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Cinéma : Spike Lee fait un requiem pour Katrina

Le documentaire du réalisateur américain dénonce l’attitude des autorités lors du cyclone.
Justin Blaise Akono Source: Ap – "When the Levees Broke: A Requiem in Four Acts". Traduisez: Quand les digues ont rompu: requiem en quatre actes. Tel est le titre de la dernière production du cinéaste et acteur américain Spike Lee, présentée le mercredi 16 août dernier à la Nouvelle-Orléans. Le film, à travers son évocation de l’avant, pendant et après tempête commencée le 29 août 2005, en donne une vision déchirante.
"Ce qui s’est passé ici est un acte criminel", a estimé le cinéaste, qui, pendant quatre heures quitte le monde de la fiction pour plonger les spectateurs dans celui du réel, un documentaire, en donnant la parole à des habitants des zones pauvres inondées qui affirment que des digues ont été dynamitées pour empêcher que des quartiers résidentiels, majoritairement peuplés de blancs, soient inondés. Une thèse mise en mal depuis par des experts.

Un homme raconte avoir dû abandonner le cadavre de sa mère au Superdome, épinglant sur son linceul un mot avec son numéro de téléphone. La caméra suit aussi le trompettiste Terence Blanchard, compositeur de longue date des films de Spike Lee et originaire de La Nouvelle-Orléans, revenant avec sa mère dans la maison familiale pour la première fois depuis la catastrophe. "Oh Seigneur, aie pitié", pleure Wilhelmina Blanchard. "Tu peux reconstruire", murmure le musicien, en étreignant sa mère. "Je savais que c’était la dévastation mais je ne pensais pas que c’était aussi terrible", dit-elle.
Au travers de plus de cent interviews, de musiques, d’images d’aujourd’hui et d’autrefois, le documentaire rappelle que si Katrina a frappé la côte sud des Etats-Unis, La Nouvelle-Orléans, et ses habitants, noirs pour la plupart, ont été particulièrement touchés. Cela correspond d’ailleurs à un choix du réalisateur. "Je voulais me concentrer sur La Nouvelle-Orléans", a dit Spike Lee critiqué par certains pour n’avoir pas fait apparaître davantage de blancs ou d’habitants d’autres régions sinistrées.

Spike Lee, qui a mené chacun des entretiens, sous le manteau de reporter, n’apparaît jamais devant la caméra, même si on l’entend occasionnellement poser des questions. Aucune voix off n’intervient pour expliquer que La Nouvelle-Orléans a été abandonnée, ni que cette situation pourrait être liée au fait que la majorité des résidents sont noirs. Le réalisateur dit être en colère face du fait de la lenteur de l’intervention des autorités. Ce documentaire, selon son auteur, est un appel à reconstruire la ville, où nombre d’habitants ne sont pas encore revenus, où des tonnes de gravats s’entassent toujours. "Nous voulons que ce film incite à l’action. Les choses ne vont pas encore bien. Les gens souffrent toujours", plaide Spike Lee.
"Quand les digues ont rompu: requiem en quatre actes" sera diffusé dans son intégralité le 29 août prochain sur la chaîne de télévision américaine Hbo, jour du premier anniversaire de la catastrophe. 1.300 personnes ont trouvé la mort en Louisiane et au Mississipi durant et après le passage du cyclone Katrina. La majorité des victimes étaient des noirs, habitants des quartiers les plus touchés. Spike Lee, lui, envisage une suite documentaire aux "Digues". Le réalisateur est connu pour n’avoir jamais la langue dans sa poche.

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X-Maleya : La mélodie d’espoir d’une jeunesse

"Exil", le premier album du jeune groupe camerounais, est riche d’influences et d’expériences.
Jules Romuald Nkonlak


L’une des questions qui peut effleurer l’esprit lorsqu’on écoute le tout nouvel album de X-maleya, c’est celle de savoir s’il s’adresse à un public d’ici ou d’ailleurs. On peut se demander s’il veut aller en exil (c’est le titre de l’album), ou plutôt s’accrocher aux valeurs du terroir à qui les trois jeunes artistes rendent hommage. Mais, cette question, on ne se la posera pas bien longtemps. On aurait effectivement des éléments d’argumentation dans l’un et dans l’autre sens. Ces airs de RnB et de hip hop qui font penser à la jeunesse occidentale, mais aussi cette langue bassa bien d’ici, qui offre une belle valorisation de la culture camerounaise.

En fait, la musique du groupe X-maleya n’a sûrement pas envie de se cantonner dans un espace, elle se veut universelle, d’un "universalisme digne et valorisant", comme on peut le lire sur la pochette de cet album de 10 titres, entièrement réalisé au Cameroun, par les soins d’un autre jeune Camerounais, que l’on connaissait sous une autre facette : Ruben Binam du groupe Macase. C’est également ce dernier qui a produit l’oeuvre, sous le label Alizés, et qui a donné une nouvelle orientation a une musique qui avait une coloration entièrement rap.
Au fil de cet album, on passe de la fête à la méditation. On peut en effet se lâcher complètement, entraîné par le rythme enlevé de "Ole Ole", ou encore de "Bouge". Mais, on ne manquera pas, plus loin, d’avoir une pensée pour l’Afrique, de penser aux problèmes qu’elle connaît avec "Amudja", de se recueillir en pensant au tout Haut (Hola mè), ou en fredonnant, avec la voix de Ginette Wondja et le saxophone d’Alain Oyono, une "mélodie d’espoir et d’amour pour ces enfants qui se meurent".

La chanson s’appelle "Mélodie d’espoir", et comme le reste de l’album, elle rassemble en son sein des influences et des expériences multiples. Avec Roger Samnick, Auguste Rim (voix) et Haïssam Etoundi Zaïter (guitare), les trois membres de X-Maleya, on retrouve Roger Minka, Serge Maboma (Macase), sans oublier Ruben Binam, Alain Oyono et Ginette Wondja.
Des contributions qui font de ce titre un concentré d’expériences plurielles, au coeur d’un album lui-même pluriel, à l’orchestration et à la qualité acoustique plutôt rare pour un produit entièrement "made in Cameroon". Et l »un des messages que cet album véhicule est aussi celui de la posibilité de faire de belles choses au Cameroun. Comme "Matumba", la chanson d’Eboa Lotin. La chanson est reprise dans cet album, pour rendre hommage à son auteur, mais aussi pour lui donner une nouvelle vie.

Cette reprise est une autre illustration de la fusion que l’on retrouve dans l’oeuvre. On perçoit des sons semblables à ceux des balafons et la chanson commence par ces fameux "mendzang" popularisés il y a quelques années par le Richard Band de Zoétélé. Mais très vite, elle prend des contours plus urbains, avec notamment l’intervention du rappeur Elkim. Et comment ne pas s’arrêter sur la voix impressionnante de Roger Samnick ?
"X-Maleya est l’élan de la jeunesse africaine des années 90", indique la pochette du disque. A écouter "Exil", c’est un élan qui est bien pris, mais qui devrait certainement avoir besoin d’un certain encadrement pour aller le plus loin possible. La touche de Ruben Binam, Serge Maboma, Wilfried Etoundi et tous ces aînés, pionniers d’une musique camerounaise qui s’ouvre au monde, y participe déjà.

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X-Maleya : La mélodie d’espoir d’une jeunesse

"Exil", le premier album du jeune groupe camerounais, est riche d’influences et d’expériences.
Jules Romuald Nkonlak


L’une des questions qui peut effleurer l’esprit lorsqu’on écoute le tout nouvel album de X-maleya, c’est celle de savoir s’il s’adresse à un public d’ici ou d’ailleurs. On peut se demander s’il veut aller en exil (c’est le titre de l’album), ou plutôt s’accrocher aux valeurs du terroir à qui les trois jeunes artistes rendent hommage. Mais, cette question, on ne se la posera pas bien longtemps. On aurait effectivement des éléments d’argumentation dans l’un et dans l’autre sens. Ces airs de RnB et de hip hop qui font penser à la jeunesse occidentale, mais aussi cette langue bassa bien d’ici, qui offre une belle valorisation de la culture camerounaise.

En fait, la musique du groupe X-maleya n’a sûrement pas envie de se cantonner dans un espace, elle se veut universelle, d’un "universalisme digne et valorisant", comme on peut le lire sur la pochette de cet album de 10 titres, entièrement réalisé au Cameroun, par les soins d’un autre jeune Camerounais, que l’on connaissait sous une autre facette : Ruben Binam du groupe Macase. C’est également ce dernier qui a produit l’oeuvre, sous le label Alizés, et qui a donné une nouvelle orientation a une musique qui avait une coloration entièrement rap.
Au fil de cet album, on passe de la fête à la méditation. On peut en effet se lâcher complètement, entraîné par le rythme enlevé de "Ole Ole", ou encore de "Bouge". Mais, on ne manquera pas, plus loin, d’avoir une pensée pour l’Afrique, de penser aux problèmes qu’elle connaît avec "Amudja", de se recueillir en pensant au tout Haut (Hola mè), ou en fredonnant, avec la voix de Ginette Wondja et le saxophone d’Alain Oyono, une "mélodie d’espoir et d’amour pour ces enfants qui se meurent".

La chanson s’appelle "Mélodie d’espoir", et comme le reste de l’album, elle rassemble en son sein des influences et des expériences multiples. Avec Roger Samnick, Auguste Rim (voix) et Haïssam Etoundi Zaïter (guitare), les trois membres de X-Maleya, on retrouve Roger Minka, Serge Maboma (Macase), sans oublier Ruben Binam, Alain Oyono et Ginette Wondja.
Des contributions qui font de ce titre un concentré d’expériences plurielles, au coeur d’un album lui-même pluriel, à l’orchestration et à la qualité acoustique plutôt rare pour un produit entièrement "made in Cameroon". Et l »un des messages que cet album véhicule est aussi celui de la posibilité de faire de belles choses au Cameroun. Comme "Matumba", la chanson d’Eboa Lotin. La chanson est reprise dans cet album, pour rendre hommage à son auteur, mais aussi pour lui donner une nouvelle vie.

Cette reprise est une autre illustration de la fusion que l’on retrouve dans l’oeuvre. On perçoit des sons semblables à ceux des balafons et la chanson commence par ces fameux "mendzang" popularisés il y a quelques années par le Richard Band de Zoétélé. Mais très vite, elle prend des contours plus urbains, avec notamment l’intervention du rappeur Elkim. Et comment ne pas s’arrêter sur la voix impressionnante de Roger Samnick ?
"X-Maleya est l’élan de la jeunesse africaine des années 90", indique la pochette du disque. A écouter "Exil", c’est un élan qui est bien pris, mais qui devrait certainement avoir besoin d’un certain encadrement pour aller le plus loin possible. La touche de Ruben Binam, Serge Maboma, Wilfried Etoundi et tous ces aînés, pionniers d’une musique camerounaise qui s’ouvre au monde, y participe déjà.

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"Exil", le premier album du jeune groupe camerounais, est riche d’influences et d’expériences.
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L’une des questions qui peut effleurer l’esprit lorsqu’on écoute le tout nouvel album de X-maleya, c’est celle de savoir s’il s’adresse à un public d’ici ou d’ailleurs. On peut se demander s’il veut aller en exil (c’est le titre de l’album), ou plutôt s’accrocher aux valeurs du terroir à qui les trois jeunes artistes rendent hommage. Mais, cette question, on ne se la posera pas bien longtemps. On aurait effectivement des éléments d’argumentation dans l’un et dans l’autre sens. Ces airs de RnB et de hip hop qui font penser à la jeunesse occidentale, mais aussi cette langue bassa bien d’ici, qui offre une belle valorisation de la culture camerounaise.

En fait, la musique du groupe X-maleya n’a sûrement pas envie de se cantonner dans un espace, elle se veut universelle, d’un "universalisme digne et valorisant", comme on peut le lire sur la pochette de cet album de 10 titres, entièrement réalisé au Cameroun, par les soins d’un autre jeune Camerounais, que l’on connaissait sous une autre facette : Ruben Binam du groupe Macase. C’est également ce dernier qui a produit l’oeuvre, sous le label Alizés, et qui a donné une nouvelle orientation a une musique qui avait une coloration entièrement rap.
Au fil de cet album, on passe de la fête à la méditation. On peut en effet se lâcher complètement, entraîné par le rythme enlevé de "Ole Ole", ou encore de "Bouge". Mais, on ne manquera pas, plus loin, d’avoir une pensée pour l’Afrique, de penser aux problèmes qu’elle connaît avec "Amudja", de se recueillir en pensant au tout Haut (Hola mè), ou en fredonnant, avec la voix de Ginette Wondja et le saxophone d’Alain Oyono, une "mélodie d’espoir et d’amour pour ces enfants qui se meurent".

La chanson s’appelle "Mélodie d’espoir", et comme le reste de l’album, elle rassemble en son sein des influences et des expériences multiples. Avec Roger Samnick, Auguste Rim (voix) et Haïssam Etoundi Zaïter (guitare), les trois membres de X-Maleya, on retrouve Roger Minka, Serge Maboma (Macase), sans oublier Ruben Binam, Alain Oyono et Ginette Wondja.
Des contributions qui font de ce titre un concentré d’expériences plurielles, au coeur d’un album lui-même pluriel, à l’orchestration et à la qualité acoustique plutôt rare pour un produit entièrement "made in Cameroon". Et l »un des messages que cet album véhicule est aussi celui de la posibilité de faire de belles choses au Cameroun. Comme "Matumba", la chanson d’Eboa Lotin. La chanson est reprise dans cet album, pour rendre hommage à son auteur, mais aussi pour lui donner une nouvelle vie.

Cette reprise est une autre illustration de la fusion que l’on retrouve dans l’oeuvre. On perçoit des sons semblables à ceux des balafons et la chanson commence par ces fameux "mendzang" popularisés il y a quelques années par le Richard Band de Zoétélé. Mais très vite, elle prend des contours plus urbains, avec notamment l’intervention du rappeur Elkim. Et comment ne pas s’arrêter sur la voix impressionnante de Roger Samnick ?
"X-Maleya est l’élan de la jeunesse africaine des années 90", indique la pochette du disque. A écouter "Exil", c’est un élan qui est bien pris, mais qui devrait certainement avoir besoin d’un certain encadrement pour aller le plus loin possible. La touche de Ruben Binam, Serge Maboma, Wilfried Etoundi et tous ces aînés, pionniers d’une musique camerounaise qui s’ouvre au monde, y participe déjà.

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"Exil", le premier album du jeune groupe camerounais, est riche d’influences et d’expériences.
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L’une des questions qui peut effleurer l’esprit lorsqu’on écoute le tout nouvel album de X-maleya, c’est celle de savoir s’il s’adresse à un public d’ici ou d’ailleurs. On peut se demander s’il veut aller en exil (c’est le titre de l’album), ou plutôt s’accrocher aux valeurs du terroir à qui les trois jeunes artistes rendent hommage. Mais, cette question, on ne se la posera pas bien longtemps. On aurait effectivement des éléments d’argumentation dans l’un et dans l’autre sens. Ces airs de RnB et de hip hop qui font penser à la jeunesse occidentale, mais aussi cette langue bassa bien d’ici, qui offre une belle valorisation de la culture camerounaise.

En fait, la musique du groupe X-maleya n’a sûrement pas envie de se cantonner dans un espace, elle se veut universelle, d’un "universalisme digne et valorisant", comme on peut le lire sur la pochette de cet album de 10 titres, entièrement réalisé au Cameroun, par les soins d’un autre jeune Camerounais, que l’on connaissait sous une autre facette : Ruben Binam du groupe Macase. C’est également ce dernier qui a produit l’oeuvre, sous le label Alizés, et qui a donné une nouvelle orientation a une musique qui avait une coloration entièrement rap.
Au fil de cet album, on passe de la fête à la méditation. On peut en effet se lâcher complètement, entraîné par le rythme enlevé de "Ole Ole", ou encore de "Bouge". Mais, on ne manquera pas, plus loin, d’avoir une pensée pour l’Afrique, de penser aux problèmes qu’elle connaît avec "Amudja", de se recueillir en pensant au tout Haut (Hola mè), ou en fredonnant, avec la voix de Ginette Wondja et le saxophone d’Alain Oyono, une "mélodie d’espoir et d’amour pour ces enfants qui se meurent".

La chanson s’appelle "Mélodie d’espoir", et comme le reste de l’album, elle rassemble en son sein des influences et des expériences multiples. Avec Roger Samnick, Auguste Rim (voix) et Haïssam Etoundi Zaïter (guitare), les trois membres de X-Maleya, on retrouve Roger Minka, Serge Maboma (Macase), sans oublier Ruben Binam, Alain Oyono et Ginette Wondja.
Des contributions qui font de ce titre un concentré d’expériences plurielles, au coeur d’un album lui-même pluriel, à l’orchestration et à la qualité acoustique plutôt rare pour un produit entièrement "made in Cameroon". Et l »un des messages que cet album véhicule est aussi celui de la posibilité de faire de belles choses au Cameroun. Comme "Matumba", la chanson d’Eboa Lotin. La chanson est reprise dans cet album, pour rendre hommage à son auteur, mais aussi pour lui donner une nouvelle vie.

Cette reprise est une autre illustration de la fusion que l’on retrouve dans l’oeuvre. On perçoit des sons semblables à ceux des balafons et la chanson commence par ces fameux "mendzang" popularisés il y a quelques années par le Richard Band de Zoétélé. Mais très vite, elle prend des contours plus urbains, avec notamment l’intervention du rappeur Elkim. Et comment ne pas s’arrêter sur la voix impressionnante de Roger Samnick ?
"X-Maleya est l’élan de la jeunesse africaine des années 90", indique la pochette du disque. A écouter "Exil", c’est un élan qui est bien pris, mais qui devrait certainement avoir besoin d’un certain encadrement pour aller le plus loin possible. La touche de Ruben Binam, Serge Maboma, Wilfried Etoundi et tous ces aînés, pionniers d’une musique camerounaise qui s’ouvre au monde, y participe déjà.

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