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Earl Klugh incertain au Cameroun

Le festival de jazz devant accueillir le chanteur américain a été renvoyé sine die.
Justin Blaise Akono
– Depuis le 14 février dernier, les mélomanes de Yaoundé et ceux de Douala attendent de voir commencer le festival jazz sans frontière. En vain. Ce rendez-vous musical devait se tenir jusqu’au au 3 mars 2007. Selon l’organisateur, Dieudonné Ambassa, le festival musical n’aura plus lieu pendant les dates indiquées dans le programme du Centre culturel français de Yaoundé. "Cela fait beaucoup jaser car j’ai annoncé une affiche exceptionnelle", explique le promoteur de Jazz sans frontière. Effectivement, Dieudonné Ambassa a fait rêver les amoureux du jazz en annonçant l’arrivée au Cameroun du guitariste américain, "tête d’affiche" du festival. "Sa venue était un acquis, car, il l’a confirmé lors du Muson festival à Lagos au Nigeria le 4 novembre [2005]. Mais, le décalage de la date résulte du retard qu’il a pris sur la sortie de son nouvel album en mars prochain", justifie "Ambazo", qui dit néanmoins être en contact régulier avec l’agent du musicien.

Pour cette sixième édition du festival Jazz sans frontière, l’organisateur avait pourtant prévu des spectacles en plein air au Palais des congrès de Yaoundé, à l’esplanade de l’hôtel de ville, ainsi qu’à la maison du parti de Bonanjo à Douala. D’autres noms étaient annoncés pour accompagner Earl Klugh. Notamment Jay Lou Ava, Michel Fernandez et Paco Sanchez, qui viendraient communier avec les artistes locaux, à l’instar des groupes Macase, Vibration, Osmose, Black Roots, Terrence Ngassa, Avline Ava, etc.
Jusqu’à hier, 25 février 2007 (le festival devrait être rendu à son douzième jour), le guitariste américain, virtuose du jazz Earl Klugh n’était pas encore annoncé au Cameroun. "J’attends confirmer aux mélomanes l’arrivée de Earl Klugh au Cameroun dès que ce dernier aura publié sur son site officiel la date de sa venue", tente d’expliquer Dieudonné Ambassa.

Les informations disponibles sur le site de l’artiste confirment cependant que le guitariste américain ne peut pas être au Cameroun avant le mois de mai. Et même, son programme des tournées déjà arrêté jusqu’au mois d’avril 2007, ne mentionne pas le Cameroun. Et pourtant, l’organisateur, qui dit être soutenu par l’une des sociétés de téléphonie mobile de la place, estime que la nouvelle date dépend de la "confirmation définitive" de l’arrivée du musicien américain.

Conscient d’avoir osé une opération aventureuse, l’organisateur du festival Jazz sans frontière ne veut quand même pas jeter l’éponge, en dépit du doute de plus en plus réel sur sa "tête d’affiche". Il promet, en prévision, de déclencher "le plan B". Notamment, la programmation de la sixième édition de Jazz sans frontière pour le mois de mai prochain, dans les mêmes sites. Cette fois, "Ambazo" s’abstient d’annoncer des noms. S’excusant au passage d’avoir manqué de réflexes professionnels. On constatera toutefois que le festival Jazz sans frontière connaît les mêmes problèmes que d’autres festivals organisés ou programmés au Cameroun : une dose d’improvisation et, surtout, une insuffisance criarde de moyens financiers et humains.

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Que sont-ils devenus ?

Musiques/Découverte Rfi

Les artistes camerounais ont souvent été primés.

C’est au Cameroun que la “ Radio du monde ” fête les 25 ans du prix Rfi Découvertes musiques du monde. Un choix qui est loin d’être anodin. Le pays de Manu Dibango, Richard Bona, Anne-Marie Nzié et autres Francis Bébey a eu par le passé plusieurs lauréats de cette prestigieuse récompense. Parmi les artistes les plus connus, Ottou Marcelin, primé en 1982, Charles Ewandjè l’année suivante ; mais aussi Sally Nyolo en 1997, juste avant Coco M’Bassi. Plus récemment, le groupe Macase a remporté le prix Rfi Musiques du monde en 2001. D’autres Camerounais dont les noms sont moins connus du grand public ont également été primés dans cette compétition musicale : Ambiana et Ikwé en 1988, en compagnie de Mohamed Bhar, un Tunisien, Thoko Mdlalose, un Sud africain, Beethova Obas le Haïtien et Sindirimba, du Burundi. Il en est de même pour Zogo, en 1985 ou encore Double K, l’année d’avant et Janet N’Diaye en 1981.
Les uns et les autres ont eu des fortunes diverses après l’obtention du fameux prix.

Sally Nyolo
Originaire du Sud du Cameroun, la chanteuse vit à Paris depuis l’âge de 13 ans. Elle a été remarquée comme choriste avant d’intégrer le groupe vocal Zap Mama. Mais, c’est en 1996 qu’elle se lance dans une carrière solo et en profite pour sortir un premier album. “ Tribu ”, le titre de l’opus, fait un tabac. Son succès est tel que Sally devient pratiquement incontournable. Auteur, compositrice, elle se nourrit des rythmes et des sons de sa région d’origine qu’elle interprète à sa manière. Elle puise son imagination dans les souvenirs de son enfance et chante en langue Eton, sa langue maternelle. Son nouveau grand projet s’appelle “ Studio Cameroon ”, il est prévu pour la fin 2006. Il s’agit pour la chanteuse de présenter les jeunes artistes talentueux, avec lesquels Sally chante dans le seul but de promouvoir la culture du Cameroun. Elle a été aperçue au Cameroun à la mi-novembre à l’occasion d’un concert de bienfaisance au profit de la lutte contre le Vih/Sida à Douala.

Ottou Marcellin
Immense chansonnier, c’est aussi un acteur. Avec sa voix inimitable, sa manière unique de gratter la guitare et une présence remarquable sur scène, Ottou Marcelin est déjà un vieux routier de la chanson en Afrique. Le 30 août 2003, il a fêté ses 25 ans de carrière musicale. Avec sa guitare acoustique, il sème des mélodies impérissables chantées en français, Ewondo et Eton. Chanteur incontestable à textes, Ottou Marcellin a reçu la récompense de la Radio du monde dans le domaine de la musique en 1982, en compagnie du couple devenu célèbre Amadou et Mariam. Il avait alors 27 ans. Depuis, il est considéré comme l’un des chanteurs à textes engagés au Cameroun.

Le cas Macase
Le prix Découvertes Rfi dont on fête le 25ème anniversaire du 28 au 2 décembre à Douala au Cameroun, n’a pas fait que ouvrir les portes aux lauréats. Parfois, cette distinction a été source d’ennuis. Le groupe Macase, lauréat en 2001, en sait quelque chose. Constitué à l’origine de sept jeunes Camerounais qui s’expriment en valorisant la diversité du patrimoine culturel du Cameroun, le groupe ne cesse de se rétrécir. Deux des chanteurs du groupe ont décidé de tenter une carrière en solo en Europe. Faut-il y voir une des conséquences de l’affaire Macase-Sam Mbendè ? L’album de Macase primé dans le cadre du prix Rfi Découverte il y a cinq ans a été produit par Sam Mbendè qui avait considéré comme une félonie le fait que le groupe Macase se soit présenté à cette compétition sans l’avis de son producteur du moment. L’affaire, qui a fait grand bruit au Cameroun et dans le monde à l’époque, semble n’être qu’un mauvais souvenir aujourd’hui. La preuve, le président de la Cmc qui n’est autre que Sam Mbendè, n’a pas hésité une seule seconde à répondre favorablement à la programmation de Macase à cette 25ème édition du prix Découverte Rfi, quand la Radio du monde l’a approché à ce sujet : “ Je pensais à l’époque des faits que c’est un jeune groupe qui fait une musique originale et qui a besoin d’être bien encadré pour qu’il confirme tout le bien que nous pensions de lui. Malheureusement, ils ont voulu aller trop vite, ils ont cédé à la pression médiatique. J’ai l’impression qu’ils se sont assagis, qu’ils ont mûri ”, confie le président de la Cmc, partenaire du prix Découverte Rfi 2006. La musique du groupe Macase mélange R&B, rythmes et mélodies du patrimoine camerounais. Elu meilleur groupe espoir de l’Afrique lors des Koras Music Awards à Johannesburg, Macase fédère les espérances de toute la musique du continent africain. Mais, le fait qu’ils ne soient plus que cinq, contre sept au départ, témoigne de ce que pour ce groupe, le prix Découverte Rfi n’a pas eu que du bon. 

Par Jean-Célestin EDJANGUE
Le 28-11-2006

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C’est au Cameroun que la “ Radio du monde ” fête les 25 ans du prix Rfi Découvertes musiques du monde. Un choix qui est loin d’être anodin. Le pays de Manu Dibango, Richard Bona, Anne-Marie Nzié et autres Francis Bébey a eu par le passé plusieurs lauréats de cette prestigieuse récompense. Parmi les artistes les plus connus, Ottou Marcelin, primé en 1982, Charles Ewandjè l’année suivante ; mais aussi Sally Nyolo en 1997, juste avant Coco M’Bassi. Plus récemment, le groupe Macase a remporté le prix Rfi Musiques du monde en 2001. D’autres Camerounais dont les noms sont moins connus du grand public ont également été primés dans cette compétition musicale : Ambiana et Ikwé en 1988, en compagnie de Mohamed Bhar, un Tunisien, Thoko Mdlalose, un Sud africain, Beethova Obas le Haïtien et Sindirimba, du Burundi. Il en est de même pour Zogo, en 1985 ou encore Double K, l’année d’avant et Janet N’Diaye en 1981.
Les uns et les autres ont eu des fortunes diverses après l’obtention du fameux prix.

Sally Nyolo
Originaire du Sud du Cameroun, la chanteuse vit à Paris depuis l’âge de 13 ans. Elle a été remarquée comme choriste avant d’intégrer le groupe vocal Zap Mama. Mais, c’est en 1996 qu’elle se lance dans une carrière solo et en profite pour sortir un premier album. “ Tribu ”, le titre de l’opus, fait un tabac. Son succès est tel que Sally devient pratiquement incontournable. Auteur, compositrice, elle se nourrit des rythmes et des sons de sa région d’origine qu’elle interprète à sa manière. Elle puise son imagination dans les souvenirs de son enfance et chante en langue Eton, sa langue maternelle. Son nouveau grand projet s’appelle “ Studio Cameroon ”, il est prévu pour la fin 2006. Il s’agit pour la chanteuse de présenter les jeunes artistes talentueux, avec lesquels Sally chante dans le seul but de promouvoir la culture du Cameroun. Elle a été aperçue au Cameroun à la mi-novembre à l’occasion d’un concert de bienfaisance au profit de la lutte contre le Vih/Sida à Douala.

Ottou Marcellin
Immense chansonnier, c’est aussi un acteur. Avec sa voix inimitable, sa manière unique de gratter la guitare et une présence remarquable sur scène, Ottou Marcelin est déjà un vieux routier de la chanson en Afrique. Le 30 août 2003, il a fêté ses 25 ans de carrière musicale. Avec sa guitare acoustique, il sème des mélodies impérissables chantées en français, Ewondo et Eton. Chanteur incontestable à textes, Ottou Marcellin a reçu la récompense de la Radio du monde dans le domaine de la musique en 1982, en compagnie du couple devenu célèbre Amadou et Mariam. Il avait alors 27 ans. Depuis, il est considéré comme l’un des chanteurs à textes engagés au Cameroun.

Le cas Macase
Le prix Découvertes Rfi dont on fête le 25ème anniversaire du 28 au 2 décembre à Douala au Cameroun, n’a pas fait que ouvrir les portes aux lauréats. Parfois, cette distinction a été source d’ennuis. Le groupe Macase, lauréat en 2001, en sait quelque chose. Constitué à l’origine de sept jeunes Camerounais qui s’expriment en valorisant la diversité du patrimoine culturel du Cameroun, le groupe ne cesse de se rétrécir. Deux des chanteurs du groupe ont décidé de tenter une carrière en solo en Europe. Faut-il y voir une des conséquences de l’affaire Macase-Sam Mbendè ? L’album de Macase primé dans le cadre du prix Rfi Découverte il y a cinq ans a été produit par Sam Mbendè qui avait considéré comme une félonie le fait que le groupe Macase se soit présenté à cette compétition sans l’avis de son producteur du moment. L’affaire, qui a fait grand bruit au Cameroun et dans le monde à l’époque, semble n’être qu’un mauvais souvenir aujourd’hui. La preuve, le président de la Cmc qui n’est autre que Sam Mbendè, n’a pas hésité une seule seconde à répondre favorablement à la programmation de Macase à cette 25ème édition du prix Découverte Rfi, quand la Radio du monde l’a approché à ce sujet : “ Je pensais à l’époque des faits que c’est un jeune groupe qui fait une musique originale et qui a besoin d’être bien encadré pour qu’il confirme tout le bien que nous pensions de lui. Malheureusement, ils ont voulu aller trop vite, ils ont cédé à la pression médiatique. J’ai l’impression qu’ils se sont assagis, qu’ils ont mûri ”, confie le président de la Cmc, partenaire du prix Découverte Rfi 2006. La musique du groupe Macase mélange R&B, rythmes et mélodies du patrimoine camerounais. Elu meilleur groupe espoir de l’Afrique lors des Koras Music Awards à Johannesburg, Macase fédère les espérances de toute la musique du continent africain. Mais, le fait qu’ils ne soient plus que cinq, contre sept au départ, témoigne de ce que pour ce groupe, le prix Découverte Rfi n’a pas eu que du bon. 

Par Jean-Célestin EDJANGUE
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C’est au Cameroun que la “ Radio du monde ” fête les 25 ans du prix Rfi Découvertes musiques du monde. Un choix qui est loin d’être anodin. Le pays de Manu Dibango, Richard Bona, Anne-Marie Nzié et autres Francis Bébey a eu par le passé plusieurs lauréats de cette prestigieuse récompense. Parmi les artistes les plus connus, Ottou Marcelin, primé en 1982, Charles Ewandjè l’année suivante ; mais aussi Sally Nyolo en 1997, juste avant Coco M’Bassi. Plus récemment, le groupe Macase a remporté le prix Rfi Musiques du monde en 2001. D’autres Camerounais dont les noms sont moins connus du grand public ont également été primés dans cette compétition musicale : Ambiana et Ikwé en 1988, en compagnie de Mohamed Bhar, un Tunisien, Thoko Mdlalose, un Sud africain, Beethova Obas le Haïtien et Sindirimba, du Burundi. Il en est de même pour Zogo, en 1985 ou encore Double K, l’année d’avant et Janet N’Diaye en 1981.
Les uns et les autres ont eu des fortunes diverses après l’obtention du fameux prix.

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Originaire du Sud du Cameroun, la chanteuse vit à Paris depuis l’âge de 13 ans. Elle a été remarquée comme choriste avant d’intégrer le groupe vocal Zap Mama. Mais, c’est en 1996 qu’elle se lance dans une carrière solo et en profite pour sortir un premier album. “ Tribu ”, le titre de l’opus, fait un tabac. Son succès est tel que Sally devient pratiquement incontournable. Auteur, compositrice, elle se nourrit des rythmes et des sons de sa région d’origine qu’elle interprète à sa manière. Elle puise son imagination dans les souvenirs de son enfance et chante en langue Eton, sa langue maternelle. Son nouveau grand projet s’appelle “ Studio Cameroon ”, il est prévu pour la fin 2006. Il s’agit pour la chanteuse de présenter les jeunes artistes talentueux, avec lesquels Sally chante dans le seul but de promouvoir la culture du Cameroun. Elle a été aperçue au Cameroun à la mi-novembre à l’occasion d’un concert de bienfaisance au profit de la lutte contre le Vih/Sida à Douala.

Ottou Marcellin
Immense chansonnier, c’est aussi un acteur. Avec sa voix inimitable, sa manière unique de gratter la guitare et une présence remarquable sur scène, Ottou Marcelin est déjà un vieux routier de la chanson en Afrique. Le 30 août 2003, il a fêté ses 25 ans de carrière musicale. Avec sa guitare acoustique, il sème des mélodies impérissables chantées en français, Ewondo et Eton. Chanteur incontestable à textes, Ottou Marcellin a reçu la récompense de la Radio du monde dans le domaine de la musique en 1982, en compagnie du couple devenu célèbre Amadou et Mariam. Il avait alors 27 ans. Depuis, il est considéré comme l’un des chanteurs à textes engagés au Cameroun.

Le cas Macase
Le prix Découvertes Rfi dont on fête le 25ème anniversaire du 28 au 2 décembre à Douala au Cameroun, n’a pas fait que ouvrir les portes aux lauréats. Parfois, cette distinction a été source d’ennuis. Le groupe Macase, lauréat en 2001, en sait quelque chose. Constitué à l’origine de sept jeunes Camerounais qui s’expriment en valorisant la diversité du patrimoine culturel du Cameroun, le groupe ne cesse de se rétrécir. Deux des chanteurs du groupe ont décidé de tenter une carrière en solo en Europe. Faut-il y voir une des conséquences de l’affaire Macase-Sam Mbendè ? L’album de Macase primé dans le cadre du prix Rfi Découverte il y a cinq ans a été produit par Sam Mbendè qui avait considéré comme une félonie le fait que le groupe Macase se soit présenté à cette compétition sans l’avis de son producteur du moment. L’affaire, qui a fait grand bruit au Cameroun et dans le monde à l’époque, semble n’être qu’un mauvais souvenir aujourd’hui. La preuve, le président de la Cmc qui n’est autre que Sam Mbendè, n’a pas hésité une seule seconde à répondre favorablement à la programmation de Macase à cette 25ème édition du prix Découverte Rfi, quand la Radio du monde l’a approché à ce sujet : “ Je pensais à l’époque des faits que c’est un jeune groupe qui fait une musique originale et qui a besoin d’être bien encadré pour qu’il confirme tout le bien que nous pensions de lui. Malheureusement, ils ont voulu aller trop vite, ils ont cédé à la pression médiatique. J’ai l’impression qu’ils se sont assagis, qu’ils ont mûri ”, confie le président de la Cmc, partenaire du prix Découverte Rfi 2006. La musique du groupe Macase mélange R&B, rythmes et mélodies du patrimoine camerounais. Elu meilleur groupe espoir de l’Afrique lors des Koras Music Awards à Johannesburg, Macase fédère les espérances de toute la musique du continent africain. Mais, le fait qu’ils ne soient plus que cinq, contre sept au départ, témoigne de ce que pour ce groupe, le prix Découverte Rfi n’a pas eu que du bon. 

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C’est au Cameroun que la “ Radio du monde ” fête les 25 ans du prix Rfi Découvertes musiques du monde. Un choix qui est loin d’être anodin. Le pays de Manu Dibango, Richard Bona, Anne-Marie Nzié et autres Francis Bébey a eu par le passé plusieurs lauréats de cette prestigieuse récompense. Parmi les artistes les plus connus, Ottou Marcelin, primé en 1982, Charles Ewandjè l’année suivante ; mais aussi Sally Nyolo en 1997, juste avant Coco M’Bassi. Plus récemment, le groupe Macase a remporté le prix Rfi Musiques du monde en 2001. D’autres Camerounais dont les noms sont moins connus du grand public ont également été primés dans cette compétition musicale : Ambiana et Ikwé en 1988, en compagnie de Mohamed Bhar, un Tunisien, Thoko Mdlalose, un Sud africain, Beethova Obas le Haïtien et Sindirimba, du Burundi. Il en est de même pour Zogo, en 1985 ou encore Double K, l’année d’avant et Janet N’Diaye en 1981.
Les uns et les autres ont eu des fortunes diverses après l’obtention du fameux prix.

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Originaire du Sud du Cameroun, la chanteuse vit à Paris depuis l’âge de 13 ans. Elle a été remarquée comme choriste avant d’intégrer le groupe vocal Zap Mama. Mais, c’est en 1996 qu’elle se lance dans une carrière solo et en profite pour sortir un premier album. “ Tribu ”, le titre de l’opus, fait un tabac. Son succès est tel que Sally devient pratiquement incontournable. Auteur, compositrice, elle se nourrit des rythmes et des sons de sa région d’origine qu’elle interprète à sa manière. Elle puise son imagination dans les souvenirs de son enfance et chante en langue Eton, sa langue maternelle. Son nouveau grand projet s’appelle “ Studio Cameroon ”, il est prévu pour la fin 2006. Il s’agit pour la chanteuse de présenter les jeunes artistes talentueux, avec lesquels Sally chante dans le seul but de promouvoir la culture du Cameroun. Elle a été aperçue au Cameroun à la mi-novembre à l’occasion d’un concert de bienfaisance au profit de la lutte contre le Vih/Sida à Douala.

Ottou Marcellin
Immense chansonnier, c’est aussi un acteur. Avec sa voix inimitable, sa manière unique de gratter la guitare et une présence remarquable sur scène, Ottou Marcelin est déjà un vieux routier de la chanson en Afrique. Le 30 août 2003, il a fêté ses 25 ans de carrière musicale. Avec sa guitare acoustique, il sème des mélodies impérissables chantées en français, Ewondo et Eton. Chanteur incontestable à textes, Ottou Marcellin a reçu la récompense de la Radio du monde dans le domaine de la musique en 1982, en compagnie du couple devenu célèbre Amadou et Mariam. Il avait alors 27 ans. Depuis, il est considéré comme l’un des chanteurs à textes engagés au Cameroun.

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Le prix Découvertes Rfi dont on fête le 25ème anniversaire du 28 au 2 décembre à Douala au Cameroun, n’a pas fait que ouvrir les portes aux lauréats. Parfois, cette distinction a été source d’ennuis. Le groupe Macase, lauréat en 2001, en sait quelque chose. Constitué à l’origine de sept jeunes Camerounais qui s’expriment en valorisant la diversité du patrimoine culturel du Cameroun, le groupe ne cesse de se rétrécir. Deux des chanteurs du groupe ont décidé de tenter une carrière en solo en Europe. Faut-il y voir une des conséquences de l’affaire Macase-Sam Mbendè ? L’album de Macase primé dans le cadre du prix Rfi Découverte il y a cinq ans a été produit par Sam Mbendè qui avait considéré comme une félonie le fait que le groupe Macase se soit présenté à cette compétition sans l’avis de son producteur du moment. L’affaire, qui a fait grand bruit au Cameroun et dans le monde à l’époque, semble n’être qu’un mauvais souvenir aujourd’hui. La preuve, le président de la Cmc qui n’est autre que Sam Mbendè, n’a pas hésité une seule seconde à répondre favorablement à la programmation de Macase à cette 25ème édition du prix Découverte Rfi, quand la Radio du monde l’a approché à ce sujet : “ Je pensais à l’époque des faits que c’est un jeune groupe qui fait une musique originale et qui a besoin d’être bien encadré pour qu’il confirme tout le bien que nous pensions de lui. Malheureusement, ils ont voulu aller trop vite, ils ont cédé à la pression médiatique. J’ai l’impression qu’ils se sont assagis, qu’ils ont mûri ”, confie le président de la Cmc, partenaire du prix Découverte Rfi 2006. La musique du groupe Macase mélange R&B, rythmes et mélodies du patrimoine camerounais. Elu meilleur groupe espoir de l’Afrique lors des Koras Music Awards à Johannesburg, Macase fédère les espérances de toute la musique du continent africain. Mais, le fait qu’ils ne soient plus que cinq, contre sept au départ, témoigne de ce que pour ce groupe, le prix Découverte Rfi n’a pas eu que du bon. 

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