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Avis de décès pour la « Françafrique »

Bonnes feuilles : 


Au paternalisme et à l’humanitarisme feint des occidentaux, la Chine oppose l’affairisme tous azimuts. (Pp 147-150).


Le ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique est une bâtisse rose accoudée à l’une des sept collines de Yaoundé. Dans son bureau, le ministre Charles Salé, un géant à la voie grave, n’a pas accompagné son président Paul Biya au Sommet France-Afrique de Cannes, le 15 et 16 février 2007. En poste depuis décembre 2004, ce diplômé en lettres modernes de l’université de Bordeaux III (un DEA en littérature féminine) aime la France mais ne la comprend plus. " Au Cameroun, nous avons du bauxite, du cobalt, du nickel. Ça n’intéresse pas les Français. Les mines d’or de diamants et de saphirs non plus. Ici, la France n’exploite que du pétrole". Et encore celui du golfe de Guinée, plus facile d’accès, mais "pas la faille de la Sanaga en direction du Soudan, très riche, mais qu’il faut prospecter", regrette le ministre.
Les Chinois, eux, ne font pas la fine bouche. Une semaine plus tôt, Cnpc était dans les murs à L’occasion de la visite officielle de Hu Jintao. "En délégation, je me suis trouvé en tête à tête avec le président chinois et nous lui avons fait des offres pour les mines solides: 10% pour l’Etat camerounais, 90% pour l’investisseur. " Et ils arrivent. " Vous savez, vous les Occidentaux, quand vous investissez vous posez beaucoup de préalables et de conditions. Et aussi… non, je n’entrerai pas dans les détails."

Les détails nous les avions recueillis quatre mois plus tôt au sommet de Pékin. Confortablement installé dans le lobby lounge du St. Regis, le palace où la grosse délégation camerounaise avait pris ses quartiers, Samuel Bognis, le cameraman officiel du président Paul Biya, attendait son café. Au service du "prési" depuis vingt-quatre ans et autant de sommets France-Afrique, l’homme est bien plus qu`un simple monteur d’images. Dans son français choisi, l’élégant sexagénaire s’était montré plus explicite: " L’avantage de la Chine sur vous (les Occidentaux) c’est qu’elle ne s’occupe pas de politique. Enfin pas selon la définition que vous en faites en Occident. Comment vous appelez ça déjà ? Ah ! oui, la démocratie ! " Content de son effet, le Camerounais avait trempé le bout des lèvres dans l’espresso mousseux qui venait d’arriver, sourire en coin. Puis il avait repris En filmant Jacques Chirac avec mon président, j’ai toujours ressenti une forme de paternalisme. Jamais chez les Chinois. On se parle d’égal à égal. " Un petit air de revanche; Il hésite puis : "Il y a de ça".

C’est que l`Afrique a le sentiment d’avoir été trahie par la France. Osons la formule: après avoir été sa servante sous la colonisation, elle était devenue sa maîtresse à l’indépendance. Peu à peu, les blessures de l’histoire semblaient se refermer. Et malgré la condescendance de l’ancien maître, l’Afrique affranchie l’a aimé. Au début des années 1990, pourtant, la France n’a plus voulu de sa maîtresse. Ses mœurs (la corruption, l’indolence, l’inertie) et son tempérament (imprévisible, intéressé, autoritaire et violent) la rendait embarrassante […]
Après l’amertume du divorce avec la métropole, l’Afrique reprend confiance grâce à l’appui de Pékin. En moins de dix ans, la Chine réussi là où la France a échoué: reconstruire les infrastructures, ouvrir les lignes de crédits et surtout, redonner du courage. Bien sûr, on ne parle plus de démocratie. Mais pour les potentats en place, si longtemps confortés dans leur rôle par le France, c’est mieux ainsi. L’œuvre de corruption de la "Françafrique" ce réseau politico-affairiste, a préparé le terrain à la Chine qui, elle aussi, sait agir en zone trouble. Et voilà la France bien mal placée pour donner des leçons."

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Au paternalisme et à l’humanitarisme feint des occidentaux, la Chine oppose l’affairisme tous azimuts. (Pp 147-150).


Le ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique est une bâtisse rose accoudée à l’une des sept collines de Yaoundé. Dans son bureau, le ministre Charles Salé, un géant à la voie grave, n’a pas accompagné son président Paul Biya au Sommet France-Afrique de Cannes, le 15 et 16 février 2007. En poste depuis décembre 2004, ce diplômé en lettres modernes de l’université de Bordeaux III (un DEA en littérature féminine) aime la France mais ne la comprend plus. " Au Cameroun, nous avons du bauxite, du cobalt, du nickel. Ça n’intéresse pas les Français. Les mines d’or de diamants et de saphirs non plus. Ici, la France n’exploite que du pétrole". Et encore celui du golfe de Guinée, plus facile d’accès, mais "pas la faille de la Sanaga en direction du Soudan, très riche, mais qu’il faut prospecter", regrette le ministre.
Les Chinois, eux, ne font pas la fine bouche. Une semaine plus tôt, Cnpc était dans les murs à L’occasion de la visite officielle de Hu Jintao. "En délégation, je me suis trouvé en tête à tête avec le président chinois et nous lui avons fait des offres pour les mines solides: 10% pour l’Etat camerounais, 90% pour l’investisseur. " Et ils arrivent. " Vous savez, vous les Occidentaux, quand vous investissez vous posez beaucoup de préalables et de conditions. Et aussi… non, je n’entrerai pas dans les détails."

Les détails nous les avions recueillis quatre mois plus tôt au sommet de Pékin. Confortablement installé dans le lobby lounge du St. Regis, le palace où la grosse délégation camerounaise avait pris ses quartiers, Samuel Bognis, le cameraman officiel du président Paul Biya, attendait son café. Au service du "prési" depuis vingt-quatre ans et autant de sommets France-Afrique, l’homme est bien plus qu`un simple monteur d’images. Dans son français choisi, l’élégant sexagénaire s’était montré plus explicite: " L’avantage de la Chine sur vous (les Occidentaux) c’est qu’elle ne s’occupe pas de politique. Enfin pas selon la définition que vous en faites en Occident. Comment vous appelez ça déjà ? Ah ! oui, la démocratie ! " Content de son effet, le Camerounais avait trempé le bout des lèvres dans l’espresso mousseux qui venait d’arriver, sourire en coin. Puis il avait repris En filmant Jacques Chirac avec mon président, j’ai toujours ressenti une forme de paternalisme. Jamais chez les Chinois. On se parle d’égal à égal. " Un petit air de revanche; Il hésite puis : "Il y a de ça".

C’est que l`Afrique a le sentiment d’avoir été trahie par la France. Osons la formule: après avoir été sa servante sous la colonisation, elle était devenue sa maîtresse à l’indépendance. Peu à peu, les blessures de l’histoire semblaient se refermer. Et malgré la condescendance de l’ancien maître, l’Afrique affranchie l’a aimé. Au début des années 1990, pourtant, la France n’a plus voulu de sa maîtresse. Ses mœurs (la corruption, l’indolence, l’inertie) et son tempérament (imprévisible, intéressé, autoritaire et violent) la rendait embarrassante […]
Après l’amertume du divorce avec la métropole, l’Afrique reprend confiance grâce à l’appui de Pékin. En moins de dix ans, la Chine réussi là où la France a échoué: reconstruire les infrastructures, ouvrir les lignes de crédits et surtout, redonner du courage. Bien sûr, on ne parle plus de démocratie. Mais pour les potentats en place, si longtemps confortés dans leur rôle par le France, c’est mieux ainsi. L’œuvre de corruption de la "Françafrique" ce réseau politico-affairiste, a préparé le terrain à la Chine qui, elle aussi, sait agir en zone trouble. Et voilà la France bien mal placée pour donner des leçons."

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Au paternalisme et à l’humanitarisme feint des occidentaux, la Chine oppose l’affairisme tous azimuts. (Pp 147-150).


Le ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique est une bâtisse rose accoudée à l’une des sept collines de Yaoundé. Dans son bureau, le ministre Charles Salé, un géant à la voie grave, n’a pas accompagné son président Paul Biya au Sommet France-Afrique de Cannes, le 15 et 16 février 2007. En poste depuis décembre 2004, ce diplômé en lettres modernes de l’université de Bordeaux III (un DEA en littérature féminine) aime la France mais ne la comprend plus. " Au Cameroun, nous avons du bauxite, du cobalt, du nickel. Ça n’intéresse pas les Français. Les mines d’or de diamants et de saphirs non plus. Ici, la France n’exploite que du pétrole". Et encore celui du golfe de Guinée, plus facile d’accès, mais "pas la faille de la Sanaga en direction du Soudan, très riche, mais qu’il faut prospecter", regrette le ministre.
Les Chinois, eux, ne font pas la fine bouche. Une semaine plus tôt, Cnpc était dans les murs à L’occasion de la visite officielle de Hu Jintao. "En délégation, je me suis trouvé en tête à tête avec le président chinois et nous lui avons fait des offres pour les mines solides: 10% pour l’Etat camerounais, 90% pour l’investisseur. " Et ils arrivent. " Vous savez, vous les Occidentaux, quand vous investissez vous posez beaucoup de préalables et de conditions. Et aussi… non, je n’entrerai pas dans les détails."

Les détails nous les avions recueillis quatre mois plus tôt au sommet de Pékin. Confortablement installé dans le lobby lounge du St. Regis, le palace où la grosse délégation camerounaise avait pris ses quartiers, Samuel Bognis, le cameraman officiel du président Paul Biya, attendait son café. Au service du "prési" depuis vingt-quatre ans et autant de sommets France-Afrique, l’homme est bien plus qu`un simple monteur d’images. Dans son français choisi, l’élégant sexagénaire s’était montré plus explicite: " L’avantage de la Chine sur vous (les Occidentaux) c’est qu’elle ne s’occupe pas de politique. Enfin pas selon la définition que vous en faites en Occident. Comment vous appelez ça déjà ? Ah ! oui, la démocratie ! " Content de son effet, le Camerounais avait trempé le bout des lèvres dans l’espresso mousseux qui venait d’arriver, sourire en coin. Puis il avait repris En filmant Jacques Chirac avec mon président, j’ai toujours ressenti une forme de paternalisme. Jamais chez les Chinois. On se parle d’égal à égal. " Un petit air de revanche; Il hésite puis : "Il y a de ça".

C’est que l`Afrique a le sentiment d’avoir été trahie par la France. Osons la formule: après avoir été sa servante sous la colonisation, elle était devenue sa maîtresse à l’indépendance. Peu à peu, les blessures de l’histoire semblaient se refermer. Et malgré la condescendance de l’ancien maître, l’Afrique affranchie l’a aimé. Au début des années 1990, pourtant, la France n’a plus voulu de sa maîtresse. Ses mœurs (la corruption, l’indolence, l’inertie) et son tempérament (imprévisible, intéressé, autoritaire et violent) la rendait embarrassante […]
Après l’amertume du divorce avec la métropole, l’Afrique reprend confiance grâce à l’appui de Pékin. En moins de dix ans, la Chine réussi là où la France a échoué: reconstruire les infrastructures, ouvrir les lignes de crédits et surtout, redonner du courage. Bien sûr, on ne parle plus de démocratie. Mais pour les potentats en place, si longtemps confortés dans leur rôle par le France, c’est mieux ainsi. L’œuvre de corruption de la "Françafrique" ce réseau politico-affairiste, a préparé le terrain à la Chine qui, elle aussi, sait agir en zone trouble. Et voilà la France bien mal placée pour donner des leçons."

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Le ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique est une bâtisse rose accoudée à l’une des sept collines de Yaoundé. Dans son bureau, le ministre Charles Salé, un géant à la voie grave, n’a pas accompagné son président Paul Biya au Sommet France-Afrique de Cannes, le 15 et 16 février 2007. En poste depuis décembre 2004, ce diplômé en lettres modernes de l’université de Bordeaux III (un DEA en littérature féminine) aime la France mais ne la comprend plus. " Au Cameroun, nous avons du bauxite, du cobalt, du nickel. Ça n’intéresse pas les Français. Les mines d’or de diamants et de saphirs non plus. Ici, la France n’exploite que du pétrole". Et encore celui du golfe de Guinée, plus facile d’accès, mais "pas la faille de la Sanaga en direction du Soudan, très riche, mais qu’il faut prospecter", regrette le ministre.
Les Chinois, eux, ne font pas la fine bouche. Une semaine plus tôt, Cnpc était dans les murs à L’occasion de la visite officielle de Hu Jintao. "En délégation, je me suis trouvé en tête à tête avec le président chinois et nous lui avons fait des offres pour les mines solides: 10% pour l’Etat camerounais, 90% pour l’investisseur. " Et ils arrivent. " Vous savez, vous les Occidentaux, quand vous investissez vous posez beaucoup de préalables et de conditions. Et aussi… non, je n’entrerai pas dans les détails."

Les détails nous les avions recueillis quatre mois plus tôt au sommet de Pékin. Confortablement installé dans le lobby lounge du St. Regis, le palace où la grosse délégation camerounaise avait pris ses quartiers, Samuel Bognis, le cameraman officiel du président Paul Biya, attendait son café. Au service du "prési" depuis vingt-quatre ans et autant de sommets France-Afrique, l’homme est bien plus qu`un simple monteur d’images. Dans son français choisi, l’élégant sexagénaire s’était montré plus explicite: " L’avantage de la Chine sur vous (les Occidentaux) c’est qu’elle ne s’occupe pas de politique. Enfin pas selon la définition que vous en faites en Occident. Comment vous appelez ça déjà ? Ah ! oui, la démocratie ! " Content de son effet, le Camerounais avait trempé le bout des lèvres dans l’espresso mousseux qui venait d’arriver, sourire en coin. Puis il avait repris En filmant Jacques Chirac avec mon président, j’ai toujours ressenti une forme de paternalisme. Jamais chez les Chinois. On se parle d’égal à égal. " Un petit air de revanche; Il hésite puis : "Il y a de ça".

C’est que l`Afrique a le sentiment d’avoir été trahie par la France. Osons la formule: après avoir été sa servante sous la colonisation, elle était devenue sa maîtresse à l’indépendance. Peu à peu, les blessures de l’histoire semblaient se refermer. Et malgré la condescendance de l’ancien maître, l’Afrique affranchie l’a aimé. Au début des années 1990, pourtant, la France n’a plus voulu de sa maîtresse. Ses mœurs (la corruption, l’indolence, l’inertie) et son tempérament (imprévisible, intéressé, autoritaire et violent) la rendait embarrassante […]
Après l’amertume du divorce avec la métropole, l’Afrique reprend confiance grâce à l’appui de Pékin. En moins de dix ans, la Chine réussi là où la France a échoué: reconstruire les infrastructures, ouvrir les lignes de crédits et surtout, redonner du courage. Bien sûr, on ne parle plus de démocratie. Mais pour les potentats en place, si longtemps confortés dans leur rôle par le France, c’est mieux ainsi. L’œuvre de corruption de la "Françafrique" ce réseau politico-affairiste, a préparé le terrain à la Chine qui, elle aussi, sait agir en zone trouble. Et voilà la France bien mal placée pour donner des leçons."

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Black Concept Definition expose les « Forces noires photographiées »

120 portraits de noirs et de métis seront exposés au musée de Montparnasse à partir du 28 mars jusqu’au 27 avril 2008. « Le noir dans sa diversité et toute sa splendeur » est ce que nous proposent Naomi et BJL, pour ce printemps 2008. Cette exposition promet réellement d’être exceptionnelle ! Essayons d’en savoir un peu plus… –

Interview de Naomi, chef de projet du Concept Black Definition et de BJL, photographe, artiste musicien et directeur artistique de BCDLABEL.com. C’est tout simplement du jamais vu et une première au monde !

Naomi, bonsoir,

-  Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous présenter, par la même occasion, ton collaborateur et photographe BJL, ainsi que la signification de Black Concept definition ? Je m’appelle Naomi, je suis chef de projet du Concept Black Definition. C’est un projet sur l’image des Noirs et des Métis de Paris et sa banlieue, qui permet de valoriser notre image, celle du noir et du métis. BJL est photographe mais aussi artiste musicien et directeur artistique de BCDLABEL.com. Black Concept Definition est sa première exposition. Il a réalisé ses photos sur un an et plus, à compter du mois de mars 2005 jusqu’à avril 2006. Donc, tous les jours il shootait dans la rue, il rencontrait des modèles, il prenait des RDV etc. De plus, ce qui a été appréciable est, que peu de gens ont décommandé. Au contraire, ils ont tous été très motivés par ce projet. Il y a vraiment eu de très bonnes vibrations. Ça c’est donc très bien passé pour BJL. Bien entendu, il y a mis beaucoup d’énergie mais nous lui en avons donné beaucoup aussi.

-  Parles-nous un peu de ce projet Black Concept Definition C’est un concept dans lequel nous avons mis des critères de sélection. D’après des recherches menées, notamment une étude chez Sofres, pour être considéré comme résident d’un lieu, il fallait y avoir vécu un minimum d’années, afin de pouvoir être dit « parisien », « new yorkais » etc… Donc, nous recherchions des modèles ayant vécu sur Paris et sa banlieue un minimum de 10 ans pour les femmes, et 7 ans pour les hommes.

-  Est-ce véritablement une première en France ou y a t il déjà eu d’autres projets similaires ? Je vais peut-être te surprendre ou te paraître un peu prétentieuse, mais Black Concept Definition est une première au monde ! Ce qui pourrait éventuellement se rapprocher de ce concept pourrait être le travail des make up artistes ou de coiffeurs et encore… On a fait un gros travail pour valoriser l’image du Noir et du Métis. Ce travail est là pour montrer qu’ils existent, qu’ils ont des talents et que pour cela, il faut le montrer. Ce sont des talents physiques évidents mais qui, malheureusement, ne le sont pas pour tout le monde.


-  Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur le déroulement de l’exposition ? Comment va t-elle s’organiser ?

Il y aura 120 photos qui seront encadrées. Le lieu sera complètement repensé pour l’événement. Le Musée de Montparnasse, un partenaire formidable, a d’ailleurs bien compris l’esprit du projet. C’est pourquoi, j’en profite pour remercier le président du musée. Il a vraiment tout de suite adhéré à cette idée et compris que c’était important, que c’était le moment et que ça susciterait un grand intérêt pour chacun.

Arrivée, un peu inattendue de BJL, qui reprend l’interview…

-  L’exposition photo aura lieu à partir du 28 mars au musée de Montparnasse, espères-tu y attirer beaucoup de monde ? Si oui, quelle population en particulier ? Que ce soit les députés en passant par l’homme de la rue. On a envoyé des cartons d’invitation à toutes les personnes qui seraient susceptibles d’être intéressées par la diversité. Et étant un habitué des castings, je pense sincèrement qu’il y aura du monde. Nous attendons entre 700 et 1000 personnes. Je crois d’ailleurs que le musée de Montparnasse n’aura jamais vu autant de monde !

-  Pourrais-tu revenir sur l’essence du projet Black Concept Definition Le projet Black Concept Definition est parti d’un besoin, d’un manque de représentativité des Noirs et des Métis. Ils sont souvent mal maquillés, les codes vestimentaires peu respectés, en fait tout ce qu’on nous montre à la télévision. Le projet Black Concept Definition est là pour rétablir la vérité historique au sens esthétique du terme. Valoriser, montrer que le Noir qu’on nous montre à la télé, tels que Mouss Diouf ou Vincent Mac Doom, ne sont pas représentatifs de notre population. Ils font partie de notre population mais ce n’est pas ce que nous attendons en terme d’image.

Nous aspirons à autre chose… Par exemple, les jeunes hommes du groupe Tribal Jam étaient de très beaux garçons et bons chanteurs mais ont été tout simplement délaissés au détriment de je ne sais quoi ! Tout ceci nous poussé à prendre conscience de la réalité de la France. Voir le Noir « rigolo » a toujours été la facilité, car on a toujours eu peur de voir un Noir qui soit bien habillé et qui s’exprime correctement. On veut aussi dire que Paris est la capitale de la mode et que cette mode est influencée en majorité par cette minorité que sont les noirs et les métis.


-  Par le biais de ce concept, penses-tu réussir à faire réagir un grand nombre de personnes ? Oui tout a fait. Car depuis que nous avons commencé à faire le casting sur un an et plus, c’est la première fois de ma vie, en ayant déjà fait 5, 10 castings, en France, que je vois autant de personnes réceptives. J’ai rencontré 2700 personnes, en ayant ainsi été relayé par le site de Tf1.fr, par Etoile casting, de Gérard Louvin qui a voulu donné un coup de main, et par plus de 50 sites internet.

Ce projet, personne d’autre au monde n’aurait pu le faire parce que tout simplement le projet Black Concept Definition est la force de nos ancêtres. Et c’est cette force-là, qui nous a permis d’aller jusqu’au bout. Nous sommes véritablement fiers de ce projet. Nous avons dépensé beaucoup d’argent et d’énergie mais on est fiers de pouvoir démontrer que les Noirs en France ne comptent pas pour du beurre au niveau de l’image. Nous avons essayé de mettre en avant tous les Noirs de toutes les origines : Sénégal, Cameroun, Guadeloupe etc….Et nous savons que personne n’a jamais osé faire un projet de cette envergure, ni à NYC ; ni à Londres à savoir qui valorise la personne de la rue, la personne noire.

-  BJL espères-tu pouvoir exporter et promouvoir ce projet à l’étranger ? Disons que par l’intermédiaire de jean DIGNE président du Musée du Montparnasse, il nous a été proposé d’exposer en Italie mais uniquement avec des modèles féminins. Nous y réfléchissons encore… Et d’ailleurs, un détail important, et étant donné que Black Concept définition est là aussi pour mettre la femme noire en avant , il y a plus de femmes dans le livre et dans l’exposition que d’hommes. Dans le livre, qui comportera 100 photos et qui sortira un peu plus tard, il y aura 65 femmes et 35 hommes. Dans l’exposition, il y aura au total 120 photos dont la majorité seront des femmes. Car nous estimons chez BCD Label et chez Ketime que l’avenir, la renaissance africaine doit être mis entre les mains des femmes noires.

-  Merci à Naomi et à toi BJL pour cet interview ! Merci pour cet interview Linda, Ananzie est le premier média à s’être intéressé à nous en nous donnant une interview, en espérant que cela puisse nous porter bonheur.

www.ananzie.net

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