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« Festi Bikutsi » : la note finale

La 8e édition s’est bouclée samedi, sur un hommage à « Ange » Ebogo. –

Grosse ambiance samedi au Camp Sonel d’Essos, site du " Festi Bikutsi " 2006. La foule était présente en ce dernier jour du festival, au point d’envahir presque le podium, avec des spectateurs transformés en danseurs, reprenant les refrains des chansons exécutées sur la scène. Il est 21h quand tout cela commence avec quelques artistes émergents à l’instar de Bébé Espoir ou de Ringo Star. C’est aux environs de 23h que des artistes plus cotés entrent en scène.

De Racine Sagath à Tonton Ebogo en passant par Tanus Foé et surtout " Ange " Ebogo Emérant, les artistes vont offrir au public un spectacle chaud. Et c’est justement ce doyen qui recevra le gros des ovations, reprenant des titres comme " Makon Okon " et " Folo Folo ". Autre temps fort du concert, la prestation de Tonton Ebogo et compagnie. Ils sont les seuls à avoir été programmés pour 45 minutes. Les autres n’avaient droit qu’à 20 ou 30 minutes sur scène. A cet instant précis, c’est presque tout le monde qui danse. Autre artiste ayant également fait sensation, Racine Sagath. A travers ses titres phares " Marc Vivien Foe ", et " Nem Mintié " a été fort acclamé.

C’est donc dans une ambiance mouvementée qu’a pris fin la 8e édition du " Festi Bikutsi ". Bon nombre de spectateurs estime que le festival s’est bien déroulé dans l’ensemble, c’est le cas de Ferdinand L. Pour lui, " les artistes annoncés ont été présents et ont offert un beau spectacle ". D’autres, par contre, ne voient pas les choses sous cet angle. " On nous a promis des ateliers de formation, des expositions sur l’histoire et les instruments du Bikutsi, mais rien n’a été fait. Cela démontre que les organisateurs se sont plus focalisés sur l’ambiance que sur la connaissance et la découverte ", lance un spectateur ayant requis l’anonymat. En réponse à cela, le directeur du festival, René Ayina, affirme qu’ils ont été " rattrapés par le temps " et qu’ils se sont beaucoup plus concentrés sur le concert. Pour ce dernier, le bilan est positif : " Nous avons eu près de 1 000 personnes à l’ouverture et plus encore à la fermeture ", a déclaré René Ayina.

Beaugas-Orain DJOYUM, Cameroon Tribune

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Belka Tobis : Le pangolin fait du charme

Dans son dernier album l’artiste peint la société camerounaise dans sa réalité.
Cathy Yogo


Eboa Lotin a non seulement laissé à la postérité une immense œuvre musicale, mais aussi des artistes dignes de ce nom. On peut ainsi citer Belka Tobis qui se réclame vivement de son école. Dans son nouvel album, dans un style poétique, le chanteur relate les scènes de la vie quotidienne. Il parle de la jalousie, l’amour, la souffrance, la prostitution, la médisance, etc.
"Ayé Mock", le titre phare de cet album de huit titres, est quasiment chanté en langue bassa, ethnie dont est originaire Belka Tobis. Un véritable chef d’œuvre qui n’a rien à voir avec le manque d’inspiration de certains artistes qui animent la scène musicale camerounaise. Les textes de "Ayé Mock" (il est en prison) sont assez bien construits.

Cette chanson raconte l’histoire d’un jeune homme dont le départ pour l’Europe suscite des commentaires divers. Tandis que certains de ses parents restés au pays pensent qu’il est en prison, d’autres, par contre, lui reprochent de ne pas les aider assez. Le fait n’est pas nouveau. Surtout dans ce contexte où beaucoup pensent que l’Occident est une sorte d’Eldorado où ceux qui y vivent se remplissent les poches.
Par contre, "Wem Nkana", (Mon blanc), deuxième titre de l’album, traduit les lamentations d’une prostituée. On l’affuble de tous les noms d’oiseaux. Fille de rue, "wolowos", bordel, "sapaque" sont autant de sobriquets qui, pleure-t-elle, lui collent à la peau comme les galons des hommes en tenue. Mise en quarantaine par les siens, désargentée à force de s’acheter des tenues sexy pour s’attirer de la clientèle, cette mère d’enfant demande aux uns et autres, notamment à Samuel Eto’o de lui trouver un compagnon de race blanche. Qu’importe sa présentation physique et sa classe sociale.

Viennent ensuite des titres comme "Je suis fidèle" et "Attention femme marié" où une femme avoue son impuissance à résister aux avances d’un homme marié qui l’affuble de mots d’amour : ma crème, ma puce etc. Dans un timbre vocal grave et une sonorité instrumentale particulière, l’artiste fait valoir son individualité. Difficile toutefois de donner un rythme exact à ses chansons. Belka Tobis offre à ses fans un mélange de makossa, d’assiko et de makoumè. Dans ce cocktail de rythmes, Belka Tobis a réussi à mettre les mots à la place qu’il faut. Evitant de blesser les sensibilités, à certains moments le chanteur utilise des synonymes fouillés dans le bassa profond. Il désigne par exemple l’appareil génital de la femme par la kola du monde. A travers son 5ème album, Belka Tobie dont la traduction française du nom signifie la cuisse du pangolin, imprime ses marques dans la terre comme l’animal dont il porte le nom.

Chanteur de charme comme il se définit, Belka Tobis dont le nom signifie la cuisse du pangolin en français, reste surtout fidèle au style qui l’a fait découvrir au grand public à la fin des années 90, à travers le titre "Je demande pardon". Riche en textes, langoureux, dansant, et qui permet surtout de lever le préjugé selon lequel il y a des langues qui conviennent mieux à la chanson que d’autres. Finalement, c’est le talent de l’artiste qui est le plus important.

A écouter
Ayé Mock
Wem Nkana
Attention femme marié
Manton ni pasto

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Belka Tobis : Le pangolin fait du charme

Dans son dernier album l’artiste peint la société camerounaise dans sa réalité.
Cathy Yogo


Eboa Lotin a non seulement laissé à la postérité une immense œuvre musicale, mais aussi des artistes dignes de ce nom. On peut ainsi citer Belka Tobis qui se réclame vivement de son école. Dans son nouvel album, dans un style poétique, le chanteur relate les scènes de la vie quotidienne. Il parle de la jalousie, l’amour, la souffrance, la prostitution, la médisance, etc.
"Ayé Mock", le titre phare de cet album de huit titres, est quasiment chanté en langue bassa, ethnie dont est originaire Belka Tobis. Un véritable chef d’œuvre qui n’a rien à voir avec le manque d’inspiration de certains artistes qui animent la scène musicale camerounaise. Les textes de "Ayé Mock" (il est en prison) sont assez bien construits.

Cette chanson raconte l’histoire d’un jeune homme dont le départ pour l’Europe suscite des commentaires divers. Tandis que certains de ses parents restés au pays pensent qu’il est en prison, d’autres, par contre, lui reprochent de ne pas les aider assez. Le fait n’est pas nouveau. Surtout dans ce contexte où beaucoup pensent que l’Occident est une sorte d’Eldorado où ceux qui y vivent se remplissent les poches.
Par contre, "Wem Nkana", (Mon blanc), deuxième titre de l’album, traduit les lamentations d’une prostituée. On l’affuble de tous les noms d’oiseaux. Fille de rue, "wolowos", bordel, "sapaque" sont autant de sobriquets qui, pleure-t-elle, lui collent à la peau comme les galons des hommes en tenue. Mise en quarantaine par les siens, désargentée à force de s’acheter des tenues sexy pour s’attirer de la clientèle, cette mère d’enfant demande aux uns et autres, notamment à Samuel Eto’o de lui trouver un compagnon de race blanche. Qu’importe sa présentation physique et sa classe sociale.

Viennent ensuite des titres comme "Je suis fidèle" et "Attention femme marié" où une femme avoue son impuissance à résister aux avances d’un homme marié qui l’affuble de mots d’amour : ma crème, ma puce etc. Dans un timbre vocal grave et une sonorité instrumentale particulière, l’artiste fait valoir son individualité. Difficile toutefois de donner un rythme exact à ses chansons. Belka Tobis offre à ses fans un mélange de makossa, d’assiko et de makoumè. Dans ce cocktail de rythmes, Belka Tobis a réussi à mettre les mots à la place qu’il faut. Evitant de blesser les sensibilités, à certains moments le chanteur utilise des synonymes fouillés dans le bassa profond. Il désigne par exemple l’appareil génital de la femme par la kola du monde. A travers son 5ème album, Belka Tobie dont la traduction française du nom signifie la cuisse du pangolin, imprime ses marques dans la terre comme l’animal dont il porte le nom.

Chanteur de charme comme il se définit, Belka Tobis dont le nom signifie la cuisse du pangolin en français, reste surtout fidèle au style qui l’a fait découvrir au grand public à la fin des années 90, à travers le titre "Je demande pardon". Riche en textes, langoureux, dansant, et qui permet surtout de lever le préjugé selon lequel il y a des langues qui conviennent mieux à la chanson que d’autres. Finalement, c’est le talent de l’artiste qui est le plus important.

A écouter
Ayé Mock
Wem Nkana
Attention femme marié
Manton ni pasto

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Belka Tobis : Le pangolin fait du charme

Dans son dernier album l’artiste peint la société camerounaise dans sa réalité.
Cathy Yogo


Eboa Lotin a non seulement laissé à la postérité une immense œuvre musicale, mais aussi des artistes dignes de ce nom. On peut ainsi citer Belka Tobis qui se réclame vivement de son école. Dans son nouvel album, dans un style poétique, le chanteur relate les scènes de la vie quotidienne. Il parle de la jalousie, l’amour, la souffrance, la prostitution, la médisance, etc.
"Ayé Mock", le titre phare de cet album de huit titres, est quasiment chanté en langue bassa, ethnie dont est originaire Belka Tobis. Un véritable chef d’œuvre qui n’a rien à voir avec le manque d’inspiration de certains artistes qui animent la scène musicale camerounaise. Les textes de "Ayé Mock" (il est en prison) sont assez bien construits.

Cette chanson raconte l’histoire d’un jeune homme dont le départ pour l’Europe suscite des commentaires divers. Tandis que certains de ses parents restés au pays pensent qu’il est en prison, d’autres, par contre, lui reprochent de ne pas les aider assez. Le fait n’est pas nouveau. Surtout dans ce contexte où beaucoup pensent que l’Occident est une sorte d’Eldorado où ceux qui y vivent se remplissent les poches.
Par contre, "Wem Nkana", (Mon blanc), deuxième titre de l’album, traduit les lamentations d’une prostituée. On l’affuble de tous les noms d’oiseaux. Fille de rue, "wolowos", bordel, "sapaque" sont autant de sobriquets qui, pleure-t-elle, lui collent à la peau comme les galons des hommes en tenue. Mise en quarantaine par les siens, désargentée à force de s’acheter des tenues sexy pour s’attirer de la clientèle, cette mère d’enfant demande aux uns et autres, notamment à Samuel Eto’o de lui trouver un compagnon de race blanche. Qu’importe sa présentation physique et sa classe sociale.

Viennent ensuite des titres comme "Je suis fidèle" et "Attention femme marié" où une femme avoue son impuissance à résister aux avances d’un homme marié qui l’affuble de mots d’amour : ma crème, ma puce etc. Dans un timbre vocal grave et une sonorité instrumentale particulière, l’artiste fait valoir son individualité. Difficile toutefois de donner un rythme exact à ses chansons. Belka Tobis offre à ses fans un mélange de makossa, d’assiko et de makoumè. Dans ce cocktail de rythmes, Belka Tobis a réussi à mettre les mots à la place qu’il faut. Evitant de blesser les sensibilités, à certains moments le chanteur utilise des synonymes fouillés dans le bassa profond. Il désigne par exemple l’appareil génital de la femme par la kola du monde. A travers son 5ème album, Belka Tobie dont la traduction française du nom signifie la cuisse du pangolin, imprime ses marques dans la terre comme l’animal dont il porte le nom.

Chanteur de charme comme il se définit, Belka Tobis dont le nom signifie la cuisse du pangolin en français, reste surtout fidèle au style qui l’a fait découvrir au grand public à la fin des années 90, à travers le titre "Je demande pardon". Riche en textes, langoureux, dansant, et qui permet surtout de lever le préjugé selon lequel il y a des langues qui conviennent mieux à la chanson que d’autres. Finalement, c’est le talent de l’artiste qui est le plus important.

A écouter
Ayé Mock
Wem Nkana
Attention femme marié
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Belka Tobis : Le pangolin fait du charme

Dans son dernier album l’artiste peint la société camerounaise dans sa réalité.
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Eboa Lotin a non seulement laissé à la postérité une immense œuvre musicale, mais aussi des artistes dignes de ce nom. On peut ainsi citer Belka Tobis qui se réclame vivement de son école. Dans son nouvel album, dans un style poétique, le chanteur relate les scènes de la vie quotidienne. Il parle de la jalousie, l’amour, la souffrance, la prostitution, la médisance, etc.
"Ayé Mock", le titre phare de cet album de huit titres, est quasiment chanté en langue bassa, ethnie dont est originaire Belka Tobis. Un véritable chef d’œuvre qui n’a rien à voir avec le manque d’inspiration de certains artistes qui animent la scène musicale camerounaise. Les textes de "Ayé Mock" (il est en prison) sont assez bien construits.

Cette chanson raconte l’histoire d’un jeune homme dont le départ pour l’Europe suscite des commentaires divers. Tandis que certains de ses parents restés au pays pensent qu’il est en prison, d’autres, par contre, lui reprochent de ne pas les aider assez. Le fait n’est pas nouveau. Surtout dans ce contexte où beaucoup pensent que l’Occident est une sorte d’Eldorado où ceux qui y vivent se remplissent les poches.
Par contre, "Wem Nkana", (Mon blanc), deuxième titre de l’album, traduit les lamentations d’une prostituée. On l’affuble de tous les noms d’oiseaux. Fille de rue, "wolowos", bordel, "sapaque" sont autant de sobriquets qui, pleure-t-elle, lui collent à la peau comme les galons des hommes en tenue. Mise en quarantaine par les siens, désargentée à force de s’acheter des tenues sexy pour s’attirer de la clientèle, cette mère d’enfant demande aux uns et autres, notamment à Samuel Eto’o de lui trouver un compagnon de race blanche. Qu’importe sa présentation physique et sa classe sociale.

Viennent ensuite des titres comme "Je suis fidèle" et "Attention femme marié" où une femme avoue son impuissance à résister aux avances d’un homme marié qui l’affuble de mots d’amour : ma crème, ma puce etc. Dans un timbre vocal grave et une sonorité instrumentale particulière, l’artiste fait valoir son individualité. Difficile toutefois de donner un rythme exact à ses chansons. Belka Tobis offre à ses fans un mélange de makossa, d’assiko et de makoumè. Dans ce cocktail de rythmes, Belka Tobis a réussi à mettre les mots à la place qu’il faut. Evitant de blesser les sensibilités, à certains moments le chanteur utilise des synonymes fouillés dans le bassa profond. Il désigne par exemple l’appareil génital de la femme par la kola du monde. A travers son 5ème album, Belka Tobie dont la traduction française du nom signifie la cuisse du pangolin, imprime ses marques dans la terre comme l’animal dont il porte le nom.

Chanteur de charme comme il se définit, Belka Tobis dont le nom signifie la cuisse du pangolin en français, reste surtout fidèle au style qui l’a fait découvrir au grand public à la fin des années 90, à travers le titre "Je demande pardon". Riche en textes, langoureux, dansant, et qui permet surtout de lever le préjugé selon lequel il y a des langues qui conviennent mieux à la chanson que d’autres. Finalement, c’est le talent de l’artiste qui est le plus important.

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