Non classé

Eriko n’a pas été évacué



Victime d’un accident, l’auteur de Djomboss est hors de danger et se rééduque à la maison.
Marion Obam


La négociation a été difficile. Elle a duré de longues minutes. A chaque argument, la réponse était presque quasiment la même : "Beaucoup de choses inexactes ont été dites sur Eriko dans la presse. Nous avons décidé de ne plus nous exprimer sur son état de santé", précise Daddy Dina, le frère cadet de Eric Josué Kouoh que de millions de Camerounais ont découvert en 2007 sous le nom d’artiste Eriko après la sortie de son premier album "Yondo". Au domicile familial, à Bounamouti Akwa, les photos de l’artiste sont bien disposées. Une quand il avait à peine 7 ans en noir et blanc et une autre où le jeune homme de 34 ans porte avec un grand sourire ses deux petites filles Iman et Manuella Kouoh. Devant l’argument du besoin d’informer toutes les personnes qui ont été affectées par la nouvelle de l’accident survenu le 1er août 2008 peu avant le péage de Mbankomo et qui avait coûté la vie au manager de Eriko, Daddy Dina consent enfin à lever la Chape de quatre mois de silence qui a entouré l’après accident de l’auteur de Djomboss.

La conversation commence par une mise au point car "Erico n’a jamais dit qu’il avait besoin de sept millions de Francs Cfa pour une évacuation. Il est en train de se soigner ici au Cameroun et fait des progrès extraordinaires", rajoute t-il en présentant des photos de l’artiste prises lundi 1er décembre 2008 au domicile de l’artiste à Kotto antenne, où il s’est retiré pour suivre sereinement sa rééducation. On voit en effet le jeune homme, toujours avec ce sourire éclatant qui était le sien sur la pochette de l’album, arborant un tee-shirt blanc. Sur son visage, deux cicatrices à peine visibles. Une au-dessus de la paupière gauche et l’autre au dessus du front. Mais rien de cassé. Ce que Eriko précisera lui-même au téléphone, sur un ton un peu hésitant, "je vais déjà bien. Grâce à Dieu aucun membre n’a été endommagé dans l’accident. Je suis sorti de l’hôpital il y’a un mois et je poursuis le traitement et la rééducation à la maison assisté du personnel médical. Je voudrais rassurer mes fans et tous ceux qui m’ont soutenu que je vais bien. Je ne peux pas parler longtemps parce que les médecins m’ont prescrit un repos complet. Quand je serais prêt, je viendrais à mes fans."

Un entretien qui aura duré à peine une minute, ce mardi 2 décembre, mais qui aura permis de se rendre compte que l’artiste a passé la phase critique que le personnel de la Clinique Muna à Douala l’a aidé à traverser pendant deux mois. Pour Daddy Dina cependant, "il a un souci avec son genou gauche qui avait déjà été touché lorsqu’il jouait au foot. Il marche avec une béquille, mais comme c’est un battant, aujourd’hui après plusieurs séances avec le kinésithérapeute, il l’utilise de moins en moins. Ce sont de moments très difficiles pour la famille surtout qu’il faut près de 500.000Fcfa par semaine pour les soins, les médicaments et les médecins qui le suivent. Mais nous considérons qu’il est un miraculé d’avoir survécu à l’accident, d’être sorti de la voiture et d’avoir marché seul avant de perdre connaissance. On l’a trouvé quelques mètres plus loin du véhicule. Eriko n’a reçu les soins que le lendemain de l’accident. Il a tenu le coup après que les deux appareils qui alimentaient ses poumons pendant les deux jours de coma aient explosé." Pour le petit frère de Eriko, "quand on a traversé de telles étapes, on devient plus fort". Au point de produire un album meilleur que ce que ses fans connaissent. Pour le bien de l’art.

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Victime d’un accident, l’auteur de Djomboss est hors de danger et se rééduque à la maison.
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La négociation a été difficile. Elle a duré de longues minutes. A chaque argument, la réponse était presque quasiment la même : "Beaucoup de choses inexactes ont été dites sur Eriko dans la presse. Nous avons décidé de ne plus nous exprimer sur son état de santé", précise Daddy Dina, le frère cadet de Eric Josué Kouoh que de millions de Camerounais ont découvert en 2007 sous le nom d’artiste Eriko après la sortie de son premier album "Yondo". Au domicile familial, à Bounamouti Akwa, les photos de l’artiste sont bien disposées. Une quand il avait à peine 7 ans en noir et blanc et une autre où le jeune homme de 34 ans porte avec un grand sourire ses deux petites filles Iman et Manuella Kouoh. Devant l’argument du besoin d’informer toutes les personnes qui ont été affectées par la nouvelle de l’accident survenu le 1er août 2008 peu avant le péage de Mbankomo et qui avait coûté la vie au manager de Eriko, Daddy Dina consent enfin à lever la Chape de quatre mois de silence qui a entouré l’après accident de l’auteur de Djomboss.

La conversation commence par une mise au point car "Erico n’a jamais dit qu’il avait besoin de sept millions de Francs Cfa pour une évacuation. Il est en train de se soigner ici au Cameroun et fait des progrès extraordinaires", rajoute t-il en présentant des photos de l’artiste prises lundi 1er décembre 2008 au domicile de l’artiste à Kotto antenne, où il s’est retiré pour suivre sereinement sa rééducation. On voit en effet le jeune homme, toujours avec ce sourire éclatant qui était le sien sur la pochette de l’album, arborant un tee-shirt blanc. Sur son visage, deux cicatrices à peine visibles. Une au-dessus de la paupière gauche et l’autre au dessus du front. Mais rien de cassé. Ce que Eriko précisera lui-même au téléphone, sur un ton un peu hésitant, "je vais déjà bien. Grâce à Dieu aucun membre n’a été endommagé dans l’accident. Je suis sorti de l’hôpital il y’a un mois et je poursuis le traitement et la rééducation à la maison assisté du personnel médical. Je voudrais rassurer mes fans et tous ceux qui m’ont soutenu que je vais bien. Je ne peux pas parler longtemps parce que les médecins m’ont prescrit un repos complet. Quand je serais prêt, je viendrais à mes fans."

Un entretien qui aura duré à peine une minute, ce mardi 2 décembre, mais qui aura permis de se rendre compte que l’artiste a passé la phase critique que le personnel de la Clinique Muna à Douala l’a aidé à traverser pendant deux mois. Pour Daddy Dina cependant, "il a un souci avec son genou gauche qui avait déjà été touché lorsqu’il jouait au foot. Il marche avec une béquille, mais comme c’est un battant, aujourd’hui après plusieurs séances avec le kinésithérapeute, il l’utilise de moins en moins. Ce sont de moments très difficiles pour la famille surtout qu’il faut près de 500.000Fcfa par semaine pour les soins, les médicaments et les médecins qui le suivent. Mais nous considérons qu’il est un miraculé d’avoir survécu à l’accident, d’être sorti de la voiture et d’avoir marché seul avant de perdre connaissance. On l’a trouvé quelques mètres plus loin du véhicule. Eriko n’a reçu les soins que le lendemain de l’accident. Il a tenu le coup après que les deux appareils qui alimentaient ses poumons pendant les deux jours de coma aient explosé." Pour le petit frère de Eriko, "quand on a traversé de telles étapes, on devient plus fort". Au point de produire un album meilleur que ce que ses fans connaissent. Pour le bien de l’art.

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La conversation commence par une mise au point car "Erico n’a jamais dit qu’il avait besoin de sept millions de Francs Cfa pour une évacuation. Il est en train de se soigner ici au Cameroun et fait des progrès extraordinaires", rajoute t-il en présentant des photos de l’artiste prises lundi 1er décembre 2008 au domicile de l’artiste à Kotto antenne, où il s’est retiré pour suivre sereinement sa rééducation. On voit en effet le jeune homme, toujours avec ce sourire éclatant qui était le sien sur la pochette de l’album, arborant un tee-shirt blanc. Sur son visage, deux cicatrices à peine visibles. Une au-dessus de la paupière gauche et l’autre au dessus du front. Mais rien de cassé. Ce que Eriko précisera lui-même au téléphone, sur un ton un peu hésitant, "je vais déjà bien. Grâce à Dieu aucun membre n’a été endommagé dans l’accident. Je suis sorti de l’hôpital il y’a un mois et je poursuis le traitement et la rééducation à la maison assisté du personnel médical. Je voudrais rassurer mes fans et tous ceux qui m’ont soutenu que je vais bien. Je ne peux pas parler longtemps parce que les médecins m’ont prescrit un repos complet. Quand je serais prêt, je viendrais à mes fans."

Un entretien qui aura duré à peine une minute, ce mardi 2 décembre, mais qui aura permis de se rendre compte que l’artiste a passé la phase critique que le personnel de la Clinique Muna à Douala l’a aidé à traverser pendant deux mois. Pour Daddy Dina cependant, "il a un souci avec son genou gauche qui avait déjà été touché lorsqu’il jouait au foot. Il marche avec une béquille, mais comme c’est un battant, aujourd’hui après plusieurs séances avec le kinésithérapeute, il l’utilise de moins en moins. Ce sont de moments très difficiles pour la famille surtout qu’il faut près de 500.000Fcfa par semaine pour les soins, les médicaments et les médecins qui le suivent. Mais nous considérons qu’il est un miraculé d’avoir survécu à l’accident, d’être sorti de la voiture et d’avoir marché seul avant de perdre connaissance. On l’a trouvé quelques mètres plus loin du véhicule. Eriko n’a reçu les soins que le lendemain de l’accident. Il a tenu le coup après que les deux appareils qui alimentaient ses poumons pendant les deux jours de coma aient explosé." Pour le petit frère de Eriko, "quand on a traversé de telles étapes, on devient plus fort". Au point de produire un album meilleur que ce que ses fans connaissent. Pour le bien de l’art.

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La conversation commence par une mise au point car "Erico n’a jamais dit qu’il avait besoin de sept millions de Francs Cfa pour une évacuation. Il est en train de se soigner ici au Cameroun et fait des progrès extraordinaires", rajoute t-il en présentant des photos de l’artiste prises lundi 1er décembre 2008 au domicile de l’artiste à Kotto antenne, où il s’est retiré pour suivre sereinement sa rééducation. On voit en effet le jeune homme, toujours avec ce sourire éclatant qui était le sien sur la pochette de l’album, arborant un tee-shirt blanc. Sur son visage, deux cicatrices à peine visibles. Une au-dessus de la paupière gauche et l’autre au dessus du front. Mais rien de cassé. Ce que Eriko précisera lui-même au téléphone, sur un ton un peu hésitant, "je vais déjà bien. Grâce à Dieu aucun membre n’a été endommagé dans l’accident. Je suis sorti de l’hôpital il y’a un mois et je poursuis le traitement et la rééducation à la maison assisté du personnel médical. Je voudrais rassurer mes fans et tous ceux qui m’ont soutenu que je vais bien. Je ne peux pas parler longtemps parce que les médecins m’ont prescrit un repos complet. Quand je serais prêt, je viendrais à mes fans."

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Livre-Note de lecture : Intéressantes découvertes…

174 pages pour faire connaître les femmes célèbres du Cameroun. –

L’ouvrage vient de paraître sous la signature de Dieudonné Tahafo Fonguieng. Titre : Histoire des femmes célèbres du Cameroun. Comme l’indique le titre, l’auteur a collecté la biographie des femmes qui, selon lui, ont marqué l’histoire du Cameroun et méritent de figurer au panthéon des personnalités de ce pays. L’auteur a pu en répertorier 35 appartenant à différents milieux socioprofessionnels. Il y en a qui ne sont plus de ce monde, d’autres retraitées ou encore sous les feux de la rampe.
L’idée de produire un tel ouvrage est fort louable quand on sait que sous nos cieux, la femme est comme le cheval “ la plus belle conquête de l’homme ”. Mais elle ne peut exceller que dans la cuisine devant son foyer ou sa cuisinière, au milieu de ses marmites, mortiers et pilons. Elle n’est valorisée que par le nombre d’enfants, surtout de sexe masculin qu’elle donne à son “ maître ”. Il y en a depuis la nuit des temps qui ont pu ou su transcender le carcan social étroit dans lequel la phallocratie triomphante cherche toujours à la confiner. Un ouvrage comme celui-là servirait d’aiguillon aux nouvelles générations qui verraient à travers ces “ déesses ” des exemples à suivre.
Sans rien enlever au mérite de ce travail, il y a lieu de déplorer l’approximatisme avec lequel il semble avoir été mené. Le lecteur quelque peu averti entre les mains de qui tombe ce livre s’interroge sur les critères de sélection ainsi que la méthodologie utilisée. Il y a certes des découvertes intéressantes. Si l’auteur a pu exhumer la reine Njapnoumke, mère du grand-père de l’actuel sultan des Bamoun, les femmes Manjulè de Deido mériteraient les mêmes honneurs, elles qui ont osé affronter l’administration coloniale française dans les années 30 pour se voir émancipées de l’impôt de capitation auquel elles étaient soumises comme les hommes.
Jeanne-Irène Biya, la première femme du président de la République mérite les mêmes lauriers de Germaine Ahidjo et Chantal Biya. Non seulement la regrettée Jeanne-Irène a fait de solides études en son temps, elle a été infirmière d’Etat et promotrice du Pavillon qui portait son nom et qui a été phagocyté par la Fondation Chantal Biya. C’est à l’hôpital central de Yaoundé.
Comment affirmer que Madeleine Tchuenté est la première pharmacienne camerounaise alors qu’elle vient bien après Mme Eteki Mboumoua dont l’officine se trouve encore en face de la cathédrale de Yaoundé sur la rue Mgr Vogt. Il y a eu aussi la regrettée Anne-Elise Mbappè Dimouamoua dont l’officine jouxtait les installations de Garanti Express au carrefour des-deux-églises. A celles-là s’ajoutent deux autres dont les pharmacies se trouvent respectivement à côté de la librairie des Editions Clé et non loin de la montée Zoé à Yaoundé.

… mais œuvre inachevée
Parmi les femmes de média, quelle amnésie peut faire oublier Henriette Ekwè dont le militantisme politique va au-delà de l’activisme. Après son implication dans la fameuse affaire Yondo qui a déclenché le multipartisme au début de la décennie 90, elle a vaillamment conduit la marche des femmes en direction des services du gouverneur du Littoral pour protester contre les bavures du commandement opérationnel en 92. Ses éditoriaux à La Nouvelle Expression comme dans Le Front ne font-elles pas autorité ? On l’a encore vue se battre récemment pour faire de la branche camerounaise de Transparency International un véritable instrument de lutte contre la corruption.
Nous écrivions plus haut que les découvertes sont intéressantes mais au fil de la lecture, on est un peu déçu à cause des contre-vérités, du style approximatif et du nombre élevé de fautes de toutes sortes qui fleurissent sur les pages, les unes après les autres. Le lecteur ne comprend pas pourquoi l’auteur semble avoir choisi de ne dresser que des lauriers à ses héroïnes. Insister sur leurs actions malheureuses n’enlèveraient rien à leur mérite. Peut-on objectivement parler de Dorothy Njeuma sans évoquer son passage à l’Université de Buea qui s’est achevé par une émeute avec meurtre de quelques étudiants et d’un chauffeur de taxi.
Avant l’impression de cet ouvrage, les épreuves ont-elles été lues et relues ? On est en droit d’en douter. Njeuma a trois orthographes différentes. Mbango (Françoise) en a deux. Il ne s’agit pas de détruire systématiquement le labeur de M. Dieudonné Tahafo Fonguieng mais de l’exhorter à mieux se pourvoir pour mieux faire. Dans sa facture actuelle, son travail n’honore pas suffisamment ces femmes pourtant célèbres comme le sont également les anciennes députés Julienne Keutcha, Gwendoline Burnley, Isabelle Ebanda, Samba Mbono, ou encore Rose Dibong, présidente nationale de l’Ofundp et Dga du Crédit Foncier, Lady Noah Hazoumé, haut cadre à la Snec, membre du Groupement des femmes d’affaires, ancien conseiller municipal à Douala Ier, dont le restaurant de cœur du dimanche fait le bonheur des enfants de la rue ; Jeanne Meli, grande promotrice du café du Cameroun, Gisèle Yitamben, Kahban Wallah… La liste est loin d’être exhaustive de ces femmes qui en politique comme dans les affaires sont peut-être inconnues de l’auteur parce qu’elles ne gesticulent pas. Dans le monde médiatico-artistique peut-on oublier Joséphine Ndagnou, Annie Anzouer. Françoise Mbango est-elle l’unique célébrité en sport ?
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un tel ouvrage ne se fait pas à la va-vite. Evidemment, il nécessite d’importants moyens matériels et financiers. Mais il y va de sa crédibilité aussi. 

Par Jacques Doo Bell

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