Non classé

Un remède contre le tribalisme

Un ouvrage collectif, sous la direction de David Simo, s’intéresse aux constructions identitaires en Afrique.
Jules Romuald Nkonlak –


Comment en est-on arrivé aux événements sanglants, à cette "folie meurtrière" de 1994, dont on se réfère aujourd’hui comme le "génocide rwandais" ? Comment des personnes, partageant depuis longtemps un même territoire en sont venus à se déchirer ? Quels sont les mécanismes qui ont poussé les hutus à vouloir résolument décimer leurs voisins tutsis ? Ces questions, dans ce cas sont liées au génocide qui a eu lieu au Rwanda, mais pourraient être plus générale, toucher tout simplement à la question d’identité, qui est au coeur de certain nombre de conflits dans l’histoire.
On peut la voir, toujours en Afrique, dans les événements qui ont eu lieu en Côte d’ivoire et la question identitaire existe d’ailleurs aussi au Cameroun, à travers les tribus ou les ethnies. Dans certains espaces, elle a conduit à une explosion de violence. Ailleurs, celle-ci est encore latente, c’est pourquoi certains intellectuels pensent qu’il y a un devoir d’alerte, une sonette d’alarme à tirer.

C’est dans ce sillage que se situe l’ouvrage collectif intitulé "Constructions identitaires en Afrique", paru aux éditions Cle au début de cette année 2006, sous la direction de David Simo. "Ce livre tente de soutenir un discours qui a du mal à prendre pied en Afrique. Il essaie de reproposer une manière de parler de nos ethnies, une autre manière de les vivre", indique-t-il, à l’introduction de cet ouvrage qui rassemble les contributions de 20 universitaires. Celles-ci sont issues de colloques organisés sur l’identité, completées par des articles commandés.

"Nous restons préoccupés par le danger que les fondamentalismes identitaires font courir à l’Afrique et nous avons avons conscience de ce qu’une autre manière de parlerde nos ethnies et de les gérer s’impose. L’une des fonctions cardinales de la science est de s’attaquer aux poncifs et de déconstruire les mythes", indique David Simo.
Le livre compte 398 pages et les contributions qui le composent considèrent en gros les identités comme le fruit de constructions, c’est à dire, comme l’indique Eboussi Boulaga dans la préface, "des résultats d’opérations spécifiques de quelque art de construire". Parce que la race, l’ethnie, la tribu, ou encore la nation, sont des identités qui se construisent au cours d’une histoire, en opposition à un autre qu’on peut arriver à considérer comme inférieur.

Quant au contenu de l’ouvrage, il est réparti en quatre parties : Race, ethnie, peuples : identifications et identités ; Nation, Etat : discours intégrationnistes et pratiques ségrégationistes ; Constructions identitaires : stratégies et enjeux ; ville mobilité, pluralité, interculturalité et identité ; Nationalisation et universalisation des modèles locxaux ? Pour une approche prospective de nos cultures.
Ce qui est remarquable dans ce volume, c’est la volonté d’élargir au maximum le champ de l’étude, et l’approche multidisciplinaire qui a été choisie. Ainsi, les auteurs sont issus de domaines différents de la science, ce qui rend encore plus intéressants les regards différents qu’ils posent sur cette question qui est plus que jamais présentes dans les rapports entre les individus, aussi bien en Afrique qu’ailleurs.

La distribution propose ainsi des regards de géographes (Paul Tchawa, Pempeme Daïrou, Martin Kuété), de sociologues (Boyomo Assala, Marie Djuidje, Jean Mfoulou, Nga Ndongo), d’anthropologue (Mbonji Edjenguele), d’historiens (Daniel Abwa et Ousseynou Faye), de germaniste (David Simo)… Une multiplicité de regards qui comme l’indique également le livre "ne fournissent pas des solutions toutes faites, mais au moins posent le problème"
Eboussi Boulaga, à la fin de l’introduction, a choisi de le poser de façon bien simple, à travers un extrait du livre de Jorge Luis Borges, Le livre de sable, publié en 1978 chez Gallimard :
"-On nous présenta. Je lui dis que j’étais professeur à l’Université des Andes, à Bogota. Je précisai que j’étais colombien.
Elle me demanda d’un air pensif :
-Etre colombien, qu’est-ce que cela veut dire ?
-Je ne sais pas, lui répondis-je. C’est un acte de foi.
Comme être norvégienne, admit-elle"
Un échange qu’il nous propose pour réflexion, et qui pourrait tout aussi bien concerner des hutus, des tutsis, des ivoiriens, des béti, des bamilékés, des sawas…

Quotidienmutations

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Isidore Tamwo : Le 21 juin est un jour de deuil

Le chanteur a organisé une marche de sensibilisation contre la piraterie pendant la fête de la musique.
Propos recueillis par M. O.


C’est quoi Asalam ?
C’est l’Association des artistes du Lam qui veut dire tam-tam d’appel. Elle existe depuis 2005 avec pour but de faire la promotion de la culture, de former les artistes. C’est pour cela que des cours de solfège, de danse, de théâtre et de mannequinât sont dispensés au sein du siège de l’association. Nous avons sept bureaux régionaux disséminés à travers le pays, en Europe et aux Etats-Unis. Asalam est constituée en majorité des artistes.

Pourquoi pendant que les artistes commémorent la fête de la musique le 21juin, vous avez opté pour une marche ?
Je ne comprends pas pourquoi nous devons fêter. Sommes-nous en santé ? A l’aise ? Jouissant des retombées de notre travail en tant qu’artiste ? Non ! Et cela ne pousse pas à se réjouir quand la piraterie phagocyte chaque jour nos œuvres ne nous laissant même pas les miettes pour survivre. L’artiste Feelingué est décédé il y a deux jours, avant cela il était passé à la télévision demander qu’on l’aide, alors que certaines chaînes de télévisions diffuse les clips de son dernier album sortie il y a deux mois. Il n’a pas pu subvenir à ces besoins alors qu’il a travaillé et produit des œuvres. Nous combattons pour que demain moins d’artistes meurent ainsi, c’est pour cela que nous avons marché pour sensibiliser les populations par rapport à ce fléau qui est devenu le Sida des œuvres de l’esprit. C’est pire parce qu’avec la piraterie, on ne peut même pas mettre un préservatif.

Est-ce que votre action a été soutenue ?
Je suis d’abord heureux parce que cette marche a pu se tenir du Rond point 4ème pour la place du gouvernement. L’action a été soutenue. Il y avait une vingtaine d’associations d’artistes, plasticiens, musiciens etc., mais aussi des syndicats de producteurs et des sociétés comme la Cmc, la Sociladra, la Scaap, la Sodap. A côté de cela, il y’avait également une foule de sympathisants. Les populations se sont massées le long de l’itinéraire certains se mettaient sur leur balcon et pouvaient aisément lire les messages de protestation et de sensibilisation inscrits sur les plaques.

Toutes n’ont pas appréciées, puisque certaines vous accusaient de vendre vous œuvres chers, raison pour laquelle elles se rabattent sur les produits piratés…
Ce n’est pas vrai. Les camerounais s’offrent des choses plus coûteuses qu’un Cd qui revient aujourd’hui à 2500Fcfa.Il faut qu’il y ait une compréhension mutuelle. Certes le pouvoir d’achat a baissé, certaines vérités doivent être révélé aux camerounais. La fabrication d’un Cd coûte cher. Il faut 1000Fcfa pour la gravure d’un support, la Cameroon music corporation prend 400Fcfa pour mettre son estampille. L’imprimerie prend un minimum de 100Fcfa par jaquette. L’artiste doit avoir 400Fcfa par Cd vendu. Et le producteur 100Fcfa. Au bas mot, le Cd revient à 2000Fcfa. Ceci n’inclut pas les frais de studio qui s’élèvent à 5 millions de Fcfa fournis pas le producteur. Pour qu’il rentre dans ses frais il faut qu’il vende 500.000 exemplaires. Dans quel marché ? Le pirate lui achète un exemplaire qu’il duplique et vend à 500 ou 1000Fcfa. Il est gagnant sur toute la ligne.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Isidore Tamwo : Le 21 juin est un jour de deuil

Le chanteur a organisé une marche de sensibilisation contre la piraterie pendant la fête de la musique.
Propos recueillis par M. O.


C’est quoi Asalam ?
C’est l’Association des artistes du Lam qui veut dire tam-tam d’appel. Elle existe depuis 2005 avec pour but de faire la promotion de la culture, de former les artistes. C’est pour cela que des cours de solfège, de danse, de théâtre et de mannequinât sont dispensés au sein du siège de l’association. Nous avons sept bureaux régionaux disséminés à travers le pays, en Europe et aux Etats-Unis. Asalam est constituée en majorité des artistes.

Pourquoi pendant que les artistes commémorent la fête de la musique le 21juin, vous avez opté pour une marche ?
Je ne comprends pas pourquoi nous devons fêter. Sommes-nous en santé ? A l’aise ? Jouissant des retombées de notre travail en tant qu’artiste ? Non ! Et cela ne pousse pas à se réjouir quand la piraterie phagocyte chaque jour nos œuvres ne nous laissant même pas les miettes pour survivre. L’artiste Feelingué est décédé il y a deux jours, avant cela il était passé à la télévision demander qu’on l’aide, alors que certaines chaînes de télévisions diffuse les clips de son dernier album sortie il y a deux mois. Il n’a pas pu subvenir à ces besoins alors qu’il a travaillé et produit des œuvres. Nous combattons pour que demain moins d’artistes meurent ainsi, c’est pour cela que nous avons marché pour sensibiliser les populations par rapport à ce fléau qui est devenu le Sida des œuvres de l’esprit. C’est pire parce qu’avec la piraterie, on ne peut même pas mettre un préservatif.

Est-ce que votre action a été soutenue ?
Je suis d’abord heureux parce que cette marche a pu se tenir du Rond point 4ème pour la place du gouvernement. L’action a été soutenue. Il y avait une vingtaine d’associations d’artistes, plasticiens, musiciens etc., mais aussi des syndicats de producteurs et des sociétés comme la Cmc, la Sociladra, la Scaap, la Sodap. A côté de cela, il y’avait également une foule de sympathisants. Les populations se sont massées le long de l’itinéraire certains se mettaient sur leur balcon et pouvaient aisément lire les messages de protestation et de sensibilisation inscrits sur les plaques.

Toutes n’ont pas appréciées, puisque certaines vous accusaient de vendre vous œuvres chers, raison pour laquelle elles se rabattent sur les produits piratés…
Ce n’est pas vrai. Les camerounais s’offrent des choses plus coûteuses qu’un Cd qui revient aujourd’hui à 2500Fcfa.Il faut qu’il y ait une compréhension mutuelle. Certes le pouvoir d’achat a baissé, certaines vérités doivent être révélé aux camerounais. La fabrication d’un Cd coûte cher. Il faut 1000Fcfa pour la gravure d’un support, la Cameroon music corporation prend 400Fcfa pour mettre son estampille. L’imprimerie prend un minimum de 100Fcfa par jaquette. L’artiste doit avoir 400Fcfa par Cd vendu. Et le producteur 100Fcfa. Au bas mot, le Cd revient à 2000Fcfa. Ceci n’inclut pas les frais de studio qui s’élèvent à 5 millions de Fcfa fournis pas le producteur. Pour qu’il rentre dans ses frais il faut qu’il vende 500.000 exemplaires. Dans quel marché ? Le pirate lui achète un exemplaire qu’il duplique et vend à 500 ou 1000Fcfa. Il est gagnant sur toute la ligne.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Isidore Tamwo : Le 21 juin est un jour de deuil

Le chanteur a organisé une marche de sensibilisation contre la piraterie pendant la fête de la musique.
Propos recueillis par M. O.


C’est quoi Asalam ?
C’est l’Association des artistes du Lam qui veut dire tam-tam d’appel. Elle existe depuis 2005 avec pour but de faire la promotion de la culture, de former les artistes. C’est pour cela que des cours de solfège, de danse, de théâtre et de mannequinât sont dispensés au sein du siège de l’association. Nous avons sept bureaux régionaux disséminés à travers le pays, en Europe et aux Etats-Unis. Asalam est constituée en majorité des artistes.

Pourquoi pendant que les artistes commémorent la fête de la musique le 21juin, vous avez opté pour une marche ?
Je ne comprends pas pourquoi nous devons fêter. Sommes-nous en santé ? A l’aise ? Jouissant des retombées de notre travail en tant qu’artiste ? Non ! Et cela ne pousse pas à se réjouir quand la piraterie phagocyte chaque jour nos œuvres ne nous laissant même pas les miettes pour survivre. L’artiste Feelingué est décédé il y a deux jours, avant cela il était passé à la télévision demander qu’on l’aide, alors que certaines chaînes de télévisions diffuse les clips de son dernier album sortie il y a deux mois. Il n’a pas pu subvenir à ces besoins alors qu’il a travaillé et produit des œuvres. Nous combattons pour que demain moins d’artistes meurent ainsi, c’est pour cela que nous avons marché pour sensibiliser les populations par rapport à ce fléau qui est devenu le Sida des œuvres de l’esprit. C’est pire parce qu’avec la piraterie, on ne peut même pas mettre un préservatif.

Est-ce que votre action a été soutenue ?
Je suis d’abord heureux parce que cette marche a pu se tenir du Rond point 4ème pour la place du gouvernement. L’action a été soutenue. Il y avait une vingtaine d’associations d’artistes, plasticiens, musiciens etc., mais aussi des syndicats de producteurs et des sociétés comme la Cmc, la Sociladra, la Scaap, la Sodap. A côté de cela, il y’avait également une foule de sympathisants. Les populations se sont massées le long de l’itinéraire certains se mettaient sur leur balcon et pouvaient aisément lire les messages de protestation et de sensibilisation inscrits sur les plaques.

Toutes n’ont pas appréciées, puisque certaines vous accusaient de vendre vous œuvres chers, raison pour laquelle elles se rabattent sur les produits piratés…
Ce n’est pas vrai. Les camerounais s’offrent des choses plus coûteuses qu’un Cd qui revient aujourd’hui à 2500Fcfa.Il faut qu’il y ait une compréhension mutuelle. Certes le pouvoir d’achat a baissé, certaines vérités doivent être révélé aux camerounais. La fabrication d’un Cd coûte cher. Il faut 1000Fcfa pour la gravure d’un support, la Cameroon music corporation prend 400Fcfa pour mettre son estampille. L’imprimerie prend un minimum de 100Fcfa par jaquette. L’artiste doit avoir 400Fcfa par Cd vendu. Et le producteur 100Fcfa. Au bas mot, le Cd revient à 2000Fcfa. Ceci n’inclut pas les frais de studio qui s’élèvent à 5 millions de Fcfa fournis pas le producteur. Pour qu’il rentre dans ses frais il faut qu’il vende 500.000 exemplaires. Dans quel marché ? Le pirate lui achète un exemplaire qu’il duplique et vend à 500 ou 1000Fcfa. Il est gagnant sur toute la ligne.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Isidore Tamwo : Le 21 juin est un jour de deuil

Le chanteur a organisé une marche de sensibilisation contre la piraterie pendant la fête de la musique.
Propos recueillis par M. O.


C’est quoi Asalam ?
C’est l’Association des artistes du Lam qui veut dire tam-tam d’appel. Elle existe depuis 2005 avec pour but de faire la promotion de la culture, de former les artistes. C’est pour cela que des cours de solfège, de danse, de théâtre et de mannequinât sont dispensés au sein du siège de l’association. Nous avons sept bureaux régionaux disséminés à travers le pays, en Europe et aux Etats-Unis. Asalam est constituée en majorité des artistes.

Pourquoi pendant que les artistes commémorent la fête de la musique le 21juin, vous avez opté pour une marche ?
Je ne comprends pas pourquoi nous devons fêter. Sommes-nous en santé ? A l’aise ? Jouissant des retombées de notre travail en tant qu’artiste ? Non ! Et cela ne pousse pas à se réjouir quand la piraterie phagocyte chaque jour nos œuvres ne nous laissant même pas les miettes pour survivre. L’artiste Feelingué est décédé il y a deux jours, avant cela il était passé à la télévision demander qu’on l’aide, alors que certaines chaînes de télévisions diffuse les clips de son dernier album sortie il y a deux mois. Il n’a pas pu subvenir à ces besoins alors qu’il a travaillé et produit des œuvres. Nous combattons pour que demain moins d’artistes meurent ainsi, c’est pour cela que nous avons marché pour sensibiliser les populations par rapport à ce fléau qui est devenu le Sida des œuvres de l’esprit. C’est pire parce qu’avec la piraterie, on ne peut même pas mettre un préservatif.

Est-ce que votre action a été soutenue ?
Je suis d’abord heureux parce que cette marche a pu se tenir du Rond point 4ème pour la place du gouvernement. L’action a été soutenue. Il y avait une vingtaine d’associations d’artistes, plasticiens, musiciens etc., mais aussi des syndicats de producteurs et des sociétés comme la Cmc, la Sociladra, la Scaap, la Sodap. A côté de cela, il y’avait également une foule de sympathisants. Les populations se sont massées le long de l’itinéraire certains se mettaient sur leur balcon et pouvaient aisément lire les messages de protestation et de sensibilisation inscrits sur les plaques.

Toutes n’ont pas appréciées, puisque certaines vous accusaient de vendre vous œuvres chers, raison pour laquelle elles se rabattent sur les produits piratés…
Ce n’est pas vrai. Les camerounais s’offrent des choses plus coûteuses qu’un Cd qui revient aujourd’hui à 2500Fcfa.Il faut qu’il y ait une compréhension mutuelle. Certes le pouvoir d’achat a baissé, certaines vérités doivent être révélé aux camerounais. La fabrication d’un Cd coûte cher. Il faut 1000Fcfa pour la gravure d’un support, la Cameroon music corporation prend 400Fcfa pour mettre son estampille. L’imprimerie prend un minimum de 100Fcfa par jaquette. L’artiste doit avoir 400Fcfa par Cd vendu. Et le producteur 100Fcfa. Au bas mot, le Cd revient à 2000Fcfa. Ceci n’inclut pas les frais de studio qui s’élèvent à 5 millions de Fcfa fournis pas le producteur. Pour qu’il rentre dans ses frais il faut qu’il vende 500.000 exemplaires. Dans quel marché ? Le pirate lui achète un exemplaire qu’il duplique et vend à 500 ou 1000Fcfa. Il est gagnant sur toute la ligne.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.