Aes Sonel : Brian Rich éclaire la presse
Le nouveau Dg de l’entreprise a fait hier à Douala la promesse d’une meilleure gestion de l’énergie électrique.
Lazare Kolyang
Pour être concret dans la mise en route de tout ce qu’il compte faire dans les prochains jours à la tête de la direction générale de Aes Sonel, Brian Rich a annoncé la mise en place, dès la semaine prochaine, d’un programme pilote orienté vers les abonnés. Il s’agit d’un Call Center renforcé qui va recevoir les plaintes des clients. "Nos abonnés ne devront plus se déplacer vers nos agences pour nous saisir de leurs difficultés ", indique-t-il. Pour le reste, le Dg a simplement indiqué que l’entreprise " a des projets qui vont être réalisés à temps ". C’est le cas par exemple l’instauration à 100% sur l’ensemble du réseau en 2009 d’un nouveau système de facturation. " Le nouveau directeur commercial travaille dessus ", a souligné le Dg devant son prédécesseur promu au poste de président de l’African Power Company (Apco). Tout comme la construction de la centrale à fuel lourd de Kribi et la mise en service en 2009 également de la centrale thermique de Yassa.
Pendant près de deux heures, celui qui a reconnu n’être au Cameroun que depuis deux ans a donc essayé dans la salle de conférence du Gicam à Douala, de répondre aux nombreuses sollicitations des journalistes qui sont en réalité celles des populations. "Est-ce que Aes Sonel a délaissé le volet sécurité si chère au groupe, au regard de nombreux cas d’accidents répertoriés ces derniers temps sur le réseau ?" Brian Rich soutient qu’il "badine pas avec ce volet ". Qu’est ce qui sera fait pour améliorer les conditions de paiement des factures ? Et les longues attentes pour les branchements ? Y aura-t-il enfin une étude pour régler la question d’énorme disparité des salaires qui existe entre les employés de l’entreprise ? Et les releveurs, seront-ils intégrés comme l’a laissé croire le Dg sortant Jean David Bilé ? Autant de questions auxquelles celui qui reconnaît avoir fait plusieurs pays " difficiles " comme le Pakistan, l’Inde, les Antilles, etc. a promis d’apporter des réponses.
Pour avoir déjà passé deux ans au sein du groupe au Cameroun, le Dg a posé un premier diagnostic sur ce qui fait problème au Cameroun. "Il y a un manque d’infrastructures de communication qui ne permet pas par exemple comme ailleurs à un abonné de payer sa facture à partir de son ordinateur. De toutes les façons, je suis engagé à renforcer l’image de Aes Sonel", affirme t-il. Même si l’offre en énergie électrique du Cameroun ne semble pas pour l’instant entièrement satisfaite, le groupe Aes a choisi le Cameroun et la ville de Douala, à travers le projet Apco pour être le pole d’extension en Afrique. En attendant de le voir bientôt "briller " au Cameroun, Brian Rick a reconnu que " le Cameroun est un environnement complexe". Et donne rendez-vous à tout le monde. " Les actions parlent mieux que les paroles. Je suis sûr que vous parlerez de moi " a-t-il lancé comme pour être mieux jugé au pied du mur.


La difficulté des médias officiels à trouver un prétexte plausible le 31 mars dernier à l’audience accordée par le chef de l’Etat, Paul Biya, à Emile Derlin Zinsou, ancien président du Bénin et actuel vice-président du Haut conseil de la francophonie, dénotait à la fois du caractère secret et sensible de la nature des échanges. Surtout quand on se rappelle que le dernier contact formel entre les deux hommes remontait à la fin de l’année 82 après la démission d’Ahmadou Ahidjo.