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Ekambi Brillant, artiste :

“ Il y a trop d’aventuriers dans la musique camerounaise ” –

Vous étiez à la tête d’une délégation d’artistes, musiciens, chanteurs, auteurs compositeurs camerounais qui a rendu visite au ministre des Finances, Polycarpe Abah Abah, il y a quelques jours. Que vaut cette rencontre avec le Minefi ?
C’est une rencontre informelle. Il s’agissait d’abord de rendre une visite de courtoisie au ministre des Finances, qui est un ami. Mais l’occasion était aussi belle pour évoquer avec M. Polycarpe Abah Abah, les problèmes que nous rencontrons en tant qu’artistes musiciens, notamment dans la lutte contre la piraterie. Enfin, nous avons surtout parlé de la situation de la musique camerounaise aujourd’hui.

Quelle est justement cette situation ? Pouvez-vous nous en brosser un tableau même succinct au moment où l’on vient de commémorer le neuvième anniversaire de Eboa Lotin?
Après la disparition des dinosaures comme Eboa Lotin, j’ai l’impression que la musique camerounaise est un peu comme une pirogue qui est en train de couler doucement, mais sûrement. Les gens voient, mais ne disent ou ne font rien. Comme si tout le monde cherche à faire oublier ces grands noms de notre musique. Si on n’arrête pas la barque, elle va définitivement couler.

Comment expliquer cette longue descente aux enfers de la musique camerounaise et que faire pour sauver la barque afin de la préparer pour l’avenir ?
Il faut d’abord que chacun prenne conscience de la gravité de la situation, que chacun fasse son introspection. Puis, nous les artistes devons absolument balayer devant notre porte. Je veux dire qu’il y a trop de charlatans, d’aventuriers qui se lancent dans la musique parce qu’ils n’ont rien trouvé d’autre. Oubliant que la musique, comme tous les autres arts, est une discipline scientifique. On ne peut pas composer une chanson, écrire une musique si on ne la pense pas préalablement. C’est un peu comme si vous aviez une dissertation à rédiger. Il y a une introduction, le corps du sujet et la conclusion. La musique est une affaire de spécialistes. Mais nul ne doit perdre de vue que la musique fait partie de la culture et que quand on a tout oublié c’est ce qui reste. 

Par Propos recueillis par Jean-Célestin EDJANGUE
Le 09-10-2006
Le Messager

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Revendications : Dialogue de sourds à Limbé

Les employés réclament deux milliards Fcfa de primes de bonne séparation.
Lazare Kolyang, à Limbé


Le gouverneur de la province du Sud-Ouest, Louis Eyeya Zanga, était ferme. Le directeur général de la Cameroon Developpment Corporation (Cdc), Henry Njalla Quan, n’était pas du tout content. Le porte parole de près de 800 employés de la Cameroon Tea Estate (Cte), usine de Tole, partis à pieds de la ville de Buéa pour camper à Limbé devant la direction générale de la Cdc, a même pleuré. Les différents intervenants à la rencontre d’hier, jeudi 03 août, tenue au Middle Farms Hall de Limbé, étaient donc dépités. Apparemment, tous n’avaient pas les mêmes raisons de s’y retrouver.

Selon toute vraisemblance, le gouverneur est venu, d’une manière ferme, dire à ceux qui dorment devant la direction générale de la Cdc au quartier Bota depuis bientôt dix jours de quitter les lieux. "Rien ne justifie que vous soyez là, vous employés de la Cte et non de la Cdc", a martelé le gouverneur. Visiblement, Louis Eyeya Zanga n’était pas venu dialoguer au fond des revendications de ces personnes, coupables à se yeux de n’avoir pas eu recours à toutes les voies possibles avant cette ultime étape de sit-in. "Lorsque vous saurez que le gouverneur est le représentant du chef de l’Etat et du Premier ministre, et lorsque vous viendrez frapper à sa porte, nous pourrons alors parler d’autre choses", a-t-il affirmé.

En face de lui, une dizaine de représentants des ces employés. Aussi déterminés que le gouverneur. Leur porte parole, M. Mosoke, n’ira pas au bout de son propos. L’homme a explosé en sanglots, devant l’assistance. "Nous ne partirons pas tant que nos problèmes ne trouvent pas de solutions" avait-il eu le temps de relever. "Ou alors on part d’ici et vous acceptez de nous recevoir chez vous" a lancé, à l’endroit du gouverneur, un autre employé. Quel est alors le problème du directeur général de la Cdc dans les problèmes des employés de la Cte ?

M. Mosoke est clair et annonce que lorsque les problèmes seront réglés avec la Cdc, les manifestants se retourneront aussi vers les dirigeants de la Cte, pour d’autres préoccupations. Les employés brandissent des primes non reversées au moment de la privatisation de la filière thé de la Cdc. Le chiffre approximatif de près de 2 milliards de francs Cfa est avancé. Sans avoir eu à l’évoquer tout au long de la rencontre avec les grévistes, le gouverneur pense savoir que les employés réclament "une espèce de primes de bonne séparation". "Contrairement à ce qu’on aura pu penser, ils ont choisi de se souvenir d’une doléance qui a dû être soit négligée, soit oubliée lors du processus", reconnaît le gouverneur.

Henry Njalla Quan, quant à lui, parti précipitamment à Yaoundé à la rencontre du Premier ministre quelques jours auparavant, a simplement rappelé le processus de privatisation de la filière thé de la Cdc auquel le management de la Cdc n’était pas partie prenante. Avant de trancher que "ce n’est pas à la Cdc de résoudre vos problèmes". Henry Njalla Quan s’est défendu d’être l’instigateur de cette grève (il a publiquement affirmé que son nom avait été cité par certaines personnes comme étant à l’origine de cette fronde). Il a par ailleurs indiqué qu’il n’a accepté recevoir ces personnes que "pour des raisons humanitaires". Avant de lever la séance, autour de 15 heures, le gouverneur a voulu, à tout prix, savoir quand est-ce que ces hommes et femmes qui ont élu domicile à la direction générale de la Cdc allaient la quitter. Réponse du porte parole : "Nous allons nous concerter et vous tiendrez informés par l’entremise du préfet du Fako".

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Selon toute vraisemblance, le gouverneur est venu, d’une manière ferme, dire à ceux qui dorment devant la direction générale de la Cdc au quartier Bota depuis bientôt dix jours de quitter les lieux. "Rien ne justifie que vous soyez là, vous employés de la Cte et non de la Cdc", a martelé le gouverneur. Visiblement, Louis Eyeya Zanga n’était pas venu dialoguer au fond des revendications de ces personnes, coupables à se yeux de n’avoir pas eu recours à toutes les voies possibles avant cette ultime étape de sit-in. "Lorsque vous saurez que le gouverneur est le représentant du chef de l’Etat et du Premier ministre, et lorsque vous viendrez frapper à sa porte, nous pourrons alors parler d’autre choses", a-t-il affirmé.

En face de lui, une dizaine de représentants des ces employés. Aussi déterminés que le gouverneur. Leur porte parole, M. Mosoke, n’ira pas au bout de son propos. L’homme a explosé en sanglots, devant l’assistance. "Nous ne partirons pas tant que nos problèmes ne trouvent pas de solutions" avait-il eu le temps de relever. "Ou alors on part d’ici et vous acceptez de nous recevoir chez vous" a lancé, à l’endroit du gouverneur, un autre employé. Quel est alors le problème du directeur général de la Cdc dans les problèmes des employés de la Cte ?

M. Mosoke est clair et annonce que lorsque les problèmes seront réglés avec la Cdc, les manifestants se retourneront aussi vers les dirigeants de la Cte, pour d’autres préoccupations. Les employés brandissent des primes non reversées au moment de la privatisation de la filière thé de la Cdc. Le chiffre approximatif de près de 2 milliards de francs Cfa est avancé. Sans avoir eu à l’évoquer tout au long de la rencontre avec les grévistes, le gouverneur pense savoir que les employés réclament "une espèce de primes de bonne séparation". "Contrairement à ce qu’on aura pu penser, ils ont choisi de se souvenir d’une doléance qui a dû être soit négligée, soit oubliée lors du processus", reconnaît le gouverneur.

Henry Njalla Quan, quant à lui, parti précipitamment à Yaoundé à la rencontre du Premier ministre quelques jours auparavant, a simplement rappelé le processus de privatisation de la filière thé de la Cdc auquel le management de la Cdc n’était pas partie prenante. Avant de trancher que "ce n’est pas à la Cdc de résoudre vos problèmes". Henry Njalla Quan s’est défendu d’être l’instigateur de cette grève (il a publiquement affirmé que son nom avait été cité par certaines personnes comme étant à l’origine de cette fronde). Il a par ailleurs indiqué qu’il n’a accepté recevoir ces personnes que "pour des raisons humanitaires". Avant de lever la séance, autour de 15 heures, le gouverneur a voulu, à tout prix, savoir quand est-ce que ces hommes et femmes qui ont élu domicile à la direction générale de la Cdc allaient la quitter. Réponse du porte parole : "Nous allons nous concerter et vous tiendrez informés par l’entremise du préfet du Fako".

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Selon toute vraisemblance, le gouverneur est venu, d’une manière ferme, dire à ceux qui dorment devant la direction générale de la Cdc au quartier Bota depuis bientôt dix jours de quitter les lieux. "Rien ne justifie que vous soyez là, vous employés de la Cte et non de la Cdc", a martelé le gouverneur. Visiblement, Louis Eyeya Zanga n’était pas venu dialoguer au fond des revendications de ces personnes, coupables à se yeux de n’avoir pas eu recours à toutes les voies possibles avant cette ultime étape de sit-in. "Lorsque vous saurez que le gouverneur est le représentant du chef de l’Etat et du Premier ministre, et lorsque vous viendrez frapper à sa porte, nous pourrons alors parler d’autre choses", a-t-il affirmé.

En face de lui, une dizaine de représentants des ces employés. Aussi déterminés que le gouverneur. Leur porte parole, M. Mosoke, n’ira pas au bout de son propos. L’homme a explosé en sanglots, devant l’assistance. "Nous ne partirons pas tant que nos problèmes ne trouvent pas de solutions" avait-il eu le temps de relever. "Ou alors on part d’ici et vous acceptez de nous recevoir chez vous" a lancé, à l’endroit du gouverneur, un autre employé. Quel est alors le problème du directeur général de la Cdc dans les problèmes des employés de la Cte ?

M. Mosoke est clair et annonce que lorsque les problèmes seront réglés avec la Cdc, les manifestants se retourneront aussi vers les dirigeants de la Cte, pour d’autres préoccupations. Les employés brandissent des primes non reversées au moment de la privatisation de la filière thé de la Cdc. Le chiffre approximatif de près de 2 milliards de francs Cfa est avancé. Sans avoir eu à l’évoquer tout au long de la rencontre avec les grévistes, le gouverneur pense savoir que les employés réclament "une espèce de primes de bonne séparation". "Contrairement à ce qu’on aura pu penser, ils ont choisi de se souvenir d’une doléance qui a dû être soit négligée, soit oubliée lors du processus", reconnaît le gouverneur.

Henry Njalla Quan, quant à lui, parti précipitamment à Yaoundé à la rencontre du Premier ministre quelques jours auparavant, a simplement rappelé le processus de privatisation de la filière thé de la Cdc auquel le management de la Cdc n’était pas partie prenante. Avant de trancher que "ce n’est pas à la Cdc de résoudre vos problèmes". Henry Njalla Quan s’est défendu d’être l’instigateur de cette grève (il a publiquement affirmé que son nom avait été cité par certaines personnes comme étant à l’origine de cette fronde). Il a par ailleurs indiqué qu’il n’a accepté recevoir ces personnes que "pour des raisons humanitaires". Avant de lever la séance, autour de 15 heures, le gouverneur a voulu, à tout prix, savoir quand est-ce que ces hommes et femmes qui ont élu domicile à la direction générale de la Cdc allaient la quitter. Réponse du porte parole : "Nous allons nous concerter et vous tiendrez informés par l’entremise du préfet du Fako".

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Selon toute vraisemblance, le gouverneur est venu, d’une manière ferme, dire à ceux qui dorment devant la direction générale de la Cdc au quartier Bota depuis bientôt dix jours de quitter les lieux. "Rien ne justifie que vous soyez là, vous employés de la Cte et non de la Cdc", a martelé le gouverneur. Visiblement, Louis Eyeya Zanga n’était pas venu dialoguer au fond des revendications de ces personnes, coupables à se yeux de n’avoir pas eu recours à toutes les voies possibles avant cette ultime étape de sit-in. "Lorsque vous saurez que le gouverneur est le représentant du chef de l’Etat et du Premier ministre, et lorsque vous viendrez frapper à sa porte, nous pourrons alors parler d’autre choses", a-t-il affirmé.

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M. Mosoke est clair et annonce que lorsque les problèmes seront réglés avec la Cdc, les manifestants se retourneront aussi vers les dirigeants de la Cte, pour d’autres préoccupations. Les employés brandissent des primes non reversées au moment de la privatisation de la filière thé de la Cdc. Le chiffre approximatif de près de 2 milliards de francs Cfa est avancé. Sans avoir eu à l’évoquer tout au long de la rencontre avec les grévistes, le gouverneur pense savoir que les employés réclament "une espèce de primes de bonne séparation". "Contrairement à ce qu’on aura pu penser, ils ont choisi de se souvenir d’une doléance qui a dû être soit négligée, soit oubliée lors du processus", reconnaît le gouverneur.

Henry Njalla Quan, quant à lui, parti précipitamment à Yaoundé à la rencontre du Premier ministre quelques jours auparavant, a simplement rappelé le processus de privatisation de la filière thé de la Cdc auquel le management de la Cdc n’était pas partie prenante. Avant de trancher que "ce n’est pas à la Cdc de résoudre vos problèmes". Henry Njalla Quan s’est défendu d’être l’instigateur de cette grève (il a publiquement affirmé que son nom avait été cité par certaines personnes comme étant à l’origine de cette fronde). Il a par ailleurs indiqué qu’il n’a accepté recevoir ces personnes que "pour des raisons humanitaires". Avant de lever la séance, autour de 15 heures, le gouverneur a voulu, à tout prix, savoir quand est-ce que ces hommes et femmes qui ont élu domicile à la direction générale de la Cdc allaient la quitter. Réponse du porte parole : "Nous allons nous concerter et vous tiendrez informés par l’entremise du préfet du Fako".

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