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Festi-bikutsi 2006 : L’impérative implication du ministère de la Culture

La VIIIe édition du festival bikutsi (Festi-bikutsi) a tiré ses rideaux le 4 novembre à Yaoundé. L’événement était un hommage à Ange Ebogo Eméran, un vétéran du bikutsi. Avec sa voix de sentor à la fois suave, claire et fluette, l’Ange gardien du bikutsi a fait sensation. Il a repris ses chansons fétiches et non moins grands succès. Pour le grand bonheur et plaisir des mélomanes. René Ayina, le promoteur du Festi-bikutsi revient sur les difficultés inhérentes à l’organisation d’un tel événement. Il jette les bases de la IXe édition à venir. –

Quels sont les acquis du festival et qu’en est-il du chemin parcouru jusqu’ici ?
Nous avons fidélisé le festival. Nous avons permis aux artistes d’être plus professionnels ; dans la façon de faire, de pousser dans l’effort et surtout de se montrer au public. Ce n’est pas tout le monde qui va aux cabarets. Tout artiste ne peut pas tourner un clip. Nous avons tout simplement sorti le bikutsi du cadre traditionnel pour le hisser au niveau international. Mais, nous reconnaissons grandement que le chemin qui reste à parcourir est énorme. Beaucoup reste à faire. Nous nous y attelons, et en restant permanemment en veille, nous sommes sûrs d’être dans le droit chemin.
La VIIIème édition du festival a tenu la route au moins à 95 %. En dehors des problèmes de météorologie, l’essentiel constitué de concerts a marché. Le bilan est suffisamment positif. C’est l’une des rares fois que le festival connaît un tel succès. Nous avons trouvé là où se trouvait le mal du bikutsi. Nous allons y remédier en cherchant des solutions appropriées.
Nous avons jeté les bases de la IXème édition. Pour qu’elle soit réussie, nous avons le matériel de sonorisation à portée. Nous avons acquis le site du camp Sonel définitivement. Aes-Sonel nous a donné un espace convivial, illuminé et sécurisé. C’est ce genre d’espace qu’on cherchait depuis longtemps. Il n’y a pas de raison qu’on aille ailleurs.

Quelles sont les difficultés du Festi-bikutsi ?
Le problème des financements reste un éternel caillou dans la chaussure des promoteurs des rendez-vous culturels et autres événementiels dans notre pays. Le Festi-bikutsi n’y échappe pas ! C’est un chapelet difficile à égrener. Les difficultés partent de l’idée même d’organiser un festival, jusqu’à la fin de l’organisation. Le parcours est jonché d’embûches. Le Festi-bikutsi dispose de très peu de moyens financiers. Nous avons bavé pour organiser cette VIIIème édition. Nous disposons de beaucoup de ressources humaines et du soutien, ô combien vital de certaines personnalités qui croient encore en la culture camerounaise en général et au bikutsi en particulier. C’est le cas du député Assené Nkou, qui a mis à la disposition du festival, toute la sonorisation nécessaire. Les “ Editions Achille Production ” ont pris en charge le règlement des cachets des artistes. Aes-Sonel nous gratifie de son site et de son énergie. A tout cela, il faut ajouter la grande mobilisation et le soutien immense de toute la famille médiatique camerounaise. Le festival a reçu une couverture médiatique appréciable. Le comité d’organisation leur adresse toute sa reconnaissance.

Que peut-on envisager pour que des évènements culturels comme le Festi-bikutsi, tiennent la route et soient de grands succès culturels ?
Les premières doléances vont d’abord à l’endroit de notre ministère de tutelle. Il est désormais nécessaire qu’on sorte de l’idée de soutien, du parrainage ou du patronage, pour engager une des profondes réformes qui vont s’ouvrir à une véritable collaboration. Que le ministère en charge de la culture soit partenaire des rendez-vous comme ceux-ci. Qu’il s’implique à fond dans la gestion des événements culturels. Qu’il se sente concerné. C’est à ce prix-là, et grâce à son implication que les sponsors suivront. Le tout n’est pas de parler essentiellement des infrastructures. Mais il faut d’abord commencer par redéfinir les rapports entre les organisateurs des évènements culturels et la tutelle ministérielle. Le reste suivra tout seul et sans effort.
En ce qui concerne les sponsors, nous plaidons et souhaitons qu’ils fassent confiance aux organisateurs des rendez-vous culturels. Nous implorons et sollicitons de tous nos vœux que, lorsqu’ils acceptent de réagir à nos demandes de sponsoring, qu’ils le fassent à temps. Ces réglages permettront de veiller sur la liste des acteurs qui interviennent dans la chaîne. Les organisateurs seront de moins en moins confrontés à des pressions et difficultés de dernière minute qui sont à l’origine de multiples pesanteurs. 

Par Réalisé par Souley ONOHIOLO
Le 09-11-2006
Le Messager

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Yves Eya’a Eya’a : Le danseur revient sur ses pas

Il est professeur de danse en France, 4 ans après son départ du Cameroun.
Jules Romuald Nkonlak


C’est bien son rôle de prof de danse qu’il a joué pendant toute une semaine dans la ville où lui aussi a appris à danser. Un retour d’ascenseur d’autant plus remarquable que Yves Eya’a Eya’a a pris son envol grâce à l’association Meka, organisatrice du festival de danse et de percussion Abok I Ngoma, au siège de laquelle il a pu partager son expérience, ses connaissances avec une trentaine de danseurs camerounais restés au pays.
Lui est parti, mais voudrait que les autres restent. Pour être plus libres dans leur création. Plus authentique aussi, certainement. Parce qu’il pense que la danse a un avenir au Cameroun et qu’il faut le préparer. C’est la raison d’être de l’association Abok, que le jeune homme de 26 ans a créé en 2005 à Lyon en France. Dans cette ville de l’Hexagone, il est professeur de danse camerounaise. Mais son association s’intéresse plus aux danseurs restés au pays.

Le premier geste de son projet, qui veut professionnaliser la danse au Cameroun, a été l’atelier qui a eu lieu du 7 au 11 août derniers au quartier Elig Essono à Yaoundé. Yves Eya’a Eya’ a a à l’occasion, fait venir Frédéric Gausseres, professeur de danse jazz à Lyon, un ami qu’il a pu convaincre pour la mise en œuvre de son projet. Il s’y est investi financièrement. " Pour cette première édition, ce sont mes sous. Frédéric a accepté de venir de façon bénévole. J’espère pouvoir décrocher des subventions à l’avenir", affirme-t-il.
D’autres actions suivront. La plus attendue est notamment la mise sur pied d’un studio, avec la collaboration de l’association Meka, où les danseurs camerounais pourraient travailler dans de meilleures conditions. Ces conditions idéales, Yves Eya’a ne les a découvertes qu’en France, où il s’est installé en 2002. Après avoir trépigné pendant des années sur des planchers, ou plutôt ce qui en tient lieu, à Yaoundé. C’est par la danse traditionnelle qu’il fait ses premiers pas dans la danse. "J’ai commencé à 17 ans. J’ai vu des danseurs à l’œuvre, j’ai aimé. Jérôme Ndoun m’a proposé de rejoindre sa compagnie. J’avais un don en moi et je l’ai cultivé. Après un mois, j’étais bien sur scène. J’étais passionné, j’ai tout quitté pour être danseur", se souvient-il.

C’est donc à travers la compagnie "Tambour d’Afrique" de Jérôme Ndoun qu’il s’initie à la danse. Yves Eya’a dirigera même la compagnie pendant deux ans. Ensuite, il s’installera en France pour continuer de vivre sa passion, mais surtout parce qu’il a choisi de passer à la danse contemporaine. Il suivra une formation au centre national de la danse de Paris, il obtiendra également un diplôme d’Etat de professeur de danse. Depuis deux ans, il travaille à Lyon avec Kilina Cremona, auprès de qui il prend des enseignements de danse classique contemporaine. Tout en dispensant lui-même des cours de danse traditionnelle camerounaise. Et maintenant il rêve à un avenir proche où la danse du Cameroun, de l’Afrique centrale en général, pourra véritablement s’imposer. "En France, quand on parle de danse africaine, on pense surtout à l’Afrique de l’Ouest", se plaint-il. A 26 ans, il a le temps de voir les choses changer, mais surtout l’énergie pour y contribuer.

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Yves Eya’a Eya’a : Le danseur revient sur ses pas

Il est professeur de danse en France, 4 ans après son départ du Cameroun.
Jules Romuald Nkonlak


C’est bien son rôle de prof de danse qu’il a joué pendant toute une semaine dans la ville où lui aussi a appris à danser. Un retour d’ascenseur d’autant plus remarquable que Yves Eya’a Eya’a a pris son envol grâce à l’association Meka, organisatrice du festival de danse et de percussion Abok I Ngoma, au siège de laquelle il a pu partager son expérience, ses connaissances avec une trentaine de danseurs camerounais restés au pays.
Lui est parti, mais voudrait que les autres restent. Pour être plus libres dans leur création. Plus authentique aussi, certainement. Parce qu’il pense que la danse a un avenir au Cameroun et qu’il faut le préparer. C’est la raison d’être de l’association Abok, que le jeune homme de 26 ans a créé en 2005 à Lyon en France. Dans cette ville de l’Hexagone, il est professeur de danse camerounaise. Mais son association s’intéresse plus aux danseurs restés au pays.

Le premier geste de son projet, qui veut professionnaliser la danse au Cameroun, a été l’atelier qui a eu lieu du 7 au 11 août derniers au quartier Elig Essono à Yaoundé. Yves Eya’a Eya’ a a à l’occasion, fait venir Frédéric Gausseres, professeur de danse jazz à Lyon, un ami qu’il a pu convaincre pour la mise en œuvre de son projet. Il s’y est investi financièrement. " Pour cette première édition, ce sont mes sous. Frédéric a accepté de venir de façon bénévole. J’espère pouvoir décrocher des subventions à l’avenir", affirme-t-il.
D’autres actions suivront. La plus attendue est notamment la mise sur pied d’un studio, avec la collaboration de l’association Meka, où les danseurs camerounais pourraient travailler dans de meilleures conditions. Ces conditions idéales, Yves Eya’a ne les a découvertes qu’en France, où il s’est installé en 2002. Après avoir trépigné pendant des années sur des planchers, ou plutôt ce qui en tient lieu, à Yaoundé. C’est par la danse traditionnelle qu’il fait ses premiers pas dans la danse. "J’ai commencé à 17 ans. J’ai vu des danseurs à l’œuvre, j’ai aimé. Jérôme Ndoun m’a proposé de rejoindre sa compagnie. J’avais un don en moi et je l’ai cultivé. Après un mois, j’étais bien sur scène. J’étais passionné, j’ai tout quitté pour être danseur", se souvient-il.

C’est donc à travers la compagnie "Tambour d’Afrique" de Jérôme Ndoun qu’il s’initie à la danse. Yves Eya’a dirigera même la compagnie pendant deux ans. Ensuite, il s’installera en France pour continuer de vivre sa passion, mais surtout parce qu’il a choisi de passer à la danse contemporaine. Il suivra une formation au centre national de la danse de Paris, il obtiendra également un diplôme d’Etat de professeur de danse. Depuis deux ans, il travaille à Lyon avec Kilina Cremona, auprès de qui il prend des enseignements de danse classique contemporaine. Tout en dispensant lui-même des cours de danse traditionnelle camerounaise. Et maintenant il rêve à un avenir proche où la danse du Cameroun, de l’Afrique centrale en général, pourra véritablement s’imposer. "En France, quand on parle de danse africaine, on pense surtout à l’Afrique de l’Ouest", se plaint-il. A 26 ans, il a le temps de voir les choses changer, mais surtout l’énergie pour y contribuer.

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Il est professeur de danse en France, 4 ans après son départ du Cameroun.
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C’est bien son rôle de prof de danse qu’il a joué pendant toute une semaine dans la ville où lui aussi a appris à danser. Un retour d’ascenseur d’autant plus remarquable que Yves Eya’a Eya’a a pris son envol grâce à l’association Meka, organisatrice du festival de danse et de percussion Abok I Ngoma, au siège de laquelle il a pu partager son expérience, ses connaissances avec une trentaine de danseurs camerounais restés au pays.
Lui est parti, mais voudrait que les autres restent. Pour être plus libres dans leur création. Plus authentique aussi, certainement. Parce qu’il pense que la danse a un avenir au Cameroun et qu’il faut le préparer. C’est la raison d’être de l’association Abok, que le jeune homme de 26 ans a créé en 2005 à Lyon en France. Dans cette ville de l’Hexagone, il est professeur de danse camerounaise. Mais son association s’intéresse plus aux danseurs restés au pays.

Le premier geste de son projet, qui veut professionnaliser la danse au Cameroun, a été l’atelier qui a eu lieu du 7 au 11 août derniers au quartier Elig Essono à Yaoundé. Yves Eya’a Eya’ a a à l’occasion, fait venir Frédéric Gausseres, professeur de danse jazz à Lyon, un ami qu’il a pu convaincre pour la mise en œuvre de son projet. Il s’y est investi financièrement. " Pour cette première édition, ce sont mes sous. Frédéric a accepté de venir de façon bénévole. J’espère pouvoir décrocher des subventions à l’avenir", affirme-t-il.
D’autres actions suivront. La plus attendue est notamment la mise sur pied d’un studio, avec la collaboration de l’association Meka, où les danseurs camerounais pourraient travailler dans de meilleures conditions. Ces conditions idéales, Yves Eya’a ne les a découvertes qu’en France, où il s’est installé en 2002. Après avoir trépigné pendant des années sur des planchers, ou plutôt ce qui en tient lieu, à Yaoundé. C’est par la danse traditionnelle qu’il fait ses premiers pas dans la danse. "J’ai commencé à 17 ans. J’ai vu des danseurs à l’œuvre, j’ai aimé. Jérôme Ndoun m’a proposé de rejoindre sa compagnie. J’avais un don en moi et je l’ai cultivé. Après un mois, j’étais bien sur scène. J’étais passionné, j’ai tout quitté pour être danseur", se souvient-il.

C’est donc à travers la compagnie "Tambour d’Afrique" de Jérôme Ndoun qu’il s’initie à la danse. Yves Eya’a dirigera même la compagnie pendant deux ans. Ensuite, il s’installera en France pour continuer de vivre sa passion, mais surtout parce qu’il a choisi de passer à la danse contemporaine. Il suivra une formation au centre national de la danse de Paris, il obtiendra également un diplôme d’Etat de professeur de danse. Depuis deux ans, il travaille à Lyon avec Kilina Cremona, auprès de qui il prend des enseignements de danse classique contemporaine. Tout en dispensant lui-même des cours de danse traditionnelle camerounaise. Et maintenant il rêve à un avenir proche où la danse du Cameroun, de l’Afrique centrale en général, pourra véritablement s’imposer. "En France, quand on parle de danse africaine, on pense surtout à l’Afrique de l’Ouest", se plaint-il. A 26 ans, il a le temps de voir les choses changer, mais surtout l’énergie pour y contribuer.

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Lui est parti, mais voudrait que les autres restent. Pour être plus libres dans leur création. Plus authentique aussi, certainement. Parce qu’il pense que la danse a un avenir au Cameroun et qu’il faut le préparer. C’est la raison d’être de l’association Abok, que le jeune homme de 26 ans a créé en 2005 à Lyon en France. Dans cette ville de l’Hexagone, il est professeur de danse camerounaise. Mais son association s’intéresse plus aux danseurs restés au pays.

Le premier geste de son projet, qui veut professionnaliser la danse au Cameroun, a été l’atelier qui a eu lieu du 7 au 11 août derniers au quartier Elig Essono à Yaoundé. Yves Eya’a Eya’ a a à l’occasion, fait venir Frédéric Gausseres, professeur de danse jazz à Lyon, un ami qu’il a pu convaincre pour la mise en œuvre de son projet. Il s’y est investi financièrement. " Pour cette première édition, ce sont mes sous. Frédéric a accepté de venir de façon bénévole. J’espère pouvoir décrocher des subventions à l’avenir", affirme-t-il.
D’autres actions suivront. La plus attendue est notamment la mise sur pied d’un studio, avec la collaboration de l’association Meka, où les danseurs camerounais pourraient travailler dans de meilleures conditions. Ces conditions idéales, Yves Eya’a ne les a découvertes qu’en France, où il s’est installé en 2002. Après avoir trépigné pendant des années sur des planchers, ou plutôt ce qui en tient lieu, à Yaoundé. C’est par la danse traditionnelle qu’il fait ses premiers pas dans la danse. "J’ai commencé à 17 ans. J’ai vu des danseurs à l’œuvre, j’ai aimé. Jérôme Ndoun m’a proposé de rejoindre sa compagnie. J’avais un don en moi et je l’ai cultivé. Après un mois, j’étais bien sur scène. J’étais passionné, j’ai tout quitté pour être danseur", se souvient-il.

C’est donc à travers la compagnie "Tambour d’Afrique" de Jérôme Ndoun qu’il s’initie à la danse. Yves Eya’a dirigera même la compagnie pendant deux ans. Ensuite, il s’installera en France pour continuer de vivre sa passion, mais surtout parce qu’il a choisi de passer à la danse contemporaine. Il suivra une formation au centre national de la danse de Paris, il obtiendra également un diplôme d’Etat de professeur de danse. Depuis deux ans, il travaille à Lyon avec Kilina Cremona, auprès de qui il prend des enseignements de danse classique contemporaine. Tout en dispensant lui-même des cours de danse traditionnelle camerounaise. Et maintenant il rêve à un avenir proche où la danse du Cameroun, de l’Afrique centrale en général, pourra véritablement s’imposer. "En France, quand on parle de danse africaine, on pense surtout à l’Afrique de l’Ouest", se plaint-il. A 26 ans, il a le temps de voir les choses changer, mais surtout l’énergie pour y contribuer.

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