doit pouvoir compter sur votre engagement au service de son développement », a-t-il martelé.
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

