La croissance économique baisse de 2% en 2009
La Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Cemac), qui compte six pays, prévoit pour 2009 un taux de croissance économique de 3% contre 5% en 2008. La raison de cette baisse serait “ le ralentissement prononcé de l’économie mondiale ” et la baisse du cours des matières premières. “ Les perspectives économiques, monétaires et financières actuelles de la Cemac ” poussent à envisager “ une croissance économique en baisse, qui se situerait autour de 5% pour 2008 et 3% pour 2009 ”, indique la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) dans un communiqué. C’est “ une conséquence du ralentissement prononcé de l’économie mondiale et de la baisse du cours des matières premières exportées par la sous-région ”, précise le communiqué. Cette baisse avait déjà été évoquée par Philibert Andzembe, gouverneur de la Beac, en novembre 2008. Mais, il faisait état d’une croissance attendue de “ 5,3% pour 2008 et 4% pour 2009 ”. Beaucoup de pays de la Cemac tirent d’importants revenus de l’exportation du pétrole. Le prix du baril du brut, qui avait atteint des sommets historiques en juillet dernier, a été divisé presque par quatre depuis. Ce qui pousse ces pays à envisager une forte diminution de leurs recettes. “ Sur le front des prix, en rapport avec l’environnement international, les tensions inflationnistes devraient s’atténuer, pour revenir autour de la norme communautaire de 3% en 2009 ”, poursuit le communiqué de la Beac. L’institution bancaire exhorte les Etats membres de la Cemac à “ mettre en place des politiques budgétaires prudentes ”. Elle recommande à ces pays, ainsi qu’aux banques qui disposent d’excédents de ressources de “ soutenir l’activité, notamment à travers les investissements porteurs de croissance et générateur d’emplois ”, estimant que “ de la sorte, le ralentissement économique en perspective pourrait être atténué ”. Le Cameroun a-t-il suivi ces recommandations ? 2009 nous le dira…
Commerce
Le ministre en concertation avec les opérateurs économiques
“ Une grande concertation ”. C’est ainsi qu’est qualifiée la rencontre (en plusieurs étapes) programmée par le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Atangana Mbarga, avec les opérateurs économiques du pays. Le Mincommerce invite en effet ces derniers, ainsi que les associations des consommateurs et les organisations syndicales, à le rencontrer pour mettre sur pied la feuille de route 2009 “ prescrite par le chef de l’Etat ” au secteur du commerce. Les rencontres auront lieu demain, 8 janvier, avec les filières riz, farine de froment et produits dérivés, poisson, matériaux de construction, sucre, produits vivriers. Vendredi 9 janvier, ce sera au tour des filières produits laitiers, huile de palme et produits dérivés, sel de cuisine et produits d’assaisonnement, produits cosmétiques, viande bovine, viande porcine, volaille. En 2008, des concertations du même genre avaient eu lieu tout au long de l’année, pour tenter de juguler la hausse des prix des produits de consommation de première nécessité. Sans grand succès. Les consommateurs attendent de voir si celles de cette semaine vont apporter des solutions concrètes à la lutte contre la vie chère au cours de l’année qui commence.
Impôts
Disponibilité des timbres et vignettes
Selon un communiqué signé du directeur général des Impôts, Laurent Nkodo, les nouveaux timbres et vignettes pour l’exercice budgétaire 2009 sont disponibles et mis en vente depuis le 1er janvier 2009. Les usagers, les opérateurs économiques ainsi que les propriétaires des véhicules pourront les avoir aux mêmes prix que ceux pratiqués l’année dernière. S’agissant des vignettes, il faudra débourser 2 000 Fcfa pour les motocyclettes, 15 000 Fcfa pour les véhicules de 2 à moins de 8 chevaux, 25 000 Fcfa pour les véhicules de 8 à moins de 13 chevaux et 100 000 Fcfa pour les véhicules de plus de 13 chevaux. Les timbres fiscaux quant à eux se vendent à 1 000, 5 000 et 50 000 Fcfa. Laurent Nkodo précise par ailleurs que les points de vente de ces vignettes et timbres sont les recettes des impôts, les régies des centres départementaux et divisionnaires, les régies des recettes du timbre, les trésoreries générales, les recettes des finances et les perceptions.

