G râce Ewang Ngobiesalaka, une Camerounaise originaire de la région du Sud-Ouest, dans le département du Ndian, de l’arrondissement de Toko, et de la tribu Batanga par son père et Ngolo par sa mère. Elle est fière de ses racines et tient à honorer l’héritage de sa mère, souvent effacé.
Née à Ndoi Bakundu, près de Kumba, Grâce Ewang a grandi dans une famille de neuf enfants. Son père, militaire, a été muté à Koutaba, où elle a fait ses études maternelles et primaires en Français, ce qui lui a permis de devenir parfaitement bilingue. Après avoir obtenu son Certificat d’Études Primaires et Élémentaire, Grâce Ewang a poursuivi ses études secondaires au CEG, puis au lycée de mbanga, avant de rejoindre Douala pour étudier la comptabilité. Mais la vie a pris un tournant difficile lorsque son père est décédé subitement, laissant sa mère seule pour élever neuf enfants.» «Grâce Ewang, l’aînée, a dû abandonner ses études pour aider sa mère à subvenir aux besoins de la famille. Elle a vécu une période difficile, mais qui lui a permis de se forger une forte personnalité et de développer une grande ouverture d’esprit.
Plus tard, Grâce Ewang a repris ses études et a obtenu son Baccalauréat G2 en comptabilité. Elle a ensuite poursuivi à l’Université de Yaoundé II, SOA, où elle a étudié l’économie. C’est après les études en anthropologie de développement et archéologie que nait la passion pour la recherche, l’inventaire, la promotion, la valorisation, la protection et la préservation de la culture d’où de nombreux projets réalisés avec l’UNESCO A l’INJS, c’est la passion pour l’action culturelle et c’est pendant cette période que Grâce Ewang a commencé à réfléchir à la création d’un projet: La création du tissu EYASU dont le processus a été long et difficile.
Il a fallu huit ans de recherche. Merci de me fournir ces informations essentielles sur le projet EYASU. «Le projet EYASU est la résultante d’un besoin urgent d’apporter des solutions concrètes à plusieurs problèmes rencontrés au sud-ouest du Cameroun. Après ma nomination au poste de Délégué régional des arts et de la culture du sud-ouest du Cameroun en 2014, j’ai mené une étude approfondie du milieu pour identifier les défis à relever.
Les principaux problèmes que j’ai identifiés étaient: 1. L’influence négative des églises de réveil, qui a entraîné une quasi-inexistence de l’action culturelle dans la région. 2. L’absence d’inventaire des biens et éléments culturels de la région. 3. Le manque de base de données pour les artistes et artisans de la région, qui ont besoin d’outils et d’éléments culturels pour leurs travaux de création.
4. La faiblesse de l’économie créative avec le brand local, malgré la présence de grands événements et d’hôtes de marque dans la région. 5. La participation dispersée de la région à des événements nationaux, nécessitant un élément identitaire unificateurreprésentatif portant les éléments culturels fédérateurs.
C’est dans ce contexte que j’ai décidé de lancer le projet EYASU, qui vise à créer un tissu qui reflète l’identité culturelle du sud-ouest du Cameroun et qui peut servir d’élément identitaire unificateur pour la région.» Créer le tissu Eyasu n’a pas été sans obstacles. Elle a dû faire face à tous types de combats acharnés, parce que certains ont tenté de détourner la vision originale du tissu pour servir leurs propres intérêts.
Des divisions au sein de la communauté ont également émergé, avec des groupes rivaux qui défendaient des perspectives différentes. Des réunions parfois extraordinaires, avec des discussions houleuses et des désaccords profonds. Malgré ces défis, Grâce Ewang est restée déterminée à préserver l’intégrité de son projet. Elle a travaillé sans relâche pour rassembler les membres de la communauté et les inciter à travailler ensemble pour créer quelque chose de véritablement spécial.
Et le résultat final en valait la peine: un tissu magnifique qui reflète l’essence de la culture du Sud-Ouest du Cameroun. Le tissu EYASU a été officiellement lancé en septembre 2023, lors d’une cérémonie solennelle à Limbe. La cérémonie a été présidée par les chefs traditionnels et les autorités locales, et a réuni des personnalités de tout le Cameroun. ce lancement a été un événement historique pour la région du Sud-Ouest du Cameroun. Il a marqué un tournant important dans la promotion de la culture et du développement durable dans la région.
Et pour Grâce Ewang, il a représenté la réalisation d’un rêve qui avait commencé il y a plusieurs années.» Puis préservera la culture et les traditions de la région, et sera transmis aux générations futures. Ce tissu a été adopté par les communautés locales, et il est maintenant utilisé dans de nombreuses cérémonies officielles et événements culturels au Cameroun et sollicité en Afrique. Grâce Ewang à cœur joie a répondu à l’invitation du Comité d’organisation du festival international la Nuit du textile Africain qui qui sera à sa deuxième édition du 16 au 17mai 2025 à Bamako au Mali.
Grâce Ewang est fière de ce qu’elle a accompli avec le projet EYASU. Elle est convaincue que le tissu EYASU aura un impact positif au Cameroun en particulier et en Afrique voire dans le monde entier en général. Pour Grâce Ewang, ce projet est loin d’être terminé. C’est en ce moment que tout prendra une autre dimension.
Elle a déjà recommencé à travailler sur de nouveaux projets allant dans le même sens. Le sud-ouest restera la base et le socle de cette identité culturelle et artistique de ce noyau sûre qui s’est solidifié au fil de la dizaine d’années de travail et de recherche. La plateforme Fière d’être sawa, La diaspora camerounaise, Les médias Les
En priorité, Continuer la recherche pour arriver à la version plus naturelle du tissu, partager notre expérience avec d’autres pays en Afrique d’abord, développer l’économie créative a base du tissu fibre de la matière naturelle et locale, exposer le travail de recherche au monde entier comme le nouveau Bébé du textile africain qui réconcilie les peuples et les reconnecte au-delà des frontières coloniales ou administratives Parce que curieusement et heureusement tous les peuples africains se reconnaissent dans tous les éléments culturels inscrits sur ce tissu. Un des éléments fondamentaux du pagne est le design du tronc du bananier et du plantain Notre recherche continue pour arriver à transposer les éléments actuels sur les fibres de banane plantain d’où il faut le reconnaître après des voyages dans plusieurs pays dans le monde nous avons noué des très bons débuts de collaboration avec l’Inde.
Je n’aurai pas de mot de fin, je voudrais vous dire merci à travers votre professionnalisme dans un secteur bien porteur que la majorité néglige mais que vous vous efforcez à mettre en lumière avec vos petits moyens. Merci pour la toile que vous ne tissez pas seulement pour le Cameroun mais aussi pour l’Afrique et sa diaspora.
Je voudrais dire merci de tout cœur aux sœurs qui aujourd’hui ont fait confiance et chantent en cœur la mélodie suave et envoûtante du tissu Eyasu à travers le monde elles ont accepté d’écrire ces belles pages du magazine Africa Catwalk avec moi. Que le Seigneur puisse continuer à donner à vous et à toute votre équipe le courage, la force, le bon sens et les moyens financiers de continuer votre très belle aventure…
EYASU la pressant de faire avancer ce projet qui était de plus en plus pressant et dont le tissu représentait un symbole d’unité et de paix pour le Sud-Ouest. Et quand le poids du doute s’est installé, je suis devenue son écho d’encouragement: N’abandonne pas. Nous en avons besoin. Puis un jour – cela est arrivé.
EYASU EST NE. Même dans sa forme embryonnaire, avec ses imperfections négligeables, Eyasu semblait être une grande partie de notre identité perdue depuis longtemps qui rentrait enfin à la maison. Je ne l’ai pas seulement acheté, je l’ai adopté. Je l’ai acquis en grande quantité, offert à ma famille et à mes amis, et je l’ai fièrement porté partout où j’allais.
En tant qu’ambassadrice internationale de paix de l’ONU, sur les podiums internationaux, Eyasu est devenu ma déclaration de paix. Mon drapeau. Ma fierté. Et puis vint décembre 2024 le Festival de la Paix et de la Culture du Sud-Ouest. Un moment qui sera à jamais gravé dans notre LE TISSU QUI NOUS A RETROUVÉ Par Njomō Omam Esther «Eringo Cha Bekombo «Championne Mondiale de la Paix.
PENDANT LONGTEMPS, J’AI PARCOURU LE MONDE ENVELOPPÉ DANS UNE BEAUTÉ EMPRUNTÉE.
Chaque fois que je faisais mes valises pour une conférence internationale ou un rassemblement mondial, je faisais face à la même frustration silencieuse: je n’avais aucun tissu qui parlait vraiment de mes origines. Aucun motif qui capturait l’essence de la région du Sud-Ouest du Cameroun.
Je portais souvent de beaux tissus d’autres régions de notre nation, simplement pour montrer que j’étais Camerounaise. Mais au fond de moi, je désirais quelque chose de plus intime, quelque chose qui nous appartenait. Je me souviens m’être demandée encore et encore: Quand aurons-nous un tissu qui porte notre histoire, notre fierté, notre culture cousue dans chaque fil?
Je n’étais pas seule dans cette interrogation, de ce besoin fort. Grâce Ewang, alors Déléguée Régionale des arts et de la Culture, qui avait déjà initié le projet depuis 6ans par l’identification des symboles en partenariat avec les chefs, a supporté le poids de mes innombrables appels, messages et conversations passionnées sur le sujet.

Je l’ai dérangée sans relâche, E n tant que Coordinatrice générale de l’Organisation CHAMEG CAMEROON, basée dans le village EGBEKAW, Département de MANYU, Région du Sud-Ouest, je tiens à louer votre vision et votre détermination face aux défis que vous avez rencontrés. Votre amour pour votre peuple et pour la culture en général est véritablement inspirant, et votre travail remarquable a permis de créer un héritage précieux pour les générations à venir.
L’histoire se souviendra de vous et de cet héritage, et je suis convaincue que les générations futures vous rendront hommage pour votre contribution exceptionnelle à la préservation et à la promotion de notre culture. Merci de tout cœur pour votre travail remarquable. Que Dieu vous bénisse et vous élève.
SHALOM!!! Dr AGBOR Magdeleine TARKANG Coordinatrice générale de L’Organisation CHAMEG CAMEROON Village EGBEKAW, Département de MANYU, Région du Sud-Ouest histoire. De Fako à Kupe Muanenguba, de Lebialem à Manyu, de Meme à Ndian, les fils et filles de la terre se sont présentés radieux en Eyasu. Taillés dans tous les styles imaginables, notre peuple a transformé le festival en une tapisserie vivante d’unité, de culture et de joie. Ce jour-là, nous ne portions pas seulement un tissu – nous portions un sentiment d’appartenance.
Eyasu est depuis devenu plus qu’un simple tissu. C’est un symbole. Un mouvement. Une réponse tant attendue à notre désir collectif. Nous continuerons à célébrer les cultures diverses et colorées qui font du Cameroun le chef-d’œuvre qu’il est. Mais maintenant, avec fierté dans nos cœurs et Eyasu sur nos épaules, nous proclamons également au monde: Nous avons le nôtre.
Bienvenue, Eyasu. Tu portes nos racines. Tu fais écho à nos ancêtres. Tu es le nôtre – et nous sommes fièrement les tiens. Un véritable Hommage à Madame Grâce Ewang, Déléguée Régionale émérite par excellence des Arts et de la Culture du Sud-Ouest Chère Madame Grâce Ewang, Je suis profondément touchée par votre initiative qui a abouti à la création d’un symbole identitaire, le tissu EYASU, qui relie notre peuple du Sud-Ouest épris de paix au reste du monde. Ce projet est d’une valeur inestimable et d’un impact considérable, notamment dans le contexte de notre tradition et de notre culture.
EKANDIM, le titre traditionnel de la plus grande société secrète dans le département de Manyu Mamfe que je porte est un symbole de notre riche héritage culturel, et je suis fière de voir que votre travail contribue à la préservation et à la promotion de notre culture.
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Réseaux sociaux : , certains hommes et femmes de médias, certains les bloggeurs, et même tous ces acteurs qui n’ont pas cru en ce projet au départ nous rejoignent aujourd’hui pour faire chemin ensemble… Toute la communauté est aujourd’hui bien armée pour continuer à travailler sur ce tissu Eyasu.
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